Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502654(TA33-2502654)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. I, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2506033(TA33-2506033)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A B, qui demandait, sous astreinte, la remise de son solde de tout compte par l'administration. Le juge constate qu'aucune décision de rejet n'est intervenue sur sa demande de paiement et que la requête ne vise pas l'annulation d'une décision, mais uniquement une injonction. Or, une demande d'injonction présentée à titre principal est irrecevable devant le juge administratif. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502718(TA33-2502718)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer avoir transféré le centre de ses attaches privées et familiales en France. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, en raison de la légalité du refus de séjour.
N° TA33-2401754(TA33-2401754)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... pour contester un indu de prime d'activité de 107,47 euros notifié par la CAF de la Dordogne. En cours d'instance, la CAF a accordé une remise totale de cette dette le 12 septembre 2024 et a restitué les sommes déjà prélevées. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502734(TA33-2502734)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante anglaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et les violations alléguées des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2502845(TA33-2502845)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux intenses et stables en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont été jugées légales.
N° TA33-2306847(TA33-2306847)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A dirigée contre une lettre du recteur de l’académie de Versailles l’informant de son intention d’émettre un titre exécutoire pour un trop-perçu de rémunération. La juridiction a jugé que cette lettre constituait un simple acte préparatoire, insusceptible de recours contentieux car ne faisant pas grief. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a précisé que M. A pourra, le cas échéant, contester le titre exécutoire lui-même.
N° TA33-2400894(TA33-2400894)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours contestant la décision du 23 novembre 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde lui a retiré le bénéfice de sa reconnaissance comme prioritaire pour un logement, au motif que l’offre de logement proposée n’était pas adaptée à sa situation familiale et au handicap de son fils. Le tribunal a constaté que la requérante avait signé un contrat de bail le 3 avril 2025 pour un logement T4 à loyer modéré, situé dans le secteur recherché et adapté à ses besoins. En conséquence, il a jugé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
N° TA33-2304813(TA33-2304813)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement d'instance de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 juillet 2023 maintenant son congé de maladie ordinaire. Saisi d'une requête en annulation, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation expresse dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement.
N° TA33-2503064(TA33-2503064)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2305081 du 12 décembre 2024, a constaté que le préfet de la Gironde n’avait pas réexaminé la situation de M. C, malgré l’injonction prononcée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA33-2506562(TA33-2506562)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, visant l’apposition de deux drapeaux palestiniens et d’écriteaux sur la façade de la mairie de Laruscade. Le préfet soutenait que cette décision municipale portait gravement atteinte au principe de neutralité des services publics et était susceptible de troubler l’ordre public. En cours d’instance, la commune a fait retirer les drapeaux et les écriteaux, et le préfet a pris acte de ce retrait à l’audience. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA33-2503168(TA33-2503168)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution du jugement du 14 décembre 2023 annulant un refus de titre de séjour et ordonnant un réexamen, a constaté que le préfet de la Gironde n'avait pas exécuté cette injonction. En effet, le préfet s'est contenté de déclarer irrecevable la demande de M. B pour défaut de pièces, alors que ces documents étaient détenus par l'autorité judiciaire suite à un signalement de l'administration elle-même. Le tribunal a jugé que cette circonstance ne dispensait pas le préfet de procéder à un réexamen effectif de la situation, en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. Par conséquent, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA33-2506228(TA33-2506228)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 7 septembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde obligeait M. A B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée et privée de base légale, car le préfet n'avait pas examiné la situation de l'intéressé au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens. Par voie de conséquence, les décisions portant refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour et assignation à résidence ont également été annulées. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien.
N° TA33-2506227(TA33-2506227)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 7 septembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde obligeait M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée et privée de base légale, car le préfet n'avait pas examiné la situation de l'intéressé au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit son séjour. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour et assignation à résidence) ont également été annulées pour défaut de base légale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien.
N° TA33-2506188(TA33-2506188)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 5 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit au séjour sur le fondement de l'article L. 425-1 du CESEDA (protection des victimes de traite des êtres humains) et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
N° TA33-2400539(TA33-2400539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contestant la décision du 22 juin 2023 par laquelle la commission de recours amiable de la mutualité sociale agricole de Dordogne et du Lot-et-Garonne a confirmé un indu de prime d'activité. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la caisse, estimant que la nouvelle décision prise en exécution d’un précédent jugement d’annulation pouvait être contestée pour ses vices propres. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, mais a considéré que la requérante ne démontrait pas que la décision attaquée était entachée d’un vice de procédure ou d’une erreur de droit. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et confirmé l’indu de prime d’activité.
N° TA33-2400620(TA33-2400620)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné la demande de Mme B... C... D... contestant le refus de remise gracieuse d’indus d’aide personnelle au logement (274,71 € et 549,91 €) et de prestations familiales (826,98 €). La requérante invoquait sa bonne foi, une omission de déclaration pour son fils, et sa situation de précarité (chômage imminent, faibles ressources). Le tribunal a rappelé que, pour obtenir une remise gracieuse, le requérant doit justifier de sa bonne foi et de sa précarité, et qu'il statue en plein contentieux. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la bonne foi de la requérante, estimant que la volonté de tromper l'administration n'était pas établie, et a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2504978(TA33-2504978)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant la suspension de son permis de visite par les services pénitentiaires. La juge a constaté que la requérante n'avait pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA33-2400624(TA33-2400624)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social d’urgence. La commission avait estimé que la situation de la requérante, veuve et rencontrant des difficultés de déplacement, ne relevait pas des critères d’urgence et de priorité prévus par le code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a validé cette décision en considérant que les éléments invoqués, notamment l’ancienneté de la demande et l’éloignement familial, ne suffisaient pas à caractériser une situation d’urgence au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code.
N° TA33-2504815(TA33-2504815)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Transports Taxis Salignacois d’un recours en excès de pouvoir et d’une demande de référé visant à contester l’attribution du lot n°15 d’un marché public de transports scolaires en Dordogne. La région Nouvelle-Aquitaine a opposé un non-lieu à statuer, faisant valoir que la procédure de passation du lot concerné avait été déclarée sans suite par son président le 28 juillet 2025, décision devenue définitive. Constatant que les conclusions de la requête étaient ainsi privées d’objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.