Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502062(TA33-2502062)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F... et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 19 février 2025 adoptant le budget 2025 de la commune de Foulayronnes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 30 septembre 2025, les requérants n'ont pas produit la délibération contestée ni justifié de l'impossibilité de le faire. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a donc prononcé le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA33-2306272(TA33-2306272)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SAS Château La Grave, qui contestait la décision du 20 juillet 2022 de FranceAgriMer fixant le montant de son aide vitivinicole à 160 122,40 euros. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle précisait les écarts entre le projet présenté et les dépenses réalisées. Il a également jugé que les moyens tirés de l'erreur de fait et du détournement de pouvoir n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2406968(TA33-2406968)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à contester la décision du maire de Cenon relative à une déclaration d’achèvement de travaux. Par un mémoire enregistré le 19 novembre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 novembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2500357(TA33-2500357)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 16 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante camerounaise, pour tardiveté. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'une circonstance nouvelle liée à son état de santé, diagnostiqué en octobre 2024, ce qui rendait sa demande recevable au regard de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet d'enregistrer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sans astreinte.
N° TA33-2507948(TA33-2507948)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS LKTC. Celle-ci demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Bordeaux prononçant la fermeture administrative de sa discothèque « Pop’Art ». Le juge a considéré que les conclusions de la requête, tendant uniquement à l’annulation de l’arrêté, étaient manifestement irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation mais seulement ordonner des mesures provisoires. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2407819(TA33-2407819)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'absence de collégialité et de signature de l'avis du collège de médecins de l'OFII, ainsi qu'une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2507539(TA33-2507539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante portugaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à l'éloignement des citoyens de l'Union européenne pour menace à l'ordre public. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public.
N° TA33-2407785(TA33-2407785)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante bulgare, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation, notamment au regard de ses condamnations pénales pour vols. Il a jugé que le comportement de l'intéressée constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2406638(TA33-2406638)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 22 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien entré en France à 15 ans et confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu du parcours d’intégration exemplaire de l’intéressé (obtention d’un CAP, stages, contrat à durée indéterminée) et de l’absence d’attaches familiales au Mali. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2300841(TA33-2300841)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l’annulation du refus implicite de la maire de Blanquefort de retirer un permis de construire un garage délivré le 3 août 2021. Les requérants invoquaient une fraude, estimant que les pétitionnaires avaient artificiellement rehaussé le terrain pour contourner les règles de hauteur de l’article 2.3.1 du règlement de la zone UM37 du PLU. Le tribunal a jugé que la prise en compte de la dalle existante comme niveau du terrain naturel ne constituait pas une manœuvre frauduleuse intentionnelle, et a donc écarté le moyen tiré de la fraude. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ainsi que des demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407373(TA33-2407373)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2204843(TA33-2204843)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Saint-Genès-de-Lombaud délivrant à M. D... un permis de construire une maison, une piscine et une écurie en zone agricole, ainsi qu’un permis modificatif. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l’absence de consultation obligatoire de l’Institut national de l’origine et de la qualité, le caractère non nécessaire des constructions à l’activité agricole, et divers vices de procédure et de légalité interne. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était nécessaire à une exploitation agricole réelle et que les autres griefs n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5-1 ou L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406037(TA33-2406037)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le permis de construire délivré par le maire d’Hourtin pour une maison individuelle, saisi par un déféré du préfet de la Gironde. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, car le terrain, situé dans une zone d’urbanisation diffuse non identifiée par le SCOT Médoc Atlantique, n’est ni en continuité avec une agglomération existante ni dans un secteur déjà urbanisé au sens de la loi littoral. Le tribunal a également relevé que le maire avait outrepassé l’avis conforme défavorable du préfet, en violation de l’article L. 422-5 du même code. En conséquence, l’arrêté du 23 mai 2024 et le rejet du recours gracieux sont annulés.
N° TA33-2407288(TA33-2407288)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante colombienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle, familiale et professionnelle. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
N° TA33-2407127(TA33-2407127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. Santiliano Cango, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et celles fondées sur les frais de justice.
N° TA33-2205111(TA33-2205111)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du maire de Lignan-de-Bordeaux de lui délivrer un permis de construire pour des bâtiments d'élevage équin et une habitation en zone agricole. La juridiction a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2022, la demande d'injonction et la demande indemnitaire. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée n'était pas fondé et que les autres moyens soulevés étaient infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement sanitaire départemental de Gironde.
N° TA33-2407093(TA33-2407093)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. Aymen Soltani, ressortissant tunisien. La juridiction retient que l’administration n’a pas communiqué les motifs de ce rejet dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en méconnaissance de l’obligation de motivation. Cette annulation est prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA33-2407834(TA33-2407834)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas suffisamment en compte l'intérêt supérieur de son enfant, né de son mariage avec une ressortissante bulgare. En conséquence, le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ont été annulés, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2502215(TA33-2502215)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Préchac Energies SAS, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Gironde refusant une autorisation de défrichement pour un projet de centrale photovoltaïque. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur le 9° de l'article L. 341-5 du code forestier, en raison du risque d'incendie dans le massif des Landes de Gascogne, classé en aléa très fort. Bien que la société ait intégré des mesures de sécurité (zones débroussaillées, citernes incendie), l'absence d'îlotage interne suffisant pour l'accès des secours a été retenue pour justifier le refus. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes d'injonction et de frais.
N° TA33-2300705(TA33-2300705)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Tresses à M. D... pour une maison individuelle. Le tribunal a constaté que le permis modificatif du 17 janvier 2023 avait été retiré par un arrêté du 3 février 2025, devenu définitif, rendant sans objet les conclusions dirigées contre lui. S’agissant du permis initial du 30 mai 2022, le tribunal a relevé qu’un nouveau permis modificatif avait été accordé le 14 janvier 2025, régularisant les irrégularités soulevées, sans que la requérante ne le conteste. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de Mme B..., notamment ceux tirés de l’insuffisance du dossier de demande, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au permis modificatif retiré. La décision s’appuie sur les articles L. 600-5-1 du code de l’urbanisme relatifs à la régularisation des autorisations d’urbanisme.