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Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 22 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A..., compte tenu de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., praticien hospitalier, qui demandait l'annulation de sa révocation prononcée par le Centre national de gestion (CNG). Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du principe d'égalité, jugeant que les praticiens hospitaliers et les professeurs des universités-praticiens hospitaliers ne sont pas dans une situation statutaire identique. Il a estimé que la matérialité des faits de comportement inapproprié était établie par des témoignages précis et concordants, et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes commises. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la discipline des praticiens hospitaliers.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Jura du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement sur le fondement de l'accord franco-algérien, sans instruire la demande de régularisation discrétionnaire invoquée par le requérant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et d'effacer son signalement dans le système d'information Schengen.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., sous-officier de gendarmerie, qui contestait une sanction disciplinaire de quinze jours d’arrêts avec dispense d’exécution. Cette sanction lui avait été infligée pour un accident de service survenu le 30 octobre 2023, alors qu'il pilotait un véhicule rapide d'intervention (VRI) à 150 km/h sous la pluie. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un défaut du véhicule ou de la chaussée, et que le manque de discernement dans la conduite, en violation des articles R. 434-10 et R. 434-27 du code de la sécurité intérieure, était établi. La sanction a été jugée proportionnée aux faits, compte tenu de l'absence de blessés et du caractère non exécuté de la peine.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., sous-officier de gendarmerie, qui contestait sa mutation d'office dans l'intérêt du service. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation, estimant que les accidents de service n'étaient pas fautifs. Le tribunal a jugé que la mutation était justifiée par l'intérêt du service, en raison du retrait de sa qualification de pilote de véhicule rapide d'intervention et des conséquences des accidents sur le fonctionnement de son unité. La décision s'appuie sur l'article L. 4121-5 du code de la défense, qui permet de modifier l'affectation d'un militaire sans droit acquis à son poste précédent.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., agent suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui sollicitait 216 539 euros de l'État. La requérante invoquait la responsabilité pour faute de l'État, notamment en raison d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et d'un défaut de reclassement, ainsi que la responsabilité sans faute pour préjudice grave et spécial. Le tribunal a jugé que la loi du 5 août 2021, qui a instauré l'obligation vaccinale, n'a pas méconnu les engagements internationaux de la France et que le préjudice subi par Mme A... ne présentait pas un caractère anormal et spécial justifiant une indemnisation. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, sur le fondement de la loi n° 2021-1040 et du principe de responsabilité du fait des lois.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la sanction d’exclusion temporaire de trois jours infligée à Mme B..., agent contractuel de l’établissement public ETAPES de Dole, pour manquement au devoir de réserve. La juridiction a jugé que les faits reprochés n’étaient pas établis, l’enquête administrative ayant conclu à leur absence de réalité, et que les éléments postérieurs invoqués par l’administration ne suffisaient pas à les démontrer. Cette annulation, fondée sur une erreur de fait, a été prononcée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte ou le défaut de motivation. Le tribunal a enjoint à l’ETAPES de réintégrer juridiquement Mme B. et de reconstituer sa carrière pour la période d’exclusion, dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHU de Besançon, qui demandait l'annulation du refus de l'établissement de lui verser l'indemnité de chaussures. La requérante soutenait que ses fonctions entraînaient une usure rapide de ses chaussures, justifiant l'application de l'article 10 de l'arrêté du 18 mars 1981. Le tribunal a estimé que Mme B... n'apportait pas la preuve que l'exercice de ses fonctions provoquait une usure anormalement rapide de ses chaussures. Par conséquent, la demande d'annulation et la demande d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHU de Besançon, qui demandait l’annulation de la décision du 14 mai 2024 refusant le versement rétroactif de l’indemnité de chaussures. La requérante soutenait que ses fonctions entraînaient une usure rapide de ses chaussures, justifiant l’application de l’article 10 de l’arrêté du 18 mars 1981. Le tribunal a estimé qu’elle n’apportait pas la preuve d’une usure anormalement rapide, condition nécessaire pour bénéficier de cette indemnité. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., sous-officier de gendarmerie, qui contestait la sanction de vingt jours d’arrêts avec dispense d’exécution prononcée à son encontre pour des propos tenus dans un courriel. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevable le moyen de légalité externe (vice de procédure), présenté après l'expiration du délai de recours. Sur la légalité interne, le juge a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité intérieure et le code de la défense.