Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500787(TA33-2500787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal qu’un titre de séjour avait été délivré à l’intéressé le 6 juin 2025. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté son désistement et en a donné acte.
N° TA33-2406865(TA33-2406865)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme B..., ressortissante congolaise. Le tribunal retient un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler.
N° TA33-2504700(TA33-2504700)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui contestait le retrait de 4 points sur son permis de conduire suite à une infraction routière. Le requérant soutenait que l'infraction du 2 septembre 2024 ne lui était pas imputable. Le juge a considéré ce moyen comme inopérant, rappelant qu'il n'appartient qu'au juge pénal de se prononcer sur la régularité de la constatation des infractions et sur l'imputabilité. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 223-1 du code de la route.
N° TA33-2407773(TA33-2407773)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence d'intégration sociale et professionnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2304449(TA33-2304449)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., chef technicienne de l'environnement, contestant le rejet de sa candidature à un poste d'agent en brigade mobile à Draguignan au sein de l'Office français de la biodiversité (OFB). La requérante invoquait un vice de procédure, une rupture d'égalité, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait fondé sa décision sur les lignes directrices de gestion de l'OFB du 13 août 2020, lesquelles prévoient un critère de recevabilité administrative basé sur l'adéquation grade/fonction. Il a jugé que ce critère, qui permettait d'écarter la candidature de Mme B... en raison de son grade, n'était pas entaché d'illégalité et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2407677(TA33-2407677)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde le 27 février 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation, estimant que les éléments personnels invoqués (présence de son épouse et naissance de son enfant) n'avaient pas été portés à la connaissance du préfet. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
N° TA33-2503501(TA33-2503501)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une demande visant à obtenir l’exécution d’un jugement du 24 septembre 2024, qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que le préfet avait bien procédé à ce réexamen, en convoquant l’intéressé et en examinant sa situation, même si ce dernier n’a pu fournir les documents d’état civil requis en raison d’une transmission antérieure au parquet. La demande a été jugée sans objet et rejetée, le tribunal estimant que les mesures d’exécution du jugement avaient été suffisamment accomplies. La décision se fonde sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA33-2407416(TA33-2407416)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur d’appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet, née le 26 octobre 2024, n’avait pas été motivée à la suite de la demande de communication des motifs de Mme B., en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision pour défaut de motivation.
N° TA33-2407884(TA33-2407884)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 19 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des éléments de la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2407874(TA33-2407874)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant centrafricain, contre deux arrêtés du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les requêtes de M. A... ont été rejetées.
N° TA33-2407576(TA33-2407576)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme Abdoulaev, ressortissante russe, contestant le refus implicite du préfet de la Dordogne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de la décision implicite, un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 426-17, L. 426-19, L. 413-7 et R. 413-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du refus de délivrance de la carte de résident, en application des dispositions du CESEDA relatives aux conditions d’intégration républicaine et de maîtrise de la langue française.
N° TA33-2406042(TA33-2406042)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. La juridiction a jugé que ce classement, fondé sur le caractère incomplet du dossier (absence de copie intégrale de l'acte de naissance et de justificatif d'identité du père), ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. Le tribunal s'est fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un tel classement sans suite en cas de dossier incomplet.
N° TA33-2502918(TA33-2502918)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’ajout de points sur son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le ministre de l’intérieur a démontré que les points avaient déjà été crédités après l’introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. L’État a toutefois été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA33-2501266(TA33-2501266)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet de la Gironde a obligé M. A..., ressortissant malien, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour pour trois ans. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 611-1 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge qu'un étranger entré mineur en France ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire sur ce fondement avant l'expiration du délai de deux mois suivant son dix-huitième anniversaire pour solliciter un titre de séjour. En l'espèce, la décision a été prise un mois et six jours après la majorité de l'intéressé, soit avant ce délai légal.
N° TA33-2505643(TA33-2505643)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Dordogne d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Périgueux établissant la liste d’aptitude pour la promotion interne au grade de chef de service de police municipale. La préfète s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404154(TA33-2404154)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours contestant le retrait d’une prime de transition énergétique de 400 euros par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a accordé la prime à la requérante, qui a indiqué avoir obtenu satisfaction. Faute pour Mme A... d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 30 septembre 2025, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA33-2501362(TA33-2501362)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante bangladaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA33-2407843(TA33-2407843)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de sa carte de séjour "travailleur saisonnier", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande de frais de justice, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2506295(TA33-2506295)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B... visant à obtenir une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante est en situation régulière sur le territoire français grâce à un visa de long séjour valable jusqu'en mars 2026, qui l'autorise déjà à travailler. En conséquence, la requête est rejetée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire soit accordée.
N° TA33-2506390(TA33-2506390)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant mauritanien, qui contestait la décision de l'OFII de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil après son retour en France suite à un transfert vers l'Espagne. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de la décision. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas être dans une situation identique à celle de son frère pour invoquer une rupture d'égalité de traitement. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.