Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407676(TA33-2407676)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 8 mai 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que la décision attaquée avait été régulièrement notifiée à l'intéressé le 4 juin 2024 par pli recommandé, et que le recours contentieux, introduit le 13 décembre 2024, dépassait le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la route, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la notification des retraits de points ou à l'application du décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2401506(TA33-2401506)

Refus de permis de visite pénitentiaire – Tribunal administratif de Bordeaux – Rejet du recours – Application des articles L. 341-1, L. 341-5 et L. 341-7 du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision de la directrice du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan refusant un permis de visite à Mme A... pour M. D..., personne détenue. L’administration avait fondé son refus sur le casier judiciaire de la requérante et l’absence de lien familial établi, motifs jugés suffisants pour le bon ordre, la sécurité et la réinsertion.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507821(TA33-2507821)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, sa précarité administrative étant inhérente à son absence de droit au séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507893(TA33-2507893)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident présentée par M. A..., ressortissant turc reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé qu'il s'agissait d'une première demande de titre de séjour, ne bénéficiant d'aucune présomption d'urgence, et que la situation de précarité invoquée par le requérant n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une intervention immédiate du juge. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504509(TA33-2504509)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour du préfet de la Gironde. En cours d’instance, le préfet a délivré une carte de résident au requérant, ce qui a conduit M. A... à se désister de ses conclusions principales (annulation et injonction). Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Cependant, la demande de frais irrépétibles présentée par M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 a été rejetée, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre une somme à la charge de l’État.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501918(TA33-2501918)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur, envoyée à l'adresse de l'intéressé, avait été présentée le 25 février 2020 et retournée avec la mention « pli avisé et non réclamé », ce qui constitue une notification régulière. La requête, enregistrée le 24 mars 2025, était donc tardive au regard du délai de recours de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501515(TA33-2501515)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant son permis de conduire pour quatre mois suite à un excès de vitesse de 132 km/h sur une route limitée à 90 km/h. Le requérant invoquait l'absence de dangerosité et les conséquences professionnelles de la mesure. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car la suspension est légalement fondée sur le constat objectif de l'infraction, conformément à l'article L.224-2 du code de la route. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500664(TA33-2500664)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation et en injonction après s’être vu délivrer une carte de résident, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté la demande au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2306302(TA33-2306302)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’ouverture d’un compte épargne temps et des dommages et intérêts suite à sa mutation. La commune de Pauillac a conclu au non-lieu à statuer, ayant fait droit aux demandes du requérant. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B... à confirmer le maintien de sa requête, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte du désistement d’instance de M. B..., faute de confirmation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305672(TA33-2305672)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... demandant l’annulation de l’arrêté du 28 avril 2016 nommant M. A... au poste de directeur adjoint de l’école nationale de l’administration pénitentiaire. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt à agir, faute d’être en concurrence avec le nommé pour ce poste ou pour un avancement ultérieur, et que l’arrêté ne portait atteinte ni à ses droits statutaires ni à ses prérogatives. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2507664(TA33-2507664)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’exécution de la décision de la CAF de la Gironde du 24 mars 2025 notifiant un indu de 682,73 euros. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le recouvrement ayant été suspendu par la commission de recours amiable et les retenues effectuées étant limitées. Il écarte également l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, considérant que les moyens tirés du défaut de motivation et de l’erreur dans le traitement des revenus de collaboratrice occasionnelle du service public ne sont pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2507603(TA33-2507603)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 31 octobre 2025 par laquelle l’OFII a refusé à Mme B., ressortissante marocaine et mère d’un nourrisson, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que l’OFII a méconnu l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la requérante, jeune mère isolée et fragile psychologiquement, et en ne procédant pas à un entretien de vulnérabilité préalable. Il enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de Mme B. dans un délai de 72 heures et de lui accorder les conditions matérielles d’accueil avec effet rétroactif à la date de sa demande d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507589(TA33-2507589)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait que sa demande d'asile n'était pas tardive, invoquant le décès de son père comme motif légitime. Le tribunal a jugé que M. A... n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France et qu'il ne justifiait d'aucun motif légitime, notamment en raison de l'absence de preuve du lien entre le décès et les craintes alléguées. La décision a été prise en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2507519(TA33-2507519)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 10 octobre 2025 par laquelle le préfet de la Gironde avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans à l'encontre de M. B..., ressortissant géorgien. La juridiction a estimé que l'état de santé très dégradé de l'intéressé, nécessitant une prise en charge médicale pour un néphroblastome métastatique, constituait une circonstance humanitaire justifiant de ne pas édicter d'interdiction de retour en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a donc fait droit au moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2507483(TA33-2507483)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et une décision d'assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la motivation, l'atteinte à sa vie privée et familiale, et l'absence de menace à l'ordre public. La juridiction a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant les moyens non fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2507450(TA33-2507450)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 28 octobre 2025 assignant à résidence M. A..., ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours. Le juge estime que l'administration n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son droit au séjour en tant que parent d'enfant français, sur le fondement du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette omission constitue une erreur de droit, justifiant l'annulation de la mesure d'éloignement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507301(TA33-2507301)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 août 2025 par laquelle le président de la communauté de communes de Montesquieu a refusé de corriger les erreurs sur les bulletins de paie de Mme A... entre février 2024 et avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la requérante n'établissant pas que le refus de rectification des déclarations sociales nominatives compromettait de manière suffisamment grave et immédiate sa situation financière ou le versement de ses prestations sociales, malgré ses revenus modestes et son arrêt maladie. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, et la demande de la communauté de communes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2507139(TA33-2507139)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 10 avril 2025, constate qu'aucune offre de logement ne lui a été proposée. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal enjoint au préfet de la Gironde d'assurer le relogement de M. B... au plus tard le 1er janvier 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois entier de retard à compter de cette date, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507131(TA33-2507131)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée en droit et en fait, et que la durée de l'interdiction n'était pas disproportionnée. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 612-7 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504914(TA33-2504914)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels stables en France. La décision a été prise en application des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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