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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait à l'État de lui communiquer un rendez-vous ou de débloquer son accès à la plateforme ANEF pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le blocage de son dossier résultait de ses propres manquements (défaut de transmission de pièces et dépôt sous une identité différente) et qu'il n'avait pas épuisé les voies alternatives (contact du centre citoyen). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Caen a constaté le désistement d’office de Mme B et M. A, qui contestaient le refus implicite de la commission académique du rectorat de Normandie d’autoriser l’instruction en famille de leur fille pour l’année 2024-2025. Ce désistement fait suite au rejet de leur demande de suspension par le juge des référés le 8 novembre 2024, faute de moyen sérieux, et à l’absence de confirmation de leur requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A contestant la suspension administrative de son permis de conduire pour six mois. Le requérant invoquait des motifs personnels (état dépressif, situation financière et professionnelle) sans contester les faits à l’origine de la mesure. Le juge a considéré ces moyens comme inopérants, car sans incidence sur la légalité de l’arrêté préfectoral. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. A visant à obtenir la remise totale de deux indus de prime d'activité, pour un montant total restant dû de 3 745,23 euros. Le juge a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient d'apprécier si la bonne foi et la précarité du débiteur justifient une remise. Constatant que M. A n'a pas fourni de justificatifs suffisants sur sa situation financière actuelle malgré une demande du tribunal, le juge a estimé que la précarité n'était pas établie. En application des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C A contestant le retrait de points de son permis de conduire. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. Il a rappelé que la contestation de la matérialité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non du juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Celui-ci contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de l'autoriser à suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, son contrat de travail ayant été signé après le dépôt de sa demande d'autorisation. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant A. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la proximité de la rentrée scolaire et aux conséquences sur l'organisation familiale. Le juge a estimé que ces seuls éléments, non assortis de précisions circonstanciées, ne suffisaient pas à établir une urgence justifiant la suspension. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par un sapeur-pompier professionnel, était amené à se prononcer sur la légalité des gardes postées de 24 heures organisées par le SDIS du Calvados au regard du droit de l’Union européenne. Le requérant contestait la conformité de ces gardes avec la directive 2003/88/CE et sollicitait une indemnisation pour les préjudices subis. Le tribunal a rejeté la demande de question préjudicielle à la CJUE et a jugé que la dérogation prévue à l’article 17, paragraphe 3, point c.iii, de la directive permet d’organiser des gardes de 24 heures pour les activités normales des sapeurs-pompiers nécessitant une continuité de service, sous réserve de l’octroi de repos compensateurs équivalents. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires de M. A.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de Mme B, qui sollicitait l'annulation des décisions de la CAF de la Manche lui accordant des remises partielles sur des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement, ainsi qu'une remise totale de ces dettes. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a rappelé que la remise gracieuse d'un indu peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, conformément aux articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 845-3 du même code. Après avoir vérifié la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, le tribunal a estimé que les remises partielles déjà accordées étaient suffisantes et a rejeté la demande de remise totale.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par un sapeur-pompier professionnel, a examiné la légalité des gardes postées de 24 heures prévues par le règlement intérieur du SDIS du Calvados au regard du droit de l'Union européenne. Le requérant demandait une indemnisation pour le préjudice subi et sollicitait le renvoi d'une question préjudicielle à la CJUE sur l'interprétation de la directive 2003/88/CE concernant les dérogations pour les activités de sapeurs-pompiers. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions contestées étaient conformes à la directive, notamment à son article 17, paragraphe 3, qui autorise des dérogations aux repos quotidiens et hebdomadaires pour assurer la continuité du service des sapeurs-pompiers, sous réserve de l'octroi de repos compensateurs. La solution s'appuie sur la directive 2003/88/CE et le décret n° 85-603 du 10 juin 1985.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B contre l'arrêté du maire de Marigny-le-Lozon du 1er juin 2022 lui ordonnant d'évacuer des déchets. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article L. 541-3 du code de l'environnement avait été respectée, notamment par l'envoi préalable d'un avis de faits et de sanctions. Il a également estimé que les objets entreposés constituaient bien des déchets au sens de l'article L. 541-1-1 du même code, et que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur de droit ou de qualification. La demande de M. B a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'année 2025-2026. Les requérants, parents d'une enfant scolarisable, n'ont pas démontré l'urgence, condition nécessaire à la suspension, en se bornant à invoquer la proximité de la rentrée scolaire sans précisions circonstanciées sur les conséquences familiales. L'ordonnance a été rendue le 30 juin 2025.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la société Les Feux de la Rampe et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commune d’Argentan de ne pas renouveler une convention de mise à disposition de locaux abritant un cinéma et de les mettre en demeure de quitter les lieux. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que la convention en cause relevait du droit privé et que les locaux constituaient une dépendance du domaine privé communal. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a jugé que seul l’ordre judiciaire était compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme A B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Manche de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus, l'un de prime d'activité (1 205,99 €) et l'autre d'aide personnelle au logement (145 €). Le tribunal a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient d'apprécier si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifient une remise, conformément aux articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Après avoir examiné les pièces du dossier, le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme B ne démontrait pas sa bonne foi, ayant omis de déclarer le versement d'une pension alimentaire, et que sa situation de précarité n'était pas établie de manière suffisante pour justifier une remise.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Orne de lui délivrer un agrément d'assistante maternelle. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui impose de joindre l'acte contesté à la requête. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d’indemnisation en tant qu’enfant de harki, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal compétent est celui du lieu de résidence du requérant, soit le Tribunal Administratif d’Orléans. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requête, qui exposait l'utilité d'un bâtiment agricole pour son exploitation, ne comportait aucune conclusion soumise au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a prononcé le rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour raisons médicales, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des articles 3-1 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une protection particulière au regard des textes invoqués. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme B D d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Orne pour le recouvrement d’un trop-perçu d’aide personnalisée au logement (APL) de 355,23 euros. La requérante contestait le bien-fondé de cet indu, arguant avoir quitté son logement en février 2022. Le tribunal a d’abord constaté que les indus de prestations familiales et d’allocation de soutien familial relevaient de la compétence du tribunal judiciaire, limitant ainsi le litige au seul indu d’APL. Sur le fond, il a rejeté l’opposition en considérant que la caisse justifiait du bien-fondé de la créance, fondée sur les articles L. 821-1, L. 821-2, L. 823-1 et R. 823-4 du code de la construction et de l’habitation, et a validé la contrainte.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale pour évaluer l'ensemble des préjudices subis par M. B, agent de la fonction publique hospitalière, à la suite d'un accident de trajet reconnu imputable au service survenu le 3 janvier 2023. La mesure a été jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité, les parties ne s'y étant pas opposées. Le tribunal a rappelé que les dispositions statutaires relatives aux accidents de service ne font pas obstacle à la réparation de préjudices personnels ou patrimoniaux d'une autre nature. La mission de l'expert a été précisée pour déterminer les liens de causalité entre l'accident, les soins et les séquelles alléguées.