Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502713(TA33-2502713)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui sollicitait l'interprétation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'une ordonnance de la cour administrative d'appel. Le juge a estimé que le recours en interprétation d'un acte administratif était irrecevable, car M. B ne se prévalait d'aucun différend distinct de celui déjà tranché par les juridictions. De plus, la demande d'interprétation de la décision juridictionnelle a été jugée irrecevable en l'absence d'obscurité ou d'ambiguïté. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404412(TA33-2404412)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé d'admettre au séjour M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du mariage de l'intéressé avec une ressortissante française depuis 2021 et de sa promesse d'embauche. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA33-2505253(TA33-2505253)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler un titre de perception émis pour le recouvrement de frais d'aide juridictionnelle liés à une instance devant le tribunal judiciaire d'Angoulême. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ce litige, indissociable de la procédure judiciaire, relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles 121, 124 et 126 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020.
N° TA33-2301237(TA33-2301237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les sociétés MMA Iard et Villeneuve Distribution d’une demande d’indemnisation fondée sur l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, en raison des préjudices subis lors du blocage de leur centre commercial par le mouvement des "gilets jaunes" en novembre et décembre 2018. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que ces blocages, bien que constitutifs de délits de perturbation de la circulation, ne relevaient pas d’un attroupement spontané mais d’une action préméditée et organisée, ce qui exclut l’engagement de la responsabilité sans faute de l’État. En conséquence, les demandes indemnitaires des sociétés requérantes ont été rejetées.
N° TA33-2300899(TA33-2300899)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association "Les Mange Talus" visant à annuler la décision du préfet de la Dordogne du 6 janvier 2023 refusant de modifier l'arrêté d'homologation du circuit de Perlijoux pour autoriser davantage d'entraînements. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'habilitation, jugeant que le président de l'association, désigné par l'assemblée générale, avait qualité pour agir en justice. Sur le fond, il a considéré que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'absence de matérialité des nuisances sonores et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir.
N° TA33-2506139(TA33-2506139)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un titre de perception émis pour le recouvrement de frais d’aide juridictionnelle liés à une instance devant le tribunal judiciaire d’Angoulême. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, estimant que ce litige, indissociable de l’appréciation de la juridiction judiciaire, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions des décrets n° 2020-1717 et n° 2012-1246.
N° TA33-2500968(TA33-2500968)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme tardive la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 novembre 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. L’ordonnance constate que la décision attaquée, notifiée le 4 décembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’a été contestée que le 13 février 2025, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le recours a été jugé manifestement irrecevable.
N° TA33-2302443(TA33-2302443)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, propriétaire voisin, demandant la résiliation de l'autorisation d'occupation du domaine public accordée à M. B pour une cabane ostréicole. Le tribunal a jugé que cette autorisation, délivrée par un arrêté communal, constitue un acte unilatéral et non un contrat, en raison de l'absence d'obligations réciproques et de négociation. Par conséquent, la demande de M. C, formulée comme un recours de pleine juridiction tendant à la résiliation d'un contrat, a été déclarée irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1, L. 2122-3 et R. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2406834(TA33-2406834)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B pour contester l'invalidation de son permis de conduire (décision 48 SI) et demander la restitution de points, ainsi que des frais de justice. Le ministre de l'intérieur a retiré la décision contestée et rétabli le capital de 12 points, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B pour ses frais de procédure.
N° TA33-2504679(TA33-2504679)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Janssen-Cilag d’une requête enregistrée sous le n°2504679, qui visait à obtenir l’exécution de l’ordonnance n°2306866 du 18 juin 2024. Le tribunal a constaté que cette requête constituait en réalité une demande d’exécution de sa propre décision. En application des règles de procédure du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de cette nouvelle requête et le versement des pièces au dossier initial.
