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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SELARL Pharmacie du Grand Louis, qui sollicitait 30 000 euros de dommages et intérêts de la part de Bordeaux Métropole pour un préjudice commercial lié aux travaux du bus à haut niveau de service (BHNS) à Eysines. La juridiction a jugé que la pharmacie, en tant que tiers, n'avait pas démontré le lien de causalité entre les travaux et le préjudice allégué, ni le caractère anormal et spécial de la gêne subie. Il a été constaté que l'accès à l'officine était resté possible et que les perturbations n'avaient pas excédé les sujétions normales imposées aux riverains dans un but d'intérêt général. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages de travaux publics, tels que rappelés dans le considérant.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Groupe Vinet d’un litige portant sur le solde du lot n°10 d’un marché de construction d’un centre d’incendie et de secours, notamment concernant l’application de pénalités de retard. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, au motif que la société n’avait pas respecté la procédure de réclamation préalable obligatoire prévue à l’article 50.3.1 du CCAG Travaux. En conséquence, la demande de la société Groupe Vinet a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au SDIS de la Gironde au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation du permis et le retrait de points pour l'infraction du 3 juillet 2024 avaient été retirés par l'administration, rendant ces conclusions sans objet. Les conclusions relatives aux infractions des 23 novembre 2022 et 22 mai 2023 ont été jugées irrecevables car les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la procédure de l'amende forfaitaire avait été respectée et que les mentions légales figuraient sur les avis de contravention. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Mattar, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en relevant que celui-ci bénéficiait d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, le juge a examiné la demande au regard des dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. Mattar.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais le tribunal a jugé que le paiement des amendes forfaitaires établissait qu'il avait reçu les avis de contravention, sauf preuve contraire non apportée. Les autres moyens, tirés du classement sans suite des infractions et de la rétroactivité de la loi pénale plus douce, ont également été écartés. La décision du ministre de l'intérieur a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2025 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet. Le tribunal a jugé que l’abrogation de l’arrêté attaqué, intervenue après son exécution, ne privait pas le recours d’objet. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, le préfet n’ayant pas examiné la demande de titre de séjour « salarié » présentée par M. A..., ce qui constitue un défaut d’examen complet de sa situation. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de séjour « parent d’enfant bénéficiaire d’une protection internationale ». Après que le préfet a produit une attestation de remise de carte de résident, la requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation et en injonction, tout en maintenant sa demande de frais d’instance. Le tribunal a donné acte du désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande de frais au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire canadien contre un permis français. Le tribunal a jugé que le permis de conduire de la requérante était expiré à la date du dépôt de sa demande, ce qui ne satisfaisait pas à la condition de validité exigée par l'arrêté du 12 janvier 2012. Il a écarté l'argument de l'impossibilité de renouvellement et a estimé que l'exception prévue pour les titres liés au droit de séjour n'était pas applicable à une ressortissante canadienne. Par conséquent, la décision de refus n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et les moyens tirés de la méconnaissance des principes de proportionnalité et d'égalité ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul (décision "48 SI"). La requérante soutenait ne pas avoir reçu la notification de cette décision avant d'effectuer un stage de récupération de points. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la preuve de la notification régulière de la décision d'invalidation était apportée par l'administration, le pli recommandé ayant été distribué le 12 février 2024 contre signature à son domicile. En conséquence, la requête, enregistrée le 30 septembre 2024, était tardive et donc irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours en excès de pouvoir de M. Anchar contre le refus de titre de séjour du préfet de Lot-et-Garonne du 2 août 2024. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le signataire de la décision disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, écartant ainsi le moyen d’incompétence. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l’autorité de la chose jugée, était suffisamment motivée, et ne violait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. Anchar.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de M. D... : l'une contestant son assignation à résidence (n° 2507504) et l'autre un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français (n° 2507697). Sur la première requête, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), confirmant la légalité de l'assignation à résidence. Concernant la seconde requête, le tribunal a relevé d'office sa tardiveté, celle-ci ayant été enregistrée après l'expiration du délai de recours de 30 jours suivant la notification de l'arrêté du 22 juillet 2025, et l'a donc déclarée irrecevable. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sans application des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, estimant que le préfet avait suffisamment examiné sa situation personnelle et familiale. Il a jugé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants géorgiens, contestant les décisions implicites de rejet nées du silence du préfet de la Gironde sur leurs demandes de titres de séjour. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le refus d'enregistrement de leurs demandes étaient irrecevables, car un tel refus ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que les décisions implicites de rejet ne méconnaissaient ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que les conclusions relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., ressortissante ivoirienne, d’une requête en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 31 octobre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs au refus des conditions matérielles d’accueil pour dépôt tardif de la demande d’asile sans motif légitime.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 8 mai 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que la décision attaquée avait été régulièrement notifiée à l'intéressé le 4 juin 2024 par pli recommandé, et que le recours contentieux, introduit le 13 décembre 2024, dépassait le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la notification des retraits de points ou à l'application du décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., majeur sous curatelle, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’impréparation suite à la perte de deux dents lors d’une angioplastie de la carotide réalisée le 15 juin 2023 au CHU de Bordeaux. Le requérant invoquait un défaut d’information sur le risque de bris dentaire, en violation des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’information orale délivrée au patient, compte tenu de sa capacité de compréhension, était suffisante et que le risque de traumatisme dentaire, lié à l’anesthésie générale, avait été porté à sa connaissance. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D..., agent du ministère des armées victime d’un accident de service le 11 septembre 2020, afin d’obtenir réparation intégrale de ses préjudices. La responsabilité sans faute de l’État n’étant pas contestée, le tribunal a examiné les différents chefs de préjudice, en application des principes issus du code général de la fonction publique. Il a notamment rappelé que l’allocation temporaire d’invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l’incidence professionnelle, sans faire obstacle à l’indemnisation d’autres préjudices patrimoniaux ou personnels. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été jugée après une expertise et une demande de provision partiellement accordée.
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Regaz-Bordeaux d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la société Colas Sud-Ouest (aux droits de laquelle vient la société Colas France) à l’indemniser des dommages causés à ses ouvrages gaziers lors de travaux de voirie publique. La requérante invoquait la responsabilité sans faute de l’entrepreneur de travaux publics à son égard en tant que tiers, se prévalant de constats contradictoires et de la conformité de son réseau. La société Colas France a opposé la prescription de certaines créances et des fautes de la victime. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité des constructeurs en matière de travaux publics ainsi que les dispositions du code de l’environnement et du code civil.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B..., inspecteur des finances publiques, contre le refus de l'administration de lui octroyer un congé bonifié pour se rendre à La Réunion. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur le décret n°78-399 du 20 mars 1978, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. Il a considéré que le centre des intérêts moraux et matériels de l'agent se situait en métropole, compte tenu de sa naissance, de ses études, de sa mutation volontaire et de sa résidence principale en France hexagonale.