Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406763(TA33-2406763)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Dordogne du 20 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a également rejeté les griefs relatifs à la violation des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA33-2505748(TA33-2505748)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH de la Gironde refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505976(TA33-2505976)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par erreur d’un appel formé par M. A... B... contre deux jugements du même tribunal, constate son incompétence pour connaître de ce recours. En application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Bordeaux, seule compétente pour statuer sur cet appel. La solution retenue est donc un renvoi pour cause d’incompétence matérielle.
N° TA33-2506510(TA33-2506510)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation et la suspension d'une contrainte émise par la CAF de la Gironde. Le juge a relevé que la demande était irrecevable car elle ne constituait pas une requête distincte d'un recours en annulation, et qu'en tout état de cause, l'urgence n'était pas établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2405592(TA33-2405592)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant congolais, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, estimant que le préfet avait légalement pu considérer que l'identité du requérant n'était pas établie, faute de documents d'état civil probants. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil.
N° TA33-2406250(TA33-2406250)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Dordogne. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la décision explicite de refus du 18 juin 2025 s'était substituée à la décision implicite, et a donc examiné les conclusions comme dirigées contre cette nouvelle décision. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, l'arrêté contesté comportant un énoncé suffisant de considérations de fait et de droit. Enfin, il a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, faute de justifier d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant depuis au moins deux ans.
N° TA33-2406048(TA33-2406048)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2205362(TA33-2205362)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du Syndicat des copropriétaires de la résidence Parc de Suzon, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Talence du 12 avril 2022. Cet arrêté retirait un précédent arrêté de 2021 et constatait la caducité de la décision de non-opposition à déclaration préalable de 2012 pour la création d'un parking. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le retrait de l'arrêté de 2021, faute de grief pour le syndicat, et a rejeté les autres moyens comme infondés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la violation du contradictoire. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.
N° TA33-2201611(TA33-2201611)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, était saisi par la SAS Euronat d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 février 2022 du maire de Grayan-et-l’Hôpital fixant une astreinte de 22 500 euros pour non-respect d’une mise en demeure de démolir une construction sans autorisation. Le tribunal a relevé d’office que cet arrêté constituait une mesure préparatoire à un titre exécutoire et n’était donc pas susceptible de recours. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation ont été jugées irrecevables. La solution s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA33-2401027(TA33-2401027)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D... contre le permis de construire délivré par le maire de Mérignac à la société 74/76 Av Libération - Mérignac pour un ensemble de 24 logements. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité de l'arrêté du 2 octobre 2023 pour divers motifs, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier et la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) de Bordeaux Métropole. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, l'adjoint signataire disposant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles R. 431-8 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU.
N° TA33-2500106(TA33-2500106)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A..., ressortissant marocain, contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. Le tribunal annule la décision implicite de rejet au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision au requérant dans le délai d'un mois suivant sa demande, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406599(TA33-2406599)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme et M. A... qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2406319(TA33-2406319)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. F..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 424-1 et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2206251(TA33-2206251)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a partiellement annulé l'arrêté du maire de Martillac du 11 juillet 2022 portant alignement individuel de la voie publique au droit de la propriété de M. et Mme B.... La requête a été jugée irrecevable pour M. B..., mais recevable pour Mme B.... Le tribunal a considéré qu'en l'absence de plan d'alignement, l'arrêté individuel aurait dû se fonder uniquement sur les limites réelles et actuelles de la voie publique, et non sur des éléments comme un fossé, des clichés ou des autorisations d'urbanisme antérieures. Par conséquent, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance des articles L. 112-1 à L. 112-8 du code de la voirie routière.
N° TA33-2506065(TA33-2506065)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre l'arrêté du maire de Pauillac du 7 juillet 2025 lui refusant la restitution de sept chiens de type molossoïde. Le juge a relevé d'office un moyen d'incompétence territoriale, constatant que la requérante, désormais domiciliée dans les Pyrénées-Orientales, ne relevait pas de la compétence du tribunal de Bordeaux en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence, sans examen des moyens soulevés (urgence, doute sérieux sur la légalité, violation des articles L. 121-1, L. 122-1, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, erreur de fait et de droit, atteinte au droit de propriété).
N° TA33-2506340(TA33-2506340)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH de la Dordogne rejetant leur demande d’aide humaine aux élèves handicapés. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs aux mesures d’insertion scolaire (dont l’aide humaine) relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Périgueux.
N° TA33-2505972(TA33-2505972)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir par un officier sous contrat contestant le refus de son maintien en service actif, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant était affecté à l’étranger à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-12 et R. 312-19 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA33-2506387(TA33-2506387)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur la demande de suspension de l'arrêté du 19 août 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. D..., ressortissant marocain. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, faute pour le requérant de justifier de sa réussite universitaire. La condition d'urgence, bien que présumée, n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux.
N° TA33-2301239(TA33-2301239)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SCI Nous contestant le refus de la commune de Castres-Gironde de procéder à une modification simplifiée de son plan local d'urbanisme (PLU) pour corriger une prétendue erreur matérielle de zonage sur sa parcelle. Le tribunal a jugé que le courriel du 10 octobre 2022 n'était qu'un courrier d'information révélant une décision non écrite du maire, et a écarté le moyen d'incompétence. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2506477(TA33-2506477)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une requête en injonction visant à obtenir son relogement, suite à une décision de la commission de médiation droit au logement opposable (DALO) du 13 mars 2025. En cours d'instance, la requérante a accepté une proposition de logement faite par le bailleur Aquitanis. Constatant que cette acceptation rendait la demande sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.