Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia
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N° TA20-2600205(TA20-2600205)
Le Tribunal Administratif de Bastia donne acte du désistement du préfet de la Haute-Corse de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif. Le préfet s'est désisté après que l'arrêté municipal attaqué a été retiré par le maire de Bastia. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
N° TA20-2500510(TA20-2500510)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par des particuliers contre l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable autorisant l'implantation d'un pylône par SFR. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car les requérants n'ont pas produit, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, un acte établissant le caractère régulier de leur occupation du bien (une simple facture d'électricité étant insuffisante). En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants ont été condamnés à verser 500 euros à la commune et 500 euros à SFR au titre des frais exposés.
N° TA20-2600394(TA20-2600394)
Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'une dette URSSAF pour défaut de production de l'acte attaqué. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas régularisé son recours malgré une mise en demeure.
N° TA20-2600340(TA20-2600340)
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête déficiente, n'a pas complété son argumentation dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après une mise en demeure non suivie d'effet.
N° TA20-2301615(TA20-2301615)
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Sari-Solenzara pour une maison individuelle. Le juge a estimé que le projet, situé dans une zone d'habitat diffus, constituait une extension d'urbanisation non conforme au principe de continuité avec les agglomérations ou villages existants. La décision s'appuie sur une méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, telles que précisées par le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC).
N° TA20-2301094(TA20-2301094)
La SARL Le Saint Erasme contestait devant le Tribunal Administratif de Bastia le refus partiel de l'administration fiscale de lui accorder un crédit d'impôt pour investissements en Corse. Le tribunal a rejeté sa demande de remboursement supplémentaire, considérant que les investissements litigieux (notamment des aménagements extérieurs et des biens mobiliers) n'entraient pas dans le champ d'application du dispositif prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts. La juridiction a jugé que ces dépenses ne pouvaient être assimilées à des investissements initiaux éligibles au crédit d'impôt.
N° TA20-2301618(TA20-2301618)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire tacite. Le tribunal a jugé que le déféré préfectoral était tardif, car il n'avait pas été formé dans le délai de deux mois à compter de la transmission présumée de l'acte, conformément aux articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 424-8 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par le préfet concernant la conformité du projet au PADDUC et au règlement de défense incendie.
N° TA20-2300686(TA20-2300686)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... visant à être déchargé d'une amende de 1 500 € pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger (article 1736 IV-2 du CGI) au titre de 2014, et à annuler le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la procédure d'établissement de l'amende était régulière, notamment après son dégrèvement technique et sa remise en recouvrement par le service territorialement compétent, et que le droit de reprise de l'administration n'était pas prescrit. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA20-2301305(TA20-2301305)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI A... visant à annuler le refus de permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le projet, en prévoyant une construction de 9,57 m de hauteur à seulement 4 m de la limite séparative, méconnaissait clairement la règle d'implantation du PLU d'Ajaccio (article UC 7), qui exige une distance minimale de la moitié de la hauteur. La juridiction a estimé que la SCI n'avait pas démontré que les contraintes du sol justifiaient une adaptation mineure au sens de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme.
N° TA20-2301586(TA20-2301586)
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire une bergerie délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Le juge a estimé que le projet, situé dans un espace naturel isolé et en discontinuité avec toute zone urbanisée, méconnaissait le principe de continuité de l'urbanisation posé par l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tel que précisé par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC). L'annulation a été prononcée sur le fondement de ce moyen d'excès de pouvoir.
N° TA20-2301625(TA20-2301625)
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud contre l'arrêté municipal délivrant un permis de construire. Le tribunal écarte les moyens, estimant que le projet est bien en continuité avec un village existant au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et du PADDUC, que le préfet ne démontre pas l'appartenance du terrain à un espace stratégique agricole inconstructible, et que l'argument tiré d'un risque d'éboulement (article R. 111-2 du code de l'urbanisme) n'est pas étayé par des éléments suffisants.
N° TA20-2401285(TA20-2401285)
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du maire de Cuttoli-Corticchiato refusant un permis d'aménager un lotissement. Le juge a retenu que le motif initial, fondé sur la localisation du terrain dans un espace protégé (ERPAT) du PADDUC, était entaché d'une erreur de droit, car ces espaces ne sont pas directement opposables aux autorisations d'urbanisme. La juridiction a examiné d'autres moyens soulevés par la commune, notamment la méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme relatifs à la constructibilité en zone de montagne.
N° TA20-2301560(TA20-2301560)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Propriano. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve que le projet, présenté comme la rénovation et l'extension d'un bâti ancien ("caseddu"), constituait une construction nouvelle frauduleuse. La décision s'appuie sur les règles de preuve en matière de fraude dans les autorisations d'urbanisme et sur l'examen des documents du dossier.
N° TA20-2300573(TA20-2300573)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA20-2300555(TA20-2300555)
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA pour une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de rejet de l'administration fiscale et lui enjoint de recalculer le crédit de TVA dû à la requérante. Il rejette cependant sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : L'article 261 D, 4°, b du code général des impôts (CGI) est jugé incompatible avec la directive 2006/112/CE (système commun de TVA), car ses critères pour définir une activité para-hôtelière taxable sont trop restrictifs et ne permettent pas de garantir que seules les locations réellement concurrentielles du secteur hôtelier soient soumises à la TVA.
N° TA20-2401207(TA20-2401207)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Solférino visant à annuler le refus du maire de Propriano de délivrer un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer, car un permis de construire exprès avait été délivré en cours d'instance, ce qui rendait le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 424-13, et sur la jurisprudence relative à l'effet d'une autorisation expresse postérieure sur un recours contre un refus.
N° TA20-2300784(TA20-2300784)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.
N° TA20-2600384(TA20-2600384)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande du préfet de Corse-du-Sud de suspendre l'exécution d'un contrat de concession de service public pour l'abattoir de Bastelica. Le juge a estimé que le syndicat mixte (SMAC) avait régulièrement invité le candidat unique à compléter son offre, conformément aux articles R. 3123-20 et R. 3123-21 du code de la commande publique, et que l'offre finale satisfaisait aux exigences. La juridiction n'a pas retenu l'existence d'une irrégularité substantielle de nature à justifier la suspension en référé.
N° TA20-2200030(TA20-2200030)
Le Tribunal Administratif de Bastia a jugé une demande d'indemnisation de la SA Société Générale contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, fondée sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, en raison du refus motivé par des risques de troubles à l'ordre public. Il a condamné l'État à indemniser la société pour la période litigieuse, en fixant le montant sur la base d'une valeur locative précédemment établie.
N° TA20-2300627(TA20-2300627)
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande principale de la société La Cave d’Aléria, qui contestait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (90 606 €) suite à la remise en cause par l’administration fiscale de son crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a jugé que les aides perçues dans le cadre du programme national vitivinicole, bien que financées par l’Union européenne, constituent des aides d’État au sens du droit communautaire, ce qui exclut les investissements correspondants du bénéfice du crédit d’impôt. Elle a appliqué l’article 244 quater E du code général des impôts et le règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission. Seule une demande accessoire de remboursement (602 €) a été accordée, l’administration ayant déjà procédé à son versement.