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Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, demandant l’annulation du refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, et que les éléments fournis, notamment des bulletins de salaire depuis 2019, ne constituaient pas un motif exceptionnel d’admission au séjour au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’accord franco-sénégalais, faute de contrat de travail visé, ni l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. Hamza Haidar. Le requérant contestait un arrêté du préfet de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, l'absence du secrétaire général étant établie, et a jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également validé le refus de délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière et ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes.