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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de plusieurs associations et particuliers demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 mars 2023 déclarant d'utilité publique le projet d'aménagement à deux fois deux voies de la route départementale 924 entre Briouze et Sevrai. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier d'enquête publique (absence d'étude socio-économique, étude d'impact incomplète), l'absence d'intérêt général du projet et le caractère excessif de ses inconvénients environnementaux et financiers. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles R. 1511-4 et R. 1511-5 du code des transports, R. 122-1 et R. 122-5 du code de l'environnement, et a validé la procédure d'expropriation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Coreal, venant aux droits de la société Audincourt 47, d'une demande d'indemnisation de 2 725 257,89 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de la décision du maire de Lisieux du 29 octobre 2018. Cette décision, qui interdisait le début des travaux autorisés par un permis de construire, avait été annulée par un jugement définitif du tribunal. La commune de Lisieux a contesté sa responsabilité, invoquant notamment une faute de la requérante. Le tribunal a examiné la recevabilité de la demande, s'agissant notamment de l'illégalité du permis de construire initial, et a statué sur le fond de la responsabilité pour faute de la commune.
Refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, constate que la décision implicite de refus initiale a été remplacée par un arrêté préfectoral du 6 mai 2025. La requête en suspension est donc devenue sans objet, car elle ne vise plus la décision en vigueur. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans examiner les moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH).
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, agent de la chambre régionale d'agriculture de Normandie, contestant sa révocation sans préavis prononcée le 6 juillet 2023. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à la composition et à la convocation de la commission régionale paritaire, l'absence de faute justifiant une sanction, le caractère disproportionné de la mesure et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, considérant que la procédure avait été régulièrement suivie et que la sanction était fondée sur des faits établis et proportionnée. La décision a donc confirmé la légalité de la révocation, en application de la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 et du statut des personnels administratifs des chambres d'agriculture.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus du préfet de la Manche d’autoriser le regroupement familial pour ses quatre enfants. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée régulièrement, que l’avis du maire de Saint-Lô avait bien été recueilli, et que la condition de logement prévue à l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas remplie. La demande d’annulation a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovare, contestant l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du 29 novembre 2024 du préfet de la Manche lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L.423-7 du CESEDA et 8 de la CEDH, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A pour contester un arrêté préfectoral du 3 février 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le requérant s'est désisté de sa requête par courrier du 24 avril 2025. Par une ordonnance du 25 juin 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné les requêtes de M. et Mme B contestant le refus de permis de construire (17 janvier 2023) puis son retrait (13 mars 2023) pour leur projet de réhabilitation avec extension à Vains. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l'arrêté du 17 janvier 2023, celui-ci ayant été retiré par l'arrêté du 13 mars 2023. Concernant l'arrêté du 13 mars 2023, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le projet n'était pas situé dans un espace urbanisé au sens de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, justifiant ