Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2506220(TA33-2506220)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2504864(TA33-2504864)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B..., qui se bornait à produire des confirmations de dépôt de demandes de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale, sans exposer aucun moyen juridique ni formuler de conclusions. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation de présenter des conclusions et moyens pour saisir valablement le juge de l'excès de pouvoir.
N° TA33-2405351(TA33-2405351)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait exclu M. B..., ressortissant ukrainien, du bénéfice de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 581-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour portant la mention "bénéficiaire de la protection temporaire" dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA33-2504819(TA33-2504819)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un particulier, M. B..., d’un litige l’opposant à un vendeur privé concernant l’achat en ligne d’une calculatrice. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que ce litige de nature contractuelle entre deux personnes privées relève de la compétence du juge judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA33-2301763(TA33-2301763)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Incardona et du comité départemental du jeu d’échecs de Lot-et-Garonne, qui demandaient l’annulation de la décision du 20 novembre 2022 par laquelle la Fédération française des échecs leur avait retiré sa délégation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, et que l’allégation de détournement de procédure n’était pas étayée. Il a également estimé que la décision était fondée sur les statuts de la fédération et le code du sport, et que les moyens tirés de l’absence de fondement et du caractère disproportionné de la sanction n’étaient pas établis. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502850(TA33-2502850)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre un refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire ivoirien contre un titre français. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision et invité le requérant à déposer une nouvelle demande, ce qui a conduit M. B... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 septembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2506391(TA33-2506391)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A..., ressortissant sénégalais, contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas justifié de motifs légitimes pour le dépôt tardif de sa demande d'asile, ni démontré sa vulnérabilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406362(TA33-2406362)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour d’un ressortissant marocain. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans un délai de deux mois.
N° TA33-2505932(TA33-2505932)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'un recours contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH). En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, le juge a constaté que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d'Agen.
N° TA33-2404015(TA33-2404015)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet de la Gironde du 12 juin 2024 le déclarant inapte au recrutement en qualité de policier adjoint. Le requérant soutenait que son nystagmus congénital était compatible avec les fonctions, mais le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, du décret n°95-654 du 9 mai 1995 et de l'arrêté du 24 août 2000, qui fixent les conditions de santé particulières pour ce recrutement.
N° TA33-2506571(TA33-2506571)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du centre intercommunal d’action sociale (CIAS) de l’Estuaire, a ordonné une mesure d’expertise sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative. Cette décision fait suite à un litige potentiel concernant l’exécution d’un marché de diagnostic amiante confié à la société Diag-Habitat pour la rénovation de la résidence pour personnes âgées « Lucien Boutrit », des prélèvements complémentaires ayant révélé une présence d’amiante non identifiée initialement. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l’état descriptif et qualitatif de l’amiante sur le site, en priorisant les logements non encore réhabilités, et d’établir un état comparatif avec les diagnostics initiaux. La solution retenue est l’octroi de la mesure de constatation sollicitée, jugée utile pour préserver les intérêts des parties en vue d’un éventuel litige ultérieur.
N° TA33-2501975(TA33-2501975)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire marocain contre un titre français. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision de refus et a procédé à l’échange du permis, donnant ainsi satisfaction au requérant. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA33-2505873(TA33-2505873)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la coopérative agricole La Périgourdine d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Montignac pour une surface commerciale. La requérante s’est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 10 septembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 30 septembre 2025. Aucune autre demande n’a été tranchée.
N° TA33-2406363(TA33-2406363)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante marocaine. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motiver la décision, en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la requérante dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... dans un délai de deux mois, sans prononcer d’astreinte.
N° TA33-2406377(TA33-2406377)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de Mme D..., ressortissante marocaine, contre le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment sa qualité d'ascendante d'enfants citoyens de l'Union européenne scolarisés en France et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation familiale et de la scolarisation des enfants, en application des articles L. 233-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme D... dans un délai de deux mois.
N° TA33-2403963(TA33-2403963)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais, faute de motivation. Le préfet de la Gironde n'ayant pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la décision est illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.
N° TA33-2500152(TA33-2500152)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D..., ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Gironde du 10 décembre 2024 lui refusant le regroupement familial pour son épouse. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les ressources de M. D., inférieures au SMIC sur la période de référence, ne remplissaient pas la condition de ressources stables et suffisantes prévue par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du CESEDA, et que la décision n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA33-2501821(TA33-2501821)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui contestait le retrait de 3 points de son permis de conduire suite à une infraction routière. Le requérant soutenait que l'infraction ne lui était pas imputable, mais le juge a estimé ce moyen inopérant. Il a rappelé qu'il n'appartient qu'au juge pénal de se prononcer sur la régularité de la constatation des infractions et que le requérant aurait dû contester l'infraction devant cette juridiction. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 223-1 du code de la route.
N° TA33-2505596(TA33-2505596)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du SDIS de la Seine-Maritime refusant de reconnaître le lien entre ses pathologies (hyperacousie et acouphènes) et un accident de service. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2506575(TA33-2506575)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par un praticien hospitalier contestant le refus verbal du Centre national de gestion (CNG) de le rémunérer à temps plein durant sa période de "recherche d'affectation". Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation financière difficile et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles R. 6152-50-1 à R. 6152-50-7 du code de la santé publique. Le juge des référés a rejeté la requête par ordonnance, considérant qu'il n'y avait pas lieu d'appliquer la procédure contradictoire, car la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée.