Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501092(TA33-2501092)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire turc contre un titre français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant la décision préfectorale régulière. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les dispositions du code de la route.
N° TA33-2503505(TA33-2503505)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension, a rejeté la requête de M. C qui contestait l'arrêté du 12 mai 2025 du sous-préfet de Marmande suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a examiné le moyen tiré du défaut d'information sur la possibilité de demander un examen technique complémentaire, prévu à l'article R. 235-6 du code de la route, et a rappelé que cette omission est de nature à entacher la régularité de la procédure. Cependant, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la demande de suspension et d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la suspension administrative.
N° TA33-2501852(TA33-2501852)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de la préfecture de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire singapourien contre un permis français. Le préfet a informé le tribunal que la décision litigieuse avait été abrogée et que le requérant était invité à déposer une nouvelle demande, rendant le litige sans objet. M. B s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2506288(TA33-2506288)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des arrêtés du 25 mars 2025 (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français) et du 20 août 2025 (assignation à résidence) pris par la préfète de la Dordogne à l'encontre de M. B, ressortissant américain. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que l'exécution des décisions contestées préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2501904(TA33-2501904)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A Prince contestant la décision "48 SI" du 13 février 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté le moyen d'usurpation d'identité, jugeant que la contestation de l'imputabilité de l'infraction relevait du juge pénal. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de notification du retrait de points, celui-ci n'affectant pas la légalité de la décision. Enfin, le tribunal a estimé que le paiement de l'amende pour l'infraction du 21 juin 2023 établissait que M. Prince avait reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA33-2407646(TA33-2407646)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 12 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de la suspension de son permis de conduire et du refus de restitution. Mme B soutenait que le classement sans suite de la procédure judiciaire par le procureur de la République rendait illégal le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui restituer son titre. Le tribunal juge que le classement sans suite, qui n’est pas une décision juridictionnelle au fond, ne fait pas tomber la suspension administrative, conformément à l’article L. 224-9 du code de la route. La requête est rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.
N° TA33-2506086(TA33-2506086)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la commission académique de Bordeaux refusant à M. C l'autorisation d'instruire son fils en famille. Le juge constate que la requête ne présente pas de caractère d'urgence suffisant, car l'argument tiré de l'inadaptation de l'école maternelle aux besoins spécifiques de l'enfant n'est pas étayé. Il relève également que les moyens invoqués, notamment la rupture d'égalité avec les sœurs de l'enfant et l'atteinte à la liberté d'enseignement, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2402010(TA33-2402010)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 18 octobre 2023 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 200-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs au droit au séjour des membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant ne justifiait pas que son conjoint, citoyen de l'Union, remplissait les conditions de ressources et d'assurance maladie prévues par l'article L. 233-1 du CESEDA pour un séjour de plus de trois mois. En conséquence, les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi ont été jugées légales.
N° TA33-2302788(TA33-2302788)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la délibération du 13 mars 2023 par laquelle la commission permanente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine avait refusé sa demande de subvention pour un projet de création d'entreprise de conversion à l'éthanol de machines non routières. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la région, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la commission permanente n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation en considérant que le projet ne présentait pas un caractère innovant suffisant ni un fort impact territorial, au sens du règlement d'intervention des aides régionales aux entreprises. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2505904(TA33-2505904)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, était renversée par le préfet, car M. A ne justifiait pas avoir perdu son emploi ni être exposé à une menace imminente de licenciement. Sur le doute sérieux quant à la légalité, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la menace grave et actuelle pour l'ordre public, fondée sur une condamnation pénale pour violences intra-familiales, était établie. La décision a été prise en application des articles L. 423-23 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2401641(TA33-2401641)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, un ancien policier municipal, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Lacanau de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant sollicitait cette protection dans le cadre d'une procédure pénale qu'il avait engagée contre son ancien tuteur pour dénonciation calomnieuse. Le tribunal a estimé que M. C n'avait pas apporté de précisions suffisantes pour justifier sa demande et a relevé qu'il avait été débouté par le tribunal correctionnel. La décision s'appuie sur l'article L. 134-1 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2500488(TA33-2500488)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et la délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans que les moyens soulevés au fond (notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 423-1 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la CEDH) ne soient examinés dans l'extrait fourni.
N° TA33-2401688(TA33-2401688)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tchadien titulaire d’un visa étudiant, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil pour demandeur d’asile. Le tribunal a jugé que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d’examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que l’OFII n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, la seule qualité d’étudiant sans ressource ni hébergement ne suffisant pas à caractériser une vulnérabilité justifiant l’octroi des conditions matérielles d’accueil. La solution s’appuie sur les articles L. 551-9, L. 312-2 et R. 313-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2502245(TA33-2502245)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres décisions contestées étaient légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2502265(TA33-2502265)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation et à la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes de suspension, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2500534(TA33-2500534)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée, et a jugé que le préfet avait bien vérifié le droit au séjour de l'intéressé conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, incluant l'annulation des décisions, les injonctions et les frais de justice.
N° TA33-2304026(TA33-2304026)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association "Vive la forêt" qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 février 2023 autorisant le défrichement de 1,8780 hectares de bois à Gaillan-en-Médoc pour l'extension d'une zone d'activités. Le tribunal a examiné les moyens de procédure soulevés, notamment ceux relatifs à la participation du publique et à l'étude d'impact, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'autorisation de défrichement délivrée par le préfet de la Gironde.
N° TA33-2301820(TA33-2301820)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par la SAS Transports Dufieux, a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait partiellement liquidé une amende et une astreinte administratives. Cette annulation est fondée sur l'illégalité de l'arrêté initial du 5 août 2020, qui avait déjà été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 26 septembre 2024. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 171-7, et a fait droit à la demande de la société.
N° TA33-2501401(TA33-2501401)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant guinéen, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA33-2301814(TA33-2301814)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCA de Crain, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide à l’investissement vitivinicole. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré d’un vice de forme dans la notification de la décision, car les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de l’acte. Il a également écarté l’argument de circonstances exceptionnelles, estimant que le dépôt tardif de la déclaration de stock, imputé au syndicat, ne constituait pas un cas de force majeure au sens du règlement (UE) n° 1306/2013. La solution retenue confirme ainsi la légalité du rejet de la demande de paiement.