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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche l’assignant à résidence pour 45 jours. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant n’a pas régularisé sa demande avant l’audience, où il était absent. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a été saisi par un groupement d'entreprises d’un litige en plein contentieux relatif au solde d’un marché de travaux de gestion des sédiments du barrage de Vezins. Les sociétés requérantes demandaient la condamnation solidaire de l’Etat et de la société Antea France au paiement de plus de 15,5 millions d’euros, incluant la rémunération des prestations, la décharge de pénalités de retard et d’une réfaction, ainsi qu’une indemnisation pour sujétions imprévues et fautes du maître d’ouvrage. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des principes du droit administratif des contrats, notamment les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux et les règles relatives à l’équilibre financier du contrat.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la société Les Feux de la Rampe et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commune d’Argentan de ne pas renouveler une convention de mise à disposition de locaux abritant un cinéma et de les mettre en demeure de quitter les lieux. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que la convention en cause relevait du droit privé et que les locaux constituaient une dépendance du domaine privé communal. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a jugé que seul l’ordre judiciaire était compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. C A B de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite puis explicite du préfet du Calvados de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Postérieurement à l’introduction des recours, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressé le 27 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. L’État a été condamné à verser à M. A B une somme globale de 600 euros au titre des frais de l’instance.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A pour contester le refus de la caisse d'allocations familiales du Calvados de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d'activité de 513,54 euros. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui a été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 30 juin 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait une contrainte de la CAF de la Manche pour un indu de prime d'activité de 282,42 euros. La requérante n'ayant pas fourni, malgré une demande de régularisation, de précisions suffisantes permettant d'apprécier le bien-fondé de ses moyens, le juge a fait application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour insuffisance de motivation.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la société Townhouse Trouville d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Trouville-sur-Mer ne s’opposant pas à des travaux déclarés par M. A. La société requérante s’est désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune et de M. A tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du maire de Livarot-Pays-d'Auge de lui délivrer un permis de construire pour le changement de destination d’un bâtiment agricole en habitation. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués par le requérant (prescription de l’action publique, âge, santé, modification réglementaire) étaient inopérants, car ils étaient sans incidence sur la légalité de la décision. Celle-ci était fondée sur le caractère incomplet du dossier et sur l’incompatibilité du projet avec le règlement du plan local d’urbanisme en zone agricole, en application du code de l’urbanisme. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la communauté de communes des Pays de l’Aigle d’abroger le plan local d’urbanisme (PLU) de Saint-Martin-d’Ecublei, en tant qu’il classait ses parcelles en zones naturelles. Postérieurement à l’introduction de la requête, la communauté de communes a adopté un nouveau plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) qui s’est entièrement substitué à l’ancien document, en modifiant substantiellement les règles applicables aux parcelles concernées. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que cette abrogation implicite du PLU contesté a privé le litige d’objet, sans que la reprise de certaines dispositions ne constitue une simple modification de pure forme. Par conséquent, il est prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, et les demandes au titre des frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait à l'État de lui communiquer un rendez-vous ou de débloquer son accès à la plateforme ANEF pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le blocage de son dossier résultait de ses propres manquements (défaut de transmission de pièces et dépôt sous une identité différente) et qu'il n'avait pas épuisé les voies alternatives (contact du centre citoyen). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B C pour enjoindre au préfet du Calvados d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le préfet ayant finalement délivré le récépissé sollicité en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d'injonction. En revanche, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. B C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. F C, qui contestait l'avis défavorable du service central des courses et jeux (SCCJ) du 25 octobre 2022 concernant sa demande d'agrément pour exploiter des postes d'enregistrement de jeux. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'administration n'était pas tenue d'informer le requérant de la consultation des fichiers automatisés en l'absence d'accusé de réception de sa demande. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles L. 114-1 et R. 114-6 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la Sasu "The happy life company" d'une demande indemnitaire dirigée contre la commune d'Alençon, fondée sur des fautes commises dans l'accompagnement de l'exploitation d'un commerce et une carence dans l'exercice des pouvoirs de police. La société requérante sollicitait la réparation de divers préjudices, incluant des pertes d'exploitation, des investissements perdus et des préjudices moraux et d'image. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que les fautes alléguées n'étaient pas établies. En conséquence, il a également rejeté les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B contre l'arrêté du maire de Marigny-le-Lozon du 1er juin 2022 lui ordonnant d'évacuer des déchets. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article L. 541-3 du code de l'environnement avait été respectée, notamment par l'envoi préalable d'un avis de faits et de sanctions. Il a également estimé que les objets entreposés constituaient bien des déchets au sens de l'article L. 541-1-1 du même code, et que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur de droit ou de qualification. La demande de M. B a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme B D d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Orne pour le recouvrement d’un trop-perçu d’aide personnalisée au logement (APL) de 355,23 euros. La requérante contestait le bien-fondé de cet indu, arguant avoir quitté son logement en février 2022. Le tribunal a d’abord constaté que les indus de prestations familiales et d’allocation de soutien familial relevaient de la compétence du tribunal judiciaire, limitant ainsi le litige au seul indu d’APL. Sur le fond, il a rejeté l’opposition en considérant que la caisse justifiait du bien-fondé de la créance, fondée sur les articles L. 821-1, L. 821-2, L. 823-1 et R. 823-4 du code de la construction et de l’habitation, et a validé la contrainte.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. D demandant la suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. Les requérants n'ont pas justifié de l'urgence, condition nécessaire à la suspension, en se bornant à invoquer la proximité de la rentrée scolaire sans précisions circonstanciées sur les conséquences familiales. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme A B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Manche de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus, l'un de prime d'activité (1 205,99 €) et l'autre d'aide personnelle au logement (145 €). Le tribunal a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient d'apprécier si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifient une remise, conformément aux articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Après avoir examiné les pièces du dossier, le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme B ne démontrait pas sa bonne foi, ayant omis de déclarer le versement d'une pension alimentaire, et que sa situation de précarité n'était pas établie de manière suffisante pour justifier une remise.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour raisons médicales, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et des articles 3-1 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une protection particulière au regard des textes invoqués. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant la décision du préfet du Calvados de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour fondée sur un dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. En l'espèce, la rupture de la vie commune et l'absence de pièces justificatives ont rendu le dossier incomplet, justifiant la clôture sans examen au fond. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 30 juin 2025, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. B. Celui-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 418 euros notifié par la MSA et le rejet implicite de son recours par le département de l'Orne. En cours d'instance, le département a reconnu l'erreur de notification et la MSA a remboursé les sommes prélevées, rendant les conclusions d'annulation et d'injonction sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné le département de l'Orne à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B.