N° TA33-2501073(TA33-2501073)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son insuffisance rénale terminale nécessitant des dialyses et une greffe. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 425-9 et L. 425-9-1 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2506286(TA33-2506286)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A..., ressortissants étrangers, afin d'obtenir une attestation de prolongation d'instruction (API) les autorisant à travailler et à franchir les frontières de l'espace Schengen. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté d'aller et venir et à leur liberté de travailler, en raison de l'absence de réponse de la préfecture de Gironde à leurs demandes. En cours d'instance, le préfet a reconnu l'erreur commise et a procédé à l'initialisation d'une nouvelle demande d'API conforme aux dispositions de l'article R. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la mesure sollicitée était devenue sans objet, le préfet ayant pris les mesures nécessaires pour régulariser la situation des requérants.
N° TA33-2301406(TA33-2301406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier de Bazas, qui contestait le refus de prise en charge de ses consultations de psychologie, liées à une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, considérant que la décision explicite du 14 février 2023 se substituait à la décision implicite de rejet et était attaquable. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision, jugeant que l'administration avait commis une erreur de droit en ne faisant pas application de l'article L. 822-24 du code général de la fonction publique, qui prévoit le remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par une maladie imputable au service.
N° TA33-2205816(TA33-2205816)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans son jugement du 1er avril 2025, avait sursis à statuer sur la demande d’annulation d’un permis de construire délivré à M. D, afin de permettre la régularisation des vices tirés de la méconnaissance des articles UB 8.1 et UB 13 du plan local d’urbanisme (PLU) d’Arès. Un permis de régularisation a été délivré le 3 juin 2025. Le tribunal constate que ce permis a régularisé le vice relatif à l’article UB 8.1, car l’extension du hangar rend les deux bâtiments contigus, échappant ainsi à la règle de distance minimale de 4 mètres. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal est susceptible de surseoir à nouveau à statuer pour permettre la régularisation d’un autre vice, tiré de la méconnaissance de l’article UB 7.1 du même PLU.
N° TA33-2504327(TA33-2504327)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui se bornait à produire une attestation de France Travail et un bulletin de paie sans exposer de conclusions ou de moyens juridiques. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation de formuler des conclusions précises (annulation ou indemnisation) et de joindre la décision attaquée. En l'absence de tout recours contre une décision administrative identifiable, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA33-2206512(TA33-2206512)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de mettre en œuvre ses pouvoirs de police pour la conservation du domaine public maritime. Le requérant demandait l’annulation de ce refus et la condamnation de l’État à l’indemniser pour les préjudices subis du fait de l’occupation d’un terre-plein par une exploitation ostréicole. Le tribunal a relevé que les moyens et pièces produits par M. A concernaient un terre-plein différent de celui visé par sa demande initiale, rendant ses conclusions irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA33-2301305(TA33-2301305)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Boulazac-Isle-Manoire à la SCI DL Invest pour un local commercial. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui relatif à l'illégalité d'une prescription interdisant les livraisons par poids lourds sur certaines rues, jugeant qu'elle était régulière et ne nécessitait pas un nouveau projet. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA33-2506024(TA33-2506024)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les arrêtés du 29 août 2025 par lesquels le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de M. et Mme B vers l'Allemagne, État responsable de l'examen de leur demande d'asile. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, dit "Dublin III", qui impose un entretien individuel et confidentiel pour chaque demandeur d'asile. En l'espèce, les requérants, un couple marié, ont été entendus conjointement, ce qui a violé le principe de confidentialité. Le tribunal a donc fait droit au moyen soulevé en ce sens, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs.
N° TA33-2505648(TA33-2505648)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une intervention pour résoudre un "blocage administratif" lié à sa mise à la retraite pour invalidité et à son inscription à France Travail. Le juge a constaté que ses conclusions ne visaient ni l'annulation d'une décision administrative ni le versement d'une indemnité, et qu'il ne pouvait se substituer à l'administration. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2304804(TA33-2304804)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Vensac de communiquer un procès-verbal de commissaire de justice. En cours d’instance, la commune a finalement transmis le document, ce qui a conduit l’USPPM à se désister de ses conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance du 22 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de l’USPPM tendant à la condamnation de la commune aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.