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Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec deux jeunes enfants, dont un nourrisson, se trouvant à la rue après la fin de leur hébergement au CAIO. Le juge a rappelé le droit à l'hébergement d'urgence garanti par les articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles pour toute personne sans abri en situation de détresse. Cependant, il a rejeté la requête, estimant qu'aucune carence caractérisée de l'État n'était établie en l'espèce, compte tenu de la saturation générale du dispositif d'hébergement d'urgence en Gironde et des efforts déployés par le préfet. La condition d'urgence a été reconnue, mais l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a pas été retenue.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du maire de Villenave d’Ornon de modifier l’acte de décès de son époux. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que les actes d’état civil relèvent du contrôle de l’autorité judiciaire en application de l’article 34-1 du code civil. Il a également rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de saisir le procureur de la République pour faux et usage de faux. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait une injonction à la mairie de Bastia de lui communiquer les coordonnées de son assurance suite à des dommages causés à son véhicule. Le tribunal a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l'article L. 911-1. La requête ne comportant aucune conclusion en annulation ou indemnitaire, ni n'étant dirigée contre une décision administrative, elle a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse de trois indus d’aide personnalisée au logement, pour un montant total initial de 1 236,01 euros. Le tribunal a constaté que la CAF de la Gironde avait accordé une remise totale de la dette de 78 euros (IN5 004) après l’introduction de la requête, rendant les conclusions sur ce point sans objet. S’agissant des deux autres indus (IN5 002 et IN5 003), le juge a rejeté la demande de remise totale, estimant que Mme B... ne justifiait pas de sa bonne foi, condition nécessaire pour bénéficier d’une remise gracieuse en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête, avec un non-lieu à statuer sur la dette déjà remise.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 499,31 euros. Le juge a estimé que si la bonne foi de la requérante était établie, sa situation de précarité n'était pas suffisamment démontrée pour justifier une remise totale ou partielle de la dette. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que le refus ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus partiel de remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). La requérante demandait l'annulation de la décision de la CAF de la Gironde qui lui avait accordé une remise de 50% de l'indu, estimant que sa bonne foi et l'erreur de l'administration justifiaient une remise totale. Le juge a considéré que si la bonne foi de Mme A... était établie, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale, le remboursement du reliquat ne compromettant pas durablement l'équilibre de son budget. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine pour obtenir l'expulsion de Mme A C, qui se maintient sans droit dans un logement étudiant après l'expiration de son titre d'occupation. Le juge a rejeté la requête du CROUS, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour l'établissement public de démontrer que l'occupation litigieuse faisait obstacle à la continuité du service public ou à l'attribution du logement à un étudiant. En conséquence, aucune injonction de libérer les lieux n'a été prononcée, et la demande du CROUS a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, lui interdisant le retour pour un an, et l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment des erreurs de fait, un défaut d’examen de sa situation personnelle, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La juridiction, statuant en formation d’éloignement sous 72 heures, a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la compétence du signataire était établie et que les décisions attaquées étaient fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A E, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en se fondant sur une délégation de signature régulière. Il a également écarté les griefs relatifs à la motivation insuffisante, à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires de M. E.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation de travail pour un emploi de maçon. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour régulier, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA, et que, par conséquent, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les articles R. 5221-1 et R. 5221-3 du code du travail, ainsi que sur les articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le centre intercommunal d'action sociale (CIAS) des Rives de la Laurence pour obtenir l'expulsion de Mme A B, occupante sans droit ni titre d'un logement d'urgence depuis le 18 juillet 2025. Le juge a fait droit à la demande, considérant que la prestation d'hébergement d'urgence assurée par le CIAS, établissement public administratif, constitue un service public administratif et que l'expulsion, utile et urgente, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint à Mme B de libérer les lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard et autorisé le CIAS à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire. La décision s'appuie sur les articles L. 123-5, L. 123-6 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la contestation de M. B... relative aux indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, d'un montant initial total de 9 822,43 euros. En cours d'instance, la caisse d'allocations familiales a partiellement fait droit à la demande en excluant une somme de 1 746 euros des ressources, réduisant les indus à 1 828,17 euros pour le RSA et 7 609,82 euros pour la prime d'activité. Le tribunal a constaté que les conclusions de M. B... étaient devenues sans objet à hauteur de ces réductions. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, faute pour le requérant de justifier que les autres sommes non déclarées (8 233,01 euros et 5 578,02 euros) ne constituaient pas des ressources au sens des articles L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 842-4 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social. Le tribunal a considéré que la commission avait légalement rejeté la demande, car la requérante avait signé un bail pour un logement dans le parc privé, rendant son relogement effectif. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contre le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour l’attribution d’un logement social d’urgence. La requérante invoquait la suroccupation de son logement de 88 m² pour six personnes, l’état de santé de son enfant handicapé et des problèmes de voisinage. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, car la situation de Mme B... ne relevait pas des critères de suroccupation manifeste ou de logement indécent au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 15 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde lui a retiré le bénéfice de sa reconnaissance comme prioritaire pour un logement social. Le juge a estimé que la proposition de logement, adressée par lettre recommandée à la dernière adresse connue de l'intéressé, avait été régulièrement notifiée et que son absence de réponse dans le délai imparti équivalait à un refus. Ce refus, sans motif sérieux, justifiait la perte du bénéfice de la décision de la commission de médiation, conformément aux articles L. 441-2-3 et R. 441-10 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... pour contester une pénalité administrative de 235 euros pour fraude et un indu de revenu de solidarité active (RSA) réclamé par le département de la Dordogne. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le litige relatif à la pénalité relevait de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, il a estimé que l'omission déclarative des pensions de réversion constituait une fraude, justifiant le rappel d'indu sur la période non prescrite et le rejet de la demande de remise gracieuse. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté municipal du 5 août 2025 le mettant en demeure de remettre en état une parcelle, sous astreinte. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 23 septembre 2025. Le juge des référés a constaté que ce retrait privait le litige de son objet, prononçant un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. La commune, considérée comme partie perdante, a été condamnée à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Désistement d’instance. Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple de Mme B de son recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Inserm refusant le renouvellement de son contrat à durée déterminée. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d'un litige l'opposant à la CAF de la Gironde concernant un indu de prime d'activité de 1 903,39 euros. La requérante contestait le bien-fondé de cet indu, soutenant que la CAF avait à tort inclus la prestation de compensation du handicap (PCH) perçue pour son fils autiste dans ses ressources. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que l'indu résultait précisément de l'exclusion de cette prestation, et non de son inclusion erronée, et a donc confirmé le bien-fondé de la dette. S'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a accordé une remise partielle de 75% (1 427,54 euros) par décision du 5 décembre 2023, sans faire droit à la demande de remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 842-3, R. 844-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.