Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502331(TA33-2502331)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-congolais du 25 octobre 2007, car il ne justifiait pas, à la date de sa demande, être titulaire d'un diplôme au moins équivalent au master, condition requise pour l'obtention du titre sollicité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502208(TA33-2502208)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 16 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour pour raisons médicales, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure concernant l’avis du collège de médecins de l’OFII, la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des atteintes à leur vie privée et familiale et à l’intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que la procédure suivie par l’OFII était régulière et que les décisions préfectorales ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits garantis par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502105(TA33-2502105)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'établir la réalité des risques invoqués. Enfin, le tribunal a jugé que la décision d'interdiction de retour pour un an n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des critères de l'article L. 612-10 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502060(TA33-2502060)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. La juridiction a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son fils, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501927(TA33-2501927)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, le requérant ayant reconnu avoir produit des documents frauduleux et ne justifiant pas d'une inscription pour l'année 2024-2025. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée du séjour en France. La solution a été fondée sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500189(TA33-2500189)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant afghan, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté du 22 juillet 2024, estimant que le préfet de la Gironde avait commis une erreur d'appréciation en ne délivrant pas un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404395(TA33-2404395)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l’EARL La Buche, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 mars 2024 du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine refusant de lui délivrer une autorisation d’exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a jugé que l’autorisation d’exploiter accordée à M. C... le 29 août 2023 n’était pas périmée à la date de l’arrêté attaqué, l’année culturale en cours s’achevant le 30 septembre 2024, conformément à l’article L. 331-4 du code rural et de la pêche maritime. La circonstance que la propriétaire ne souhaitait pas conclure de bail avec M. C... était sans incidence sur la légalité de la décision. Par conséquent, le préfet n’a pas commis d’erreur d’appréciation en considérant la demande comme concurrente et en la refusant.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2304831(TA33-2304831)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine de l’autoriser à exploiter des terres agricoles, au profit de l’EARL Les Feneteaux, dans le cadre du contrôle des structures. Le requérant invoquait notamment une procédure irrégulière devant la commission départementale d’orientation de l’agriculture et une méconnaissance du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la procédure était régulière et que l’ordre de priorité avait été correctement appliqué conformément au SDREA et au code rural et de la pêche maritime. En conséquence, il a rejeté la requête de M. A... et n’a pas fait droit à sa demande de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2304223(TA33-2304223)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Carrières de Thiviers contestant un arrêté préfectoral du 20 juin 2023 la rendant redevable d’une astreinte administrative pour non-respect d’une mise en demeure relative à une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). La société invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur d’appréciation et le caractère disproportionné de l’astreinte. Le tribunal a relevé d’office un non-lieu à statuer, constatant que la mise en demeure avait été entièrement exécutée par la société, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 171-8 et L. 171-11 du code de l’environnement, relatifs aux sanctions administratives et au contentieux de pleine juridiction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507531(TA33-2507531)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement, ainsi que le défaut d'information des autorités bulgares et autrichiennes. Il a jugé que la délégation de signature était régulière et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision confirme le transfert vers la Bulgarie.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2406969(TA33-2406969)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation de la décision tacite de rejet de sa déclaration préalable de travaux, ainsi qu’une injonction de délivrance d’un certificat de non-opposition. Par un mémoire enregistré le 19 novembre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 novembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les frais de justice n’étant pas évoqués dans la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507586(TA33-2507586)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par la SCI Findik Investissement, qui contestait un arrêté de la présidente de Bordeaux Métropole du 1er octobre 2025 exerçant le droit de préemption sur un bien immobilier à Cenon. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société requérante de démontrer la caducité de la promesse de vente et l'absence de préjudice immédiat. Par conséquent, la suspension de l'exécution de l'arrêté de préemption n'a pas été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507945(TA33-2507945)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la sanction d’exclusion d’un jour prononcée à l’encontre d’un collégien. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la sanction ayant déjà été exécutée et les autres préjudices allégués (impact sur l’orientation ou aggravation du diabète) n’étant pas suffisamment établis. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2305386(TA33-2305386)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l'association départementale pour adultes et jeunes D... contestant le refus du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine de lui attribuer une aide européenne FEDER-FSE pour quatre projets. L'association invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une procédure irrégulière et une erreur de droit. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la région n'avait commis aucune erreur de droit en se fondant sur les critères du programme opérationnel. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de l'association.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305580(TA33-2305580)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) du 29 août 2023, qui lui avait accordé une aide de 5 500 euros au titre du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, au lieu des 10 000 euros demandés. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait aucun élément permettant de remettre en cause l'appréciation de l'administration sur sa situation personnelle et ses besoins, conformément aux critères fixés par le décret et la loi du 23 février 2022. La solution retenue confirme la légalité de la décision attaquée, fondée sur les textes précités.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507801(TA33-2507801)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., fonctionnaire, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de réviser son indemnité différentielle. La requête, enregistrée le 12 novembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet le 24 janvier 2025, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'accusé de réception ne sont pas applicables aux relations avec les agents publics.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2507660(TA33-2507660)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant son assignation à résidence pour 45 jours, prise par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que les autorités consulaires tunisiennes avaient refusé de reconnaître M. A... comme ressortissant dès 2022, sans qu'aucun élément nouveau ne soit apporté par le préfet. En conséquence, l'éloignement ne constituant plus une perspective raisonnable, la condition posée par l'article L. 731-1 n'était pas remplie. La décision d'assignation à résidence a donc été annulée pour erreur d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306177(TA33-2306177)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Château Nouret, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide à l'investissement vitivinicole. Le tribunal a jugé que la décision de rejet du recours gracieux avait été signée par une autorité compétente, et que la demande de paiement, déposée après le 30 décembre 2021, était tardive. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de droit et du cas de force majeure, estimant que l'arrêt maladie de la directrice technique ne constituait pas un événement imprévisible et irrésistible. La solution retenue s'appuie notamment sur la décision INTV-GPASV-2017-57 de FranceAgriMer et le règlement (UE) n° 1306/2013.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2507708(TA33-2507708)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., de nationalité marocaine, contestant un arrêté de la préfète de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté du préfet de la Gironde l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'irrégularité de la signature électronique, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B... et a mis à sa charge les frais de justice, sans faire droit à sa demande d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2404707(TA33-2404707)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D... contestant le retrait de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) par le département de la Gironde. Le tribunal a jugé que l'attribution de la NBI est liée à l'exercice effectif et principal de fonctions spécifiques, et que M. D..., occupant depuis 2016 un poste de chargé d'études routières de catégorie B, n'exerçait plus les fonctions de dessinateur à titre principal. Il a également écarté le moyen tiré de la rétroactivité de la décision, estimant que le retrait de l'avantage financier, dont le maintien est subordonné à l'exercice effectif des fonctions, ne crée pas de droits acquis. La solution s'appuie sur les articles L. 712-12 du code général de la fonction publique et le décret n° 2006-779 du 3 juillet 2006.

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