11 389 décisions disponibles — page 125/570
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été placé en rétention administrative à Rennes (Ille-et-Vilaine). En application des articles R. 922-17 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A C, qui demandait l'annulation de la décision du 1er août 2023 le maintenant au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, en raison de la gravité des faits, du risque d'évasion et du comportement en détention de l'intéressé. La solution retenue confirme le maintien de M. C au DPS sur le fondement du code pénitentiaire et de l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler la décision du 4 décembre 2024 par laquelle France Travail a rejeté sa demande de rémunération de formation. M. B s’est ensuite désisté de sa requête par un acte du 24 juin 2025. Par une ordonnance du 7 juillet 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. D, qui contestait le retrait partiel d’une subvention de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et l’ordre de reversement de 10 059 euros. Le tribunal a jugé que la signataire de la décision de retrait disposait d’une délégation de signature régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement général de l’ANAH et des droits fondamentaux, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur le code des relations entre le public et l’administration et le règlement général de l’ANAH.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, détenu au centre de détention d'Argentan, qui contestait la décision du 28 juin 2023 ordonnant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de violation des droits de la défense, jugeant que la décision avait été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration et le code pénitentiaire avait été respectée. Il a également estimé que les faits reprochés justifiaient la mesure et qu'il n'y avait ni erreur d'appréciation ni inexactitude matérielle. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 211-2, L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 213-21 et L. 213-8 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B. Celle-ci demandait initialement au juge des référés d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et d'examiner sa demande. Le préfet concluait au non-lieu à statuer. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, directeur du CCAS de Trouville-sur-Mer, qui contestait la sanction disciplinaire de blâme qui lui a été infligée. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les faits reprochés, à savoir le défaut de signalement immédiat d'un incident dangereux, étaient établis et constituaient une faute professionnelle. Il a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, du détournement de pouvoir et du harcèlement moral. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme tardive la requête de Mme B contestant le refus de la commission départementale de médiation du Calvados de reconnaître son droit au logement opposable. La décision attaquée du 11 octobre 2024, notifiée le 29 octobre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’a été contestée que le 17 janvier 2025, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête, manifestement irrecevable, a été rejetée sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une prime de transition énergétique. La décision attaquée était fondée sur le non-respect de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après le dépôt de la demande. Mme A n'a contesté que l'importance des économies d'énergie réalisées, un moyen jugé inopérant car sans incidence sur le motif légal du refus. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa demande de titre de séjour sans exiger son retour préalable au pays. Le juge a estimé que faire droit à cette demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de la décision expresse du préfet classant sans suite la demande de titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales de la Manche rejetant sa demande de remise d’un indu d’aide personnelle au logement de 470 euros. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 7 juillet 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision du 4 juin 2025 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, demandeur d'asile. La juridiction retient un vice de procédure, l'OFII ayant pris sa décision avant l'expiration du délai de quinze jours imparti au requérant pour présenter ses observations écrites, en méconnaissance de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. B dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet du Calvados d’autoriser le regroupement familial pour sa fille mineure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision disposait d’une délégation régulière et que les documents produits (certificats d’autorité parentale et d’autorisation) ne constituaient pas une décision juridictionnelle au sens des textes applicables, dès lors que le père n’était pas déchu de l’autorité parentale. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B C, qui demandait l’annulation du refus du centre hospitalier universitaire de Caen Normandie de lui verser le supplément familial de traitement. La décision attaquée du 5 octobre 2023 avait été notifiée le même jour, et Mme C en avait eu connaissance depuis plus d’un an au moment de l’enregistrement de sa requête le 5 avril 2025. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré et qu’aucun élément ne justifiait un délai raisonnable supérieur à un an. La requête a donc été rejetée sans invitation à régulariser.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Caen, rendue par la juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, donne acte du désistement de Mme B. Celle-ci avait saisi le juge pour obtenir, en urgence, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le désistement étant pur et simple, la requête est classée sans qu'il soit statué au fond.
Le Tribunal administratif de Caen, par une ordonnance du 7 juillet 2025, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête de M. A B. Celui-ci contestait un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pendant cinq ans. Le tribunal a constaté que le requérant, libéré du centre de détention, n'avait pas communiqué de nouvelle adresse, rendant impossible la poursuite de la procédure. Cette solution est fondée sur le 3° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen annule le refus du préfet du Calvados de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant congolais. Le préfet avait motivé son refus par une menace pour l'ordre public en raison d'une condamnation pour conduite sans permis, mais le juge estime que ce fait isolé et non réitéré ne constitue pas une menace suffisante. La décision est fondée sur les articles L. 423-6 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait à l'État de garantir la désignation d'un avocat au titre de l'aide juridictionnelle, invoquant une atteinte grave à son droit au recours effectif. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de ce litige, estimant que les décisions du bâtonnier relatives à la désignation d'un avocat pour un bénéficiaire de l'aide juridictionnelle relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 et de l'article 25 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision du jury d’examen de Licence 3 Mathématiques de l’Université de Caen Normandie l’ayant ajournée. Par un acte enregistré le 7 juillet 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du même jour. Aucune autre mesure n’a été ordonnée, la procédure étant ainsi close.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la CAF de l'Orne pour le recouvrement d'un indu d'aides au logement de 993,75 euros. Le juge a estimé que la demande de M. B, qui sollicitait un échéancier de paiement réduit, était manifestement irrecevable. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder un échéancier pour le paiement d'une dette de prestations sociales, cette compétence relevant de l'administration. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.