20 734 décisions disponibles — page 131/1037
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante arménienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressée n'établissant pas une intégration particulière en France et ne justifiant pas d'obstacle à la reconstitution de sa cellule familiale en Arménie. Par suite, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été validées, les moyens soulevés étant rejetés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Marsac-sur-l'Isle du 6 mai 2025, qui s'opposait à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'établissant pas que les objectifs contractuels de couverture mobile n'étaient pas atteints ni qu'elle subissait un préjudice grave et immédiat justifiant une intervention rapide. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, et la société TDF a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en ne prenant pas suffisamment en compte l'intérêt supérieur de son enfant, né de son mariage avec une ressortissante bulgare. En conséquence, le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ont été annulés, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 28 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, relatif à la consultation du fichier de traitement d'antécédents judiciaires (TAJ), était inopérant car la décision d'éloignement est fondée sur l'absence de titre de séjour et non sur une enquête administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du maire de Bordeaux de lui délivrer un permis de construire pour la réhabilitation et la surélévation d’une maison. Le tribunal a jugé que le projet, portant sur une construction protégée identifiée au plan local d’urbanisme (PLU), impliquait une démolition partielle non autorisée par l’article 2.1.5 du règlement de la zone UP1, qui prohibe les travaux de démolition partielle réduisant la construction à ses seules façades. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l’arrêté municipal fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme et du PLU de Bordeaux Métropole.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Tresses à M. D... pour une maison individuelle. Le tribunal a constaté que le permis modificatif du 17 janvier 2023 avait été retiré par un arrêté du 3 février 2025, devenu définitif, rendant sans objet les conclusions dirigées contre lui. S’agissant du permis initial du 30 mai 2022, le tribunal a relevé qu’un nouveau permis modificatif avait été accordé le 14 janvier 2025, régularisant les irrégularités soulevées, sans que la requérante ne le conteste. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de Mme B..., notamment ceux tirés de l’insuffisance du dossier de demande, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au permis modificatif retiré. La décision s’appuie sur les articles L. 600-5-1 du code de l’urbanisme relatifs à la régularisation des autorisations d’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Préchac Energies SAS, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Gironde refusant une autorisation de défrichement pour un projet de centrale photovoltaïque. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur le 9° de l'article L. 341-5 du code forestier, en raison du risque d'incendie dans le massif des Landes de Gascogne, classé en aléa très fort. Bien que la société ait intégré des mesures de sécurité (zones débroussaillées, citernes incendie), l'absence d'îlotage interne suffisant pour l'accès des secours a été retenue pour justifier le refus. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes d'injonction et de frais.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A... contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour ne valait pas décision sur la demande principale de titre. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision implicite de refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. Aymen Soltani, ressortissant tunisien. La juridiction retient que l’administration n’a pas communiqué les motifs de ce rejet dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en méconnaissance de l’obligation de motivation. Cette annulation est prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. Santiliano Cango, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et celles fondées sur les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante colombienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle, familiale et professionnelle. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 22 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien entré en France à 15 ans et confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu du parcours d’intégration exemplaire de l’intéressé (obtention d’un CAP, stages, contrat à durée indéterminée) et de l’absence d’attaches familiales au Mali. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du maire de Lignan-de-Bordeaux de lui délivrer un permis de construire pour des bâtiments d'élevage équin et une habitation en zone agricole. La juridiction a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2022, la demande d'injonction et la demande indemnitaire. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée n'était pas fondé et que les autres moyens soulevés étaient infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement sanitaire départemental de Gironde.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante bulgare, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation, notamment au regard de ses condamnations pénales pour vols. Il a jugé que le comportement de l'intéressée constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Saint-Genès-de-Lombaud délivrant à M. D... un permis de construire une maison, une piscine et une écurie en zone agricole, ainsi qu’un permis modificatif. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l’absence de consultation obligatoire de l’Institut national de l’origine et de la qualité, le caractère non nécessaire des constructions à l’activité agricole, et divers vices de procédure et de légalité interne. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était nécessaire à une exploitation agricole réelle et que les autres griefs n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5-1 ou L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS LKTC. Celle-ci demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Bordeaux prononçant la fermeture administrative de sa discothèque « Pop’Art ». Le juge a considéré que les conclusions de la requête, tendant uniquement à l’annulation de l’arrêté, étaient manifestement irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation mais seulement ordonner des mesures provisoires. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le permis de construire délivré par le maire d’Hourtin pour une maison individuelle, saisi par un déféré du préfet de la Gironde. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, car le terrain, situé dans une zone d’urbanisation diffuse non identifiée par le SCOT Médoc Atlantique, n’est ni en continuité avec une agglomération existante ni dans un secteur déjà urbanisé au sens de la loi littoral. Le tribunal a également relevé que le maire avait outrepassé l’avis conforme défavorable du préfet, en violation de l’article L. 422-5 du même code. En conséquence, l’arrêté du 23 mai 2024 et le rejet du recours gracieux sont annulés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l’annulation du refus implicite de la maire de Blanquefort de retirer un permis de construire un garage délivré le 3 août 2021. Les requérants invoquaient une fraude, estimant que les pétitionnaires avaient artificiellement rehaussé le terrain pour contourner les règles de hauteur de l’article 2.3.1 du règlement de la zone UM37 du PLU. Le tribunal a jugé que la prise en compte de la dalle existante comme niveau du terrain naturel ne constituait pas une manœuvre frauduleuse intentionnelle, et a donc écarté le moyen tiré de la fraude. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ainsi que des demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante portugaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à l'éloignement des citoyens de l'Union européenne pour menace à l'ordre public. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 16 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante camerounaise, pour tardiveté. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'une circonstance nouvelle liée à son état de santé, diagnostiqué en octobre 2024, ce qui rendait sa demande recevable au regard de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet d'enregistrer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sans astreinte.