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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête des consorts B..., ayants droit de M. J... B..., décédé après une prise en charge au CHU de Bordeaux. Le CHU ne contestant pas sa responsabilité pour les manquements lors de cette prise en charge, le tribunal a statué sur les préjudices indemnisables. Il a accordé des indemnités pour le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées, les frais d’obsèques, et les préjudices d’affection, tout en rejetant les demandes pour le préjudice d’angoisse de mort imminente, le préjudice d’accompagnement des enfants, et le préjudice économique de l’épouse. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., fonctionnaire retraité du ministère des armées, qui contestait le calcul de sa pension de retraite pour absence de prise en compte d’une prime de rendement au taux maximum de 32%. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que la contestation du brevet de pension était tardive, faute d’avoir été présentée dans le délai de quatre mois prévu par l’article 40 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004. Il a également jugé irrecevables les conclusions indemnitaires en application de la jurisprudence Lafon, et a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la discrimination et de la violation du principe d’égalité, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., professeur certifié de mathématiques, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de l'éducation nationale le 8 août 2023. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la procédure, incluant la consultation de la commission administrative paritaire, avait été régulière. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis par son époux, M. F..., à la suite d’une erreur de prescription fautive de deux statines à posologies élevées lors de sa sortie du CHU de Bordeaux le 11 juillet 2014, ayant provoqué une rhabdomyolyse. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’établissement hospitalier sur le fondement des principes du droit administratif et du code de la santé publique. Il a condamné le CHU à verser à Mme D... une somme totale de 6 308,75 euros pour les préjudices personnels et de son époux, et à rembourser à la CPAM 41 763,80 euros au titre des prestations versées, avec intérêts et capitalisation. Les demandes relatives au préjudice d’agrément et au préjudice moral de Mme D... ont été rejetées, et les frais d’expertise ont été mis à la charge du CHU.
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. Suarez Torres, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le préfet avait motivé sa décision par l'absence de réponse à une mise en demeure de produire des documents complémentaires, envoyée par courrier recommandé. Le tribunal estime que ce courrier, avisé mais non réclamé, est réputé régulièrement notifié, et que le requérant ne conteste pas le caractère incomplet de son dossier. En application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le préfet pouvait légalement classer la demande sans suite. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... contestant la suspension puis le retrait définitif de son permis de visite au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. La décision était fondée sur la découverte de stupéfiants et de cartes SIM sur le détenu après un parloir, justifiant une mesure de prévention des infractions et de maintien de l'ordre. Le tribunal a estimé que Mme C... n'apportait pas la preuve de son innocence et que la mesure était nécessaire, adaptée et proportionnée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 341-7 du code pénitentiaire.
Refus de permis de visite pénitentiaire – Tribunal administratif de Bordeaux – Rejet du recours – Application des articles L. 341-1, L. 341-5 et L. 341-7 du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision de la directrice du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan refusant un permis de visite à Mme A... pour M. D..., personne détenue. L’administration avait fondé son refus sur le casier judiciaire de la requérante et l’absence de lien familial établi, motifs jugés suffisants pour le bon ordre, la sécurité et la réinsertion.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B..., un psychologue libéral, qui contestait le refus du préfet de la Gironde d’inscrire trente-et-un lieux distincts d’exercice sur la liste des psychologues habilités à réaliser des tests psychotechniques pour l’aptitude à la conduite. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant que la décision du 6 février 2024 ne constituait pas une décision purement confirmative. Sur le fond, il a jugé que le préfet n’avait pas ajouté un critère illégal en exigeant que les lieux déclarés correspondent à un exercice habituel, conformément à l’arrêté du 26 août 2016, et que M. B... n’apportait pas la preuve d’un exercice effectif et régulier dans les trente-et-un sites. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait de son agrément d'assistante familiale par le président du conseil départemental de Lot-et-Garonne. La décision, fondée sur les articles L. 421-2, L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légalement motivée et prise dans le respect du contradictoire. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, notamment une information préoccupante et les conclusions d'une visite à domicile, établissaient que les conditions de sécurité et d'épanouissement des mineurs n'étaient plus garanties.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour huit fouilles intégrales réalisées entre janvier et septembre 2023, qu’il estimait illégales. Le tribunal a jugé que ces fouilles, intervenues systématiquement après des parloirs sans justification individuelle, méconnaissaient les articles L. 225-1 et L. 225-3 du code pénitentiaire et l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette illégalité a constitué une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, et le préjudice moral subi a été évalué à 800 euros. L’État a donc été condamné à verser cette somme à M. B..., assortie des intérêts au taux légal à compter de la réclamation préalable.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation d'agent de sécurité privée. Le tribunal a estimé que le directeur du CNAPS avait pu légalement se fonder, pour ce refus, sur les mises en cause de M. B... pour des faits de violences et de dégradations commis entre 2020 et 2021. Ces faits, bien que n'ayant pas donné lieu à des condamnations pénales, ont été jugés incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité au regard des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est que l'autorité administrative peut apprécier globalement le comportement du demandeur, y compris en l'absence de condamnation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., ressortissants géorgiens, qui contestaient les décisions implicites de rejet de leurs demandes de titre de séjour. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... comme irrecevable pour tardiveté. La requérante contestait des retraits de points consécutifs à des infractions de 2018, mais le tribunal a constaté que la décision de perte de validité du permis, notifiée le 29 juillet 2023, mentionnait les voies et délais de recours. Le recours gracieux formé en mai 2024 n'a pu proroger un délai déjà expiré. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. B... A... en plein contentieux, a examiné sa demande d'annulation de la décision "48 SI" du 20 janvier 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation avait été retirée par l'administration, rendant les conclusions principales sans objet. Concernant les retraits de points contestés, le juge a rejeté comme irrecevables ceux déjà restitués ou n'ayant pas eu lieu, et a écarté le moyen relatif à l'infraction du 25 mars 2023, estimant que la contestation de la réalité de l'infraction relevait de la compétence exclusive du juge pénal. En application des articles L. 223-1 du code de la route et L. 761-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle préalable au retrait de points. Le tribunal a rappelé que, pour les infractions constatées par procès-verbal électronique et ayant donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire, le paiement établit que l'administration a délivré l'information requise, sauf preuve contraire par l'intéressé. En l'espèce, M. B... n'ayant pas produit les avis de contravention pour démontrer leur inexactitude ou incomplétude, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus implicite de titre de séjour du préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de ses attaches familiales et de la durée de son séjour. Enfin, le tribunal a considéré que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code n'était pas fondée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation sur l'obligation de quitter le territoire, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était insuffisamment précis. L'exception d'illégalité soulevée contre l'interdiction de retour et la fixation du pays de destination a été écartée, faute d'illégalité de la décision principale. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, les vices de procédure liés à l'avis médical, la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'exception d'illégalité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 octobre 2023 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante marocaine, et les mesures d'éloignement subséquentes. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de ses enfants scolarisés en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Vienne du 21 septembre 2024 ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que la procédure devant la commission d'expulsion était régulière et que l'avis favorable de cette commission avait été communiqué à l'intéressé. Il a également estimé que la décision fixant le pays de destination était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve d'un risque de traitement inhumain ou de défaut d'accès aux soins au Congo.