Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2301900(TA33-2301900)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, commerçant ambulant, qui sollicitait 15 369,80 euros en réparation des préjudices résultant de l'annulation, pour insuffisance de motivation, de son exclusion définitive des marchés de la commune de Bergerac. Le tribunal a jugé que si l'illégalité de la décision constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, le requérant n'a pas démontré la réalité d'un préjudice économique, commercial ou moral direct et certain en lien avec cette faute. Il a notamment relevé que M. A avait volontairement cessé de fréquenter le marché et n'a produit aucun justificatif comptable probant. La requête a donc été intégralement rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302166(TA33-2302166)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 février 2023 du préfet de la Gironde lui ordonnant le dessaisissement de ses armes et munitions. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière. Il a considéré que la mesure de police administrative fondée sur l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction issue de la loi du 24 janvier 2022, n'est pas une peine au sens de l'article 7 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que son application n'est pas rétroactive. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500566(TA33-2500566)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 20 décembre 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision de retrait de l'attestation de demande d'asile était légalement fondée sur l'article L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2506044(TA33-2506044)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle et actuelle pour l'ordre public que constituait le comportement de M. A, compte tenu de sa condamnation pénale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande de frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504816(TA33-2504816)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension d'une ordonnance de référé du tribunal judiciaire de Bordeaux ayant prononcé la résiliation de son bail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant qu'il n'appartient qu'au juge judiciaire d'apprécier les actes intervenus au cours d'une procédure judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502118(TA33-2502118)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait l'impossibilité d'effectuer un stage de récupération de points et les conséquences professionnelles de l'annulation. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, le premier étant sans incidence sur la légalité de la décision et le second ne relevant pas d'un contrôle de légalité. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504735(TA33-2504735)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A C comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit des confirmations de dépôt de demandes de titres pour étrangers mineurs, sans exposer aucun moyen juridique ni conclusion à fin d’annulation ou d’indemnisation. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, l’absence de conclusions et de moyens rend la requête irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500780(TA33-2500780)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant arménien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" au parent d'un enfant mineur résidant en France contribuant à son entretien et son éducation. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation de M. A, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2506066(TA33-2506066)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 4 septembre 2025 retirant sa carte de séjour pluriannuelle et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que la menace pour l'ordre public justifiait le retrait du titre de séjour et les mesures d'éloignement, en application des articles L. 432-4 et L. 432-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2506057(TA33-2506057)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'avait obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'incompétence territoriale du préfet de la Gironde, car M. A résidait en Dordogne à la date de l'arrêté, en méconnaissance de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de la Dordogne, ou à tout préfet territorialement compétent, de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2406150(TA33-2406150)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, ressortissant mauritanien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté des condamnations (plus de 9 ans) et de l'absence de faits récents. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504624(TA33-2504624)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, qui a produit un avis avant poursuite émis par un collège pour des frais de cantine impayés. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500124(TA33-2500124)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. A contestant l'arrêté du 18 octobre 2024 du préfet de la Gironde suspendant son permis de conduire pour six mois. La requête, enregistrée le 9 janvier 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision intervenue le 4 novembre 2024. Le juge a fait application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505513(TA33-2505513)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la CDAPH de la Gironde de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés. Le juge a estimé que ce litige, relevant de l’attribution de prestations sociales prévues par le code de la sécurité sociale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux, seul compétent pour en connaître.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2506244(TA33-2506244)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à M. C, occupant sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2025, de libérer un logement étudiant géré par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine. La juridiction a retenu que le maintien dans les lieux faisait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, portant ainsi une atteinte grave et immédiate à la continuité et au bon fonctionnement du service public du logement étudiant. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2506242(TA33-2506242)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à M. C, occupant sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2025, de libérer un logement étudiant situé dans une résidence gérée par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine. La juridiction a considéré que le maintien dans les lieux faisait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, portant ainsi atteinte au bon fonctionnement et à la continuité du service public du logement universitaire. La solution retenue s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques, le bien relevant du domaine public, et sur les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404564(TA33-2404564)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. A. La solution retenue est fondée sur l'illégalité de cette décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

N° TA33-2501261(TA33-2501261)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B pour contester l'invalidation de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. En cours d'instance, le ministre a retiré la décision contestée et reconstitué le capital de points de l'intéressée à 12 points. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500062(TA33-2500062)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 août 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, faute de contrat de travail visé, et que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable aux ressortissants algériens. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501161(TA33-2501161)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. B relevait de l'article 3 de l'accord franco-marocain. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée pour défaut de base légale.

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