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Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Sari-Solenzara pour une maison individuelle. Le juge a estimé que le projet, situé dans une zone d'habitat diffus, constituait une extension d'urbanisation non conforme au principe de continuité avec les agglomérations ou villages existants. La décision s'appuie sur une méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, telles que précisées par le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande du préfet de Corse-du-Sud de suspendre l'exécution d'un contrat de concession de service public pour l'abattoir de Bastelica. Le juge a estimé que le syndicat mixte (SMAC) avait régulièrement invité le candidat unique à compléter son offre, conformément aux articles R. 3123-20 et R. 3123-21 du code de la commande publique, et que l'offre finale satisfaisait aux exigences. La juridiction n'a pas retenu l'existence d'une irrégularité substantielle de nature à justifier la suspension en référé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande principale de la société La Cave d’Aléria, qui contestait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (90 606 €) suite à la remise en cause par l’administration fiscale de son crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a jugé que les aides perçues dans le cadre du programme national vitivinicole, bien que financées par l’Union européenne, constituent des aides d’État au sens du droit communautaire, ce qui exclut les investissements correspondants du bénéfice du crédit d’impôt. Elle a appliqué l’article 244 quater E du code général des impôts et le règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission. Seule une demande accessoire de remboursement (602 €) a été accordée, l’administration ayant déjà procédé à son versement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire tacite délivré pour des travaux de ventilation, d'accès et de clôture. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas que la construction existante, dont il contestait la hauteur, était irrégulière au point de vicier la nouvelle autorisation. La décision s'appuie sur les principes du code de l'urbanisme relatifs à la régularisation des constructions et au champ des autorisations.
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour la régularisation d'un changement de destination d'un entrepôt en bâtiment artisanal. Le tribunal estime que les requérants n'établissent pas que le dossier de permis était incomplet au regard des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme, et que les autres moyens soulevés (notamment sur la méconnaissance des articles L. 111-4 et L. 121-8 du code de l'urbanisme) ne sont pas fondés. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de permis de construire une maison individuelle. Le juge estime que le projet, situé dans une zone isolée et non en continuité avec une agglomération ou un village existant, caractérise une extension de l'urbanisation prohibée en secteur littoral. La décision s'appuie sur les articles L. 121-8 du code de l'urbanisme et les prescriptions du plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC).
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de permis de construire et à obtenir un permis tacite. Le juge a estimé que le maire de Sartène, devant recueillir l'avis conforme du préfet en l'absence de document d'urbanisme, était en situation de compétence liée par cet avis défavorable. Par conséquent, le refus était légal et aucun permis de construire tacite n'avait pu naître, l'instruction étant suspendue dans l'attente de cet avis conforme. La décision s'appuie sur les articles L. 422-5 et L. 424-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Bastelica pour régulariser des constructions sur le plateau d'Ese. Le juge a retenu que le dossier de demande était illégalement incomplet, car il ne contenait pas les dossiers obligatoires sur l'accessibilité aux personnes handicapées et la sécurité incendie, pourtant exigés par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme pour un établissement recevant du public. Cette omission a vicié l'appréciation de la légalité du projet par l'autorité administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Solférino visant à annuler le refus du maire de Propriano de délivrer un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer, car un permis de construire exprès avait été délivré en cours d'instance, ce qui rendait le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 424-13, et sur la jurisprudence relative à l'effet d'une autorisation expresse postérieure sur un recours contre un refus.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire une bergerie délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Le juge a estimé que le projet, situé dans un espace naturel isolé et en discontinuité avec toute zone urbanisée, méconnaissait le principe de continuité de l'urbanisation posé par l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tel que précisé par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC). L'annulation a été prononcée sur le fondement de ce moyen d'excès de pouvoir.
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA pour une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de rejet de l'administration fiscale et lui enjoint de recalculer le crédit de TVA dû à la requérante. Il rejette cependant sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : L'article 261 D, 4°, b du code général des impôts (CGI) est jugé incompatible avec la directive 2006/112/CE (système commun de TVA), car ses critères pour définir une activité para-hôtelière taxable sont trop restrictifs et ne permettent pas de garantir que seules les locations réellement concurrentielles du secteur hôtelier soient soumises à la TVA.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Propriano. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve que le projet, présenté comme la rénovation et l'extension d'un bâti ancien ("caseddu"), constituait une construction nouvelle frauduleuse. La décision s'appuie sur les règles de preuve en matière de fraude dans les autorisations d'urbanisme et sur l'examen des documents du dossier.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Les Jardins d’Acqualonga de ses demandes d'annulation et d'injonction contre la commune d'Ajaccio. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la société à des frais et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, condamne au contraire la commune à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le préfet s'est désisté après le retrait de l'arrêté municipal litigieux. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'EARL Lisa Maria de ses quatre requêtes en annulation. Ces recours visaient des décisions préfectorales de retrait d'aides agricoles (campagnes 2017 à 2019) et des ordres de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin aux procédures sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester le paiement de la taxe d'habitation. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'EARL Lisa Maria de ses quatre requêtes. Ces recours visaient à contester le retrait d'aides agricoles du premier pilier de la PAC pour les campagnes 2017 à 2019 et des ordres de recouvrer émis en 2024. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater les désistements.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Pianottoli-Caldarello, lequel a été retiré. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.