20 734 décisions disponibles — page 195/1037
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 juillet 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante sénégalaise. La requérante invoquait notamment l'urgence et des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SA HLM Vilogia d’une demande en plein contentieux visant à condamner la commune de Martignas-sur-Jalle au paiement de près de 2 millions d’euros. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son instance et de son action. Par ordonnance du 9 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la suppression de passages de la requête, estimant qu’ils relevaient de la controverse entre parties, et a refusé de faire droit à sa demande au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. A C, qui demandait l'annulation d'une lettre du directeur académique de Bordeaux datée du 3 mai 2019. Le tribunal a jugé que cette lettre, informant M. C de la tenue d'un comité médical, constituait un acte préparatoire et non une décision faisant grief, et n'était donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. F D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 20 août 2025 du préfet de la Gironde le maintenant en rétention administrative en attendant l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il juge que le préfet a pu légalement estimer, sur le fondement de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile de M. D, formulée après un arrêté d'éloignement définitif du 10 janvier 2025, était présentée dans le seul but de faire échec à son exécution. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du centre hospitalier de Trevoux contestant le décompte définitif de la pension de retraite de son ancienne agente, Mme B... Le tribunal a jugé que l'employeur public ne justifiait d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir, la pension étant une allocation personnelle et viagère. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SA D'HLM Vilogia d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté du maire de Martignas-sur-Jalle du 5 août 2024 retirant un permis de construire pour un ensemble résidentiel. La société requérante s'est désistée de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 4 septembre 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 9 septembre 2025. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de plusieurs associations et syndicats demandant la suspension d'arrêtés préfectoraux autorisant l'usage de caméras aéroportées (drones) dans le cadre de la mobilisation nationale du 10 septembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que les arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 242-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, ne portaient pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'aller et venir et au respect de la vie privée. Il a jugé que le préfet avait suffisamment motivé ses décisions, que les périmètres et la durée des survols étaient proportionnés à la finalité de prévention des troubles à l'ordre public, et que l'information du public était assurée par la publication des actes.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". En cours d’instance, l’administration a finalement accordé la carte sollicitée, valable sans limitation de durée à compter du 19 mai 2025, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société SCTIO, propriétaire d’un immeuble endommagé, afin d’obtenir une provision de 944 193,24 euros de la part de la communauté d’agglomération du Libournais (CALI), maître d’ouvrage de travaux d’assainissement. La requérante, en tant que tiers aux travaux publics, invoque la responsabilité sans faute de la CALI, le lien de causalité entre les désordres et les travaux étant établi par un rapport d’expertise. La CALI conteste le montant des préjudices et forme un appel en garantie contre la société SOC, chargée des travaux d’excavation. Le tribunal a jugé que l’obligation de la CALI n’était pas sérieusement contestable dans son principe, mais a estimé que le montant des travaux réparatoires était contestable, renvoyant l’affaire pour évaluation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement de M. A..., qui était réputé s'être désisté de sa requête en indemnisation pour infection nosocomiale contractée au centre hospitalier de Bergerac, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La CPAM de Pau-Pyrénées s'est également désistée de ses conclusions en remboursement de débours. La solution retenue est le constat du désistement d'office pour le requérant et du désistement pur et simple pour la CPAM, mettant fin au litige.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante kirghize, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 13 août 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes en application du règlement UE n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information (brochures remises en russe), et la méconnaissance de l'article 5 du règlement. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, et que l'état de santé de la requérante, non étayé, ne justifiait pas une dérogation. La décision confirme ainsi la légalité de la procédure de transfert vers l'Allemagne, État responsable de l'examen de la demande d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir une avance de 600 000 euros sur l’indemnisation de ses préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée en 1975 au CHU de Bordeaux. Le tribunal rappelle que le principe de la responsabilité du CHU a été définitivement établi par un jugement du 16 novembre 2021, rendant l’obligation de réparation non sérieusement contestable. Toutefois, il estime que la somme demandée est excessive et non justifiée en l’état, notamment en raison de l’absence de déduction des créances des tiers payeurs et de la nécessité d’attendre le rapport d’expertise définitif. En conséquence, le tribunal réduit la provision à 50 000 euros et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 août 2025 renouvelant pour 45 jours son assignation à résidence en vue de son éloignement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté et l'absence de diligences de l'administration, en application des articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions de la CAF de la Gironde réclamant à M. B le remboursement d'indus de RSA, d'ALF et de prime exceptionnelle de fin d'année. Le juge a relevé que, conformément à l'article 117 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, la requête en annulation déposée par M. B le 13 mai 2025 avait déjà pour effet de suspendre le recouvrement forcé de la créance, rendant la demande de suspension sans objet. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas caractérisée, la requête a été rejetée.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'inspectrice d'académie de la Dordogne refusant l'autorisation d'instruction en famille pour la fille des requérants, au titre de l'année scolaire 2025/2026. Les requérants invoquaient notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières rendant la scolarisation de leur enfant incompatible avec ses activités artistiques intensives. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre le refus de regroupement familial pour son épouse opposé par le préfet de la Gironde. La requête a été jugée irrecevable car M. B n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l'article R. 522-1 du même code. Par ailleurs, la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'invoquant aucune circonstance particulière justifiant une intervention rapide. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3.
Refus de permis de visite pour un détenu. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de refus. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour la requérante de justifier de liens affectifs suffisants avec le détenu ou d'une privation totale de communication.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, caporal-chef de l'armée de l'air, qui sollicitait la suspension d'une sanction de 15 jours d'arrêt sans sursis. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par ce texte n'était pas remplie, la requête ayant été introduite un mois après la notification de la sanction, sans que la requérante ne justifie de circonstances imposant une intervention à très bref délai. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen du bien-fondé de l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait ses taxes foncières et d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2018 à 2023. Les conclusions visant à engager la responsabilité personnelle d'agents publics et d'un notaire ont été jugées irrecevables, car relevant d'un ordre de juridiction incompétent. Les conclusions à fin de décharge et d'indemnisation ont été rejetées pour tardiveté, le requérant n'ayant pas respecté le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative après les décisions de rejet de l'administration fiscale.