Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305154(TA33-2305154)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant son affectation au centre de détention d'Uzerche. Le juge a qualifié cette décision de changement d'affectation de mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas atteinte aux libertés et droits fondamentaux du détenu. Les arguments du requérant (éloignement familial et craintes pour sa sécurité) ont été jugés non établis. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative aux mesures d'ordre intérieur en milieu pénitentiaire.
N° TA33-2304175(TA33-2304175)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... contestant le rejet implicite de son recours contre la décision de l'ANAH de retirer la prime "MaPrimeRénov" qui lui avait été réservée. La requérante soutenait que la décision était entachée d'un défaut de motivation, d'une erreur de droit et d'une méconnaissance des délais de retrait prévus par le code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait les motifs détaillés de son rejet. La décision s'inscrit dans le cadre du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2303574(TA33-2303574)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Deltexplan d’une demande de paiement de prestations supplémentaires (144 000 €) dans le cadre d’un marché public de programmiste et d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la rénovation d’un bâtiment de la DGA-EM à Biscarrosse. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les prestations litigieuses étaient incluses dans le marché initial et que leur montant n’était pas justifié. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique et le CCAG applicable aux marchés publics de prestations intellectuelles.
N° TA33-2302899(TA33-2302899)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A C, surveillant brigadier, contestant une retenue sur traitement de 18/30ème pour non-présentation à une contre-visite médicale le 29 novembre 2022, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le ministre, jugeant la requête recevable car introduite dans les délais après notification du rejet du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions attaquées, considérant que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la notification régulière de la convocation à la contre-visite, en méconnaissance des droits de la défense. Cette solution s'appuie sur les articles L. 822-1 du code général de la fonction publique et 25 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA33-2504484(TA33-2504484)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CNRACL de majorer sa pension d'invalidité. La requérante soutenait que son taux d'incapacité était passé de 60 % à 80 %, mais le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2504644(TA33-2504644)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait la décision du maire des Eyzies réduisant son temps de travail de 20 à 18 heures par semaine. Le requérant invoquait l’illégalité de cette mesure face à des restrictions médicales, mais n’a fourni que des faits manifestement insusceptibles de soutenir son moyen, sans précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2400648(TA33-2400648)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours contre le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a fait droit à la demande du requérant en lui accordant une prime de 900 euros, versée le 4 octobre 2024. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505833(TA33-2505833)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 10 août 2025 faisant obligation de quitter le territoire français à M. B..., se déclare territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Rennes (Ille-et-Vilaine) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, il ordonne, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rennes.
N° TA33-2404455(TA33-2404455)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre le retrait implicite de sa prime « MaPrimRénov » par l’ANAH. Après que l’agence a accordé une prime rectificative de 2 775 euros, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2400024(TA33-2400024)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C... d’un recours contestant le rejet implicite de leur demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a fait droit à leur recours administratif préalable obligatoire et leur a versé la prime d’un montant de 3 340 euros le 18 avril 2024. Constatant que les requérants ont ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA33-2506174(TA33-2506174)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la fin de la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance et la suspension de l'indemnité de formation ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2506007(TA33-2506007)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'un avis de saisie administrative à tiers détenteur présentée par Mme B. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car la saisie, notifiée à l'employeur avant l'introduction de la demande, avait déjà produit tous ses effets en application de l'article L. 262 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond.
N° TA33-2502433(TA33-2502433)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du préfet des Deux-Sèvres à l’indemniser pour les délais de traitement de sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir présenté une réclamation préalable indemnitaire à l’administration, condition nécessaire pour saisir le juge. Les articles R. 411-1 et R. 421-1 du même code ont été appliqués pour constater l’absence de décision attaquable et de régularisation.
N° TA33-2501872(TA33-2501872)
Le Tribunal administratif de Bordeaux statue sur une demande de rectification d'erreur matérielle présentée par M. A. Le juge constate que la production déposée par le requérant sous un nouveau numéro de requête constitue en réalité une lettre relative à une instance antérieure. En conséquence, il ordonne la radiation de cette nouvelle requête du registre et le versement des pièces dans le dossier initial. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA33-2506205(TA33-2506205)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Dordogne a refusé de délivrer un agrément d'assistant familial à M. B. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, tirés du caractère incohérent, arbitraire et disproportionné du refus, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes ni de pièces justificatives. En conséquence, ces moyens n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour obtenir la suspension.
N° TA33-2503057(TA33-2503057)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un certificat d'urbanisme négatif délivré par la mairie de Groléjac. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions claires (annulation ou indemnisation) et que le seul moyen soulevé n'était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505982(TA33-2505982)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 août 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis mars 2024, s'est maintenu en situation irrégulière et n'a justifié d'aucune circonstance particulière établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2406267(TA33-2406267)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal qu’une carte de résident valable dix ans avait été délivrée à l’intéressé. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 15 septembre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. A... et lui en a donné acte.
N° TA33-2505851(TA33-2505851)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 août 2025 refusant la reprise de l'atelier journal "Newsvic" au centre de détention de Neuvic. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments fournis par M. A ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles D. 414-3 à D. 414-6 du code pénitentiaire et de la liberté d'expression.
N° TA33-2403760(TA33-2403760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du chef d’établissement du centre de détention de Bordeaux-Gradignan de lui délivrer un permis de visite pour M. C.... En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la présidente de la formation de jugement a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai d’un mois, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 15 septembre 2025.