Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2403365(TA33-2403365)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du refus de délivrance d’un permis de visite au centre de détention d’Eysses. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé ce permis, conduisant le ministre de la justice à conclure au non-lieu à statuer. Le tribunal, constatant que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputée s’être désistée. Par ordonnance du 15 septembre 2025, il a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2506077(TA33-2506077)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 15 septembre 2025, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait saisi le tribunal en produisant un recours gracieux adressé au président du conseil départemental, sans former de conclusions dirigées contre la décision de refus d’agrément en qualité d’assistante maternelle du 27 août 2025. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur un recours gracieux et que la requérante ne contestait pas la légalité de la décision attaquée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2403274(TA33-2403274)
Contentieux du retrait partiel de la prime "MaPrimeRénov" devant le Tribunal Administratif de Bordeaux. L'ANAH a fait droit au recours préalable de la requérante en lui versant un complément de prime, portant le total à 852 euros. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402575(TA33-2402575)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours contestant le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder la prime « MaPrimeRénov ». En cours d’instance, l’ANAH a fait droit à sa demande en lui versant une prime de 4 000 euros le 15 juin 2024. Constatant que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505546(TA33-2505546)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contestant la décision de la CDAPH de la Gironde qui lui a accordé une aide humaine mutualisée pour son fils, et non une aide individuelle. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 351-3 du code de l’éducation, les décisions relatives à l’aide humaine aux élèves handicapés relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2402176(TA33-2402176)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 8 avril 2024, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'aide juridictionnelle provisoire a été refusée sur le fondement de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2505553(TA33-2505553)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la MDPH de la Gironde refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2506112(TA33-2506112)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par M. A. Le requérant contestait la légalité de son contrat d'engagement avec France Travail et d'une convocation à un accompagnement "CréaScope". Le juge estime que la convocation litigieuse ne constitue pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un référé-suspension. En outre, il relève que M. A se borne à contester une précédente ordonnance de rejet, sans apporter d'élément nouveau justifiant une nouvelle saisine.
N° TA33-2506152(TA33-2506152)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme D et M. C, qui contestaient le refus de renouvellement de l'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire imminente et au risque de rupture pédagogique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une précédente ordonnance du 12 août 2025 avait déjà statué sur une demande similaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2401661(TA33-2401661)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Postérieurement à l’introduction de la requête, l’ANAH a accordé la prime d’un montant de 4 206,25 euros et justifié de son versement. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA33-2503267(TA33-2503267)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui souhaitait signaler une activité douteuse d'une entreprise dans le cadre de son dossier MaPrimRenov. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, car elle ne contenait ni conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, ni moyens juridiques, et l'intéressé n'alléguait aucun préjudice.
N° TA33-2505006(TA33-2505006)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’une requête en annulation d’un forfait de post-stationnement, se déclare incompétent. Il constate que, en application de l’article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales, ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction spécialisée.
N° TA33-2506194(TA33-2506194)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 15 du RGPD, la communication de ses données personnelles par l'OPH Aquitanis. Le juge a estimé que le litige portait sur les relations contractuelles de droit privé entre un locataire et son bailleur social, et non sur l'exercice de prérogatives de puissance publique. En conséquence, il a déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître de cette affaire, relevant de la compétence du juge judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500801(TA33-2500801)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge pour un accident vasculaire cérébral par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, du 4 mai au 13 juin 2022, a été conforme aux règles de l'art et à évaluer l'ensemble de ses préjudices. Le tribunal a considéré la demande utile, sans préjuger des responsabilités, et a rejeté les conclusions relatives aux dépens et aux frais d'instance, en l'absence de partie perdante.
N° TA33-2506185(TA33-2506185)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 autorisant l'usage de caméras sur aéronefs en Gironde. Le juge a estimé que l'atteinte au droit au respect de la vie privée, liberté fondamentale, était grave et manifestement illégale en raison du périmètre géographique excessif et de l'absence de démonstration d'un risque de trouble à l'ordre public justifiant une telle mesure. La condition d'urgence était remplie compte tenu de l'application imminente de l'arrêté. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA33-2506102(TA33-2506102)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B. Ce dernier sollicitait la communication d'un courrier de l'Office public de l'habitat Aquitanis par le CCAS d'Eysines, ainsi que des dommages et intérêts. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant un mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui faisait obstacle à la mesure sollicitée. En outre, la condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 n'était pas remplie.
N° TA33-2504584(TA33-2504584)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du maire de la commune de la Croix-Blanche refusant à la SCEA une dérogation temporaire de circulation pour des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur le chemin "Les Quatre Bornes". Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée en raison de la nécessité impérieuse d'effectuer des travaux de réparation sur une grange endommagée par les intempéries, sans autre solution technique, et que la commune n'avait justifié aucun motif d'intérêt général pour s'opposer à cette dérogation. La solution retenue est la suspension de la décision litigieuse, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs de police du maire.
N° TA33-2506196(TA33-2506196)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations pour suspendre un arrêté préfectoral autorisant la captation d'images par drones dans plusieurs communes de la Gironde. Les requérants soutenaient que cet arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée, en raison d'un périmètre géographique excessif et d'un risque de trouble à l'ordre public non démontré. Le juge a rejeté les demandes de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que l'atteinte alléguée n'était pas manifestement illégale au regard des dispositions du code de la sécurité intérieure.
N° TA33-2505792(TA33-2505792)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant béninois, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant d'aucune attache familiale ou personnelle en France. Les moyens relatifs au défaut d'examen de la situation, à l'erreur de droit et à la disproportion de l'interdiction de retour ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des mesures contestées, y compris l'assignation à résidence, et a rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2504495(TA33-2504495)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la suspension de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, le requérant n'a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste.