Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2305073(TA33-2305073)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A... contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le refus était fondé sur deux mises en cause pour violences conjugales, en 2013 et 2019, que le CNAPS jugeait incompatibles avec l'exercice de la profession. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que les faits de 2019, classés sans suite et ayant donné lieu à un simple rappel à la loi pour les deux parties, ne suffisaient pas à caractériser des agissements contraires à l'honneur ou à la sécurité. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui impose une appréciation globale des faits par l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505988(TA33-2505988)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de Mme B. La requérante contestait trois décisions du président de l'université de Bordeaux refusant son admission en première année de master de psychologie pour l'année 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas démontré que les refus litigieux préjudiciaient de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence d'élément établissant qu'elle ne pouvait poursuivre ses études dans une autre formation ou université. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505574(TA33-2505574)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société CDS Assurances contestant des titres exécutoires émis par le SICTOM du Sud-Gironde pour une redevance d'enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a jugé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, constitue la rémunération d'un service public industriel et commercial. En conséquence, le litige relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2505771(TA33-2505771)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait des injonctions à l'encontre de la commune de Lamothe-Landerron pour l'enlèvement d'une grille sur un ruisseau et la reconnaissance de la responsabilité de la commune suite à une inondation. Le juge a estimé que les conclusions aux fins d'injonction et de "confirmation" de responsabilité étaient manifestement irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions en l'absence de conclusions indemnitaires. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction préalable. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées par voie de conséquence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2506214(TA33-2506214)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A B, professeur certifié, contestant son affectation au lycée professionnel Hôtel tourisme Gascogne de Talence plutôt qu'au lycée hôtelier de Biarritz atlantique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les inconvénients allégués (éloignement familial, conséquences financières, impact sur la santé) ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code, en raison du caractère manifestement mal fondé de la demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2503279(TA33-2503279)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de subvention pour un stage à l’étranger par la région Nouvelle-Aquitaine. Après que la région a finalement accordé l’aide sollicitée, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, Mme B est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502994(TA33-2502994)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de M. B, qui avait contesté le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de résident ou de renouveler sa carte pluriannuelle. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal les a rejetées. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate le désistement pur et simple et clôt l'instance sans condamnation aux frais.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2506001(TA33-2506001)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant chinois, d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge des référés a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a examiné la condition d'urgence, qu'il a considérée comme présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Sur le fond, il a apprécié si les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la suspension de l'exécution du refus de titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505977(TA33-2505977)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B A et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre de séjour, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. Concernant l'obligation de quitter le territoire français, le juge a relevé d'office une irrecevabilité des conclusions à fin de suspension, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été intégralement rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505860(TA33-2505860)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tunisien étudiant afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a remis au requérant une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 8 décembre 2025, le plaçant en situation régulière et l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que cette délivrance satisfaisait à la demande, privant ainsi la requête d'objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505815(TA33-2505815)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde l'assignent à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage hebdomadaire. Le juge écarte comme inopérants les moyens tirés d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale et des risques en cas de retour au pays, car ces effets découlent de la peine d'interdiction du territoire prononcée par le tribunal correctionnel, et non de l'assignation elle-même. Le moyen relatif aux modalités de l'assignation est également rejeté faute de preuves suffisantes sur la vie commune avec son épouse. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2504337(TA33-2504337)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » de Mme A, ressortissante russe. Le tribunal estime que la requérante justifie de moyens d’existence suffisants et de la réalité et du sérieux de ses études (Master 1 validé avec mention, excellents résultats en Master 2), remplissant ainsi les conditions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407918(TA33-2407918)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. C E, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde le 28 novembre 2024. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation du requérant. Il a jugé que le renouvellement du titre de séjour était subordonné au respect des conditions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'obligation de maintenir sa résidence habituelle hors de France, condition non remplie par M. E. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de cet article, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, et l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407423(TA33-2407423)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a rejeté les requêtes de M. Davit Balakhadze et Mme Medea Korganashvili, ressortissants géorgiens, qui contestaient les refus de séjour qui leur avaient été opposés. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de refus de séjour prises par le préfet de la Gironde.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407383(TA33-2407383)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 5 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison des risques d'excision pour sa fille et de l'atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de Mme A... ne justifiait pas une protection au titre du droit au séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour d'un an.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2405441(TA33-2405441)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, la requête de M. C a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2301804(TA33-2301804)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, gardien de la paix, contestant son changement d'affectation à titre conservatoire. Le tribunal a jugé que cette mesure constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle n'emportait ni perte de responsabilités, ni de rémunération, et était conforme à son grade. Il a également écarté l'argument d'une sanction déguisée, faute d'atteinte établie à sa situation professionnelle. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des principes généraux de la fonction publique et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405220(TA33-2405220)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D G, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. Enfin, le tribunal a validé l'interdiction de retour, considérant que le préfet avait suffisamment examiné les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405164(TA33-2405164)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine. La requérante avait sollicité un titre sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que la décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404478(TA33-2404478)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde à un ressortissant malien entré mineur en France et pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le juge retient une erreur manifeste d’appréciation au regard du pouvoir de régularisation, compte tenu de la durée de présence en France depuis l’âge de quinze ans, de l’obtention d’un CAP et d’un contrat à durée indéterminée. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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