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la demande de Mme A..., fonctionnaire, visant à contester le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa fibromyalgie et de son épuisement professionnel par le centre de soins et d’hébergement de longue durée « Jacques Weinman ». La juridiction a rejeté la requête en se fondant sur la situation de compétence liée de l’administration, constatant que la déclaration de maladie professionnelle avait été déposée au-delà du délai de deux ans prévu par l’article 35-3 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, sans que la requérante ne justifie de motifs légitimes ou de force majeure. En conséquence, les moyens soulevés par Mme A... ont été jugés inopérants, et la décision attaquée a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., agent hospitalier suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait la condamnation de l'Hôpital Nord Franche-Comté à lui verser 216 539 euros pour divers préjudices. Le tribunal a jugé que la suspension temporaire, fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au regard de l'objectif de santé publique. Il a également estimé que les fautes alléguées (discrimination, mauvaise foi, défaut de reclassement) n'étaient pas établies et que la responsabilité sans faute n'était pas engagée. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme et M. B..., ressortissants kosovares, d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 29 avril 2025 leur retirant leur attestation de demande d’asile, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. La juridiction a rejeté leurs demandes d’annulation, jugeant inopérant le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) contre l’obligation de quitter le territoire, et a examiné les moyens relatifs à l’article 8 de la CEDH et à la proportionnalité de l’interdiction de retour. Les textes appliqués sont la CEDH, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les éléments fournis par la requérante, notamment son concubinage récent avec un Français et son activité professionnelle, ne constituaient ni des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, ni une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet du Doubs leur retirant leur attestation de demande d’asile, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) contre l’obligation de quitter le territoire, celle-ci n’ayant pas pour objet le renvoi effectif. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la CEDH, compte tenu de leur entrée récente en France et du rejet de leur demande d’asile. Les décisions préfectorales ont donc été confirmées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête du syndicat Sud Santé Sociaux du Doubs visant à faire reconnaître le droit des agents du CHU de Besançon (titulaires, stagiaires et contractuels) au versement de l’indemnité de chaussures et de petit équipement, avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2020. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le syndicat de justifier de la qualité de ses représentants pour agir en justice conformément à ses statuts, malgré les observations produites. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles R. 611-7 et L. 77-12-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin de statuer sur le fond du litige ou sur l’application de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... contestant le retrait définitif de sa qualification de pilote de véhicule rapide d’intervention (VRI). Le tribunal a jugé que cette qualification, bien que non expressément mentionnée à l’article R. 4137-114 du code de la défense, constitue une condition de maintien dans les fonctions de pilote de VRI, permettant son retrait sans condition de délai en application de l’article L. 242-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également écarté les moyens tirés du vice de procédure, de l’erreur de fait, de l’erreur de droit et du caractère disproportionné de la sanction.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une contrainte de la caisse primaire d’assurance maladie du Jura pour un indu de prestations de 2 413,34 euros. Le tribunal a constaté que M. A... n’avait pas produit de requête contenant l’exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la demande a été rejetée sans régularisation possible.
Le Tribunal Administratif de Besançon annule un titre de recettes émis par l’Hôpital Nord Franche-Comté (HNFC) le 7 octobre 2024, réclamant à Mme A... 33 986,57 euros pour remboursement d’un engagement de servir suite à un abandon de poste. Le tribunal juge que le titre est irrégulier car il se fonde sur une date d’abandon de poste (3 septembre 2021) correspondant à une décision de licenciement déjà annulée par un jugement du 15 juin 2023, privant ainsi la requérante de connaître les bases exactes de la liquidation de la créance, en violation de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En conséquence, le titre est annulé et Mme A... est déchargée de l’obligation de payer. L’HNFC est condamné à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., surveillant brigadier, qui contestait partiellement son compte rendu d'évaluation professionnelle pour l'année 2023. Le juge a relevé d'office que les conclusions d'annulation partielle étaient irrecevables, car dirigées contre un acte indivisible, l'entretien professionnel et son compte rendu formant un tout. Par conséquent, la demande d'annulation des seules appréciations défavorables a été rejetée. Les conclusions indemnitaires, non précédées d'une demande préalable à l'administration, ont également été déclarées irrecevables.