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Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Talasani pour la construction d'une maison individuelle. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que le projet, situé dans une zone d'habitat dispersé bordée par une voie de circulation, méconnaissait les règles de constructibilité (article L. 121-8 du code de l'urbanisme et le plan d'aménagement de la Corse). Le juge a estimé que ce moyen était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lumio pour une miellerie. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, fondés sur le code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques incendie, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. B... contestant des opérations électorales municipales. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car elle porte sur des inscriptions sur la liste électorale, ce qui ne relève pas de sa compétence en matière de contentieux électoral. La décision s'appuie sur les articles L. 248 et R. 119 du code électoral et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande de la collectivité de Corse de désigner un expert pour un constat préventif. Le juge estime utile, avant les travaux de reconstruction du pont du Poggio à Saint-Florent, de dresser un état descriptif des immeubles environnants afin de prévenir ou faciliter la résolution d'éventuels litiges liés aux dommages. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'expertise lors de l'exécution de travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités portugaises et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle reposait sur un examen sérieux de la situation de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement en France sans avoir tissé de liens profonds avec le pays. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de réadmission au Portugal et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation administrative et personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour et de son assignation à résidence. Le juge constate que la requête ne contient aucun moyen juridique à l'encontre des décisions attaquées, en violation des exigences de procédure. La requête est donc déclarée irrecevable sur le fondement des articles R. 411-1 du code de justice administrative et R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d'une demande en responsabilité de la Fédération française de football par les liquidateurs du Sporting Club de Bastia, s'est déclaré incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage, une inaction administrative, relevait de la compétence du tribunal du lieu où ce fait s'est produit, en application de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il attribue le jugement à la juridiction compétente, invoquant l'article R. 351-8 du même code dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes et d'interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant l'interdiction, au regard des critères de l'article L. 622-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que les liens personnels et familiaux du requérant en France, malgré la présence de ses parents, n'étaient pas anciens, stables et intenses, justifiant ainsi la mesure.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par des particuliers contre l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable autorisant l'implantation d'un pylône par SFR. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car les requérants n'ont pas produit, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, un acte établissant le caractère régulier de leur occupation du bien (une simple facture d'électricité étant insuffisante). En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants ont été condamnés à verser 500 euros à la commune et 500 euros à SFR au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête déficiente, n'a pas complété son argumentation dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après une mise en demeure non suivie d'effet.
Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'une dette URSSAF pour défaut de production de l'acte attaqué. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas régularisé son recours malgré une mise en demeure.
Le Tribunal Administratif de Bastia donne acte du désistement du préfet de la Haute-Corse de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif. Le préfet s'est désisté après que l'arrêté municipal attaqué a été retiré par le maire de Bastia. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... visant à être déchargé d'une amende de 1 500 € pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger (article 1736 IV-2 du CGI) au titre de 2014, et à annuler le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la procédure d'établissement de l'amende était régulière, notamment après son dégrèvement technique et sa remise en recouvrement par le service territorialement compétent, et que le droit de reprise de l'administration n'était pas prescrit. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
La SARL Le Saint Erasme contestait devant le Tribunal Administratif de Bastia le refus partiel de l'administration fiscale de lui accorder un crédit d'impôt pour investissements en Corse. Le tribunal a rejeté sa demande de remboursement supplémentaire, considérant que les investissements litigieux (notamment des aménagements extérieurs et des biens mobiliers) n'entraient pas dans le champ d'application du dispositif prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts. La juridiction a jugé que ces dépenses ne pouvaient être assimilées à des investissements initiaux éligibles au crédit d'impôt.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI A... visant à annuler le refus de permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le projet, en prévoyant une construction de 9,57 m de hauteur à seulement 4 m de la limite séparative, méconnaissait clairement la règle d'implantation du PLU d'Ajaccio (article UC 7), qui exige une distance minimale de la moitié de la hauteur. La juridiction a estimé que la SCI n'avait pas démontré que les contraintes du sol justifiaient une adaptation mineure au sens de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Solférino visant à annuler le refus du maire de Propriano de délivrer un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer, car un permis de construire exprès avait été délivré en cours d'instance, ce qui rendait le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 424-13, et sur la jurisprudence relative à l'effet d'une autorisation expresse postérieure sur un recours contre un refus.
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA pour une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de rejet de l'administration fiscale et lui enjoint de recalculer le crédit de TVA dû à la requérante. Il rejette cependant sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : L'article 261 D, 4°, b du code général des impôts (CGI) est jugé incompatible avec la directive 2006/112/CE (système commun de TVA), car ses critères pour définir une activité para-hôtelière taxable sont trop restrictifs et ne permettent pas de garantir que seules les locations réellement concurrentielles du secteur hôtelier soient soumises à la TVA.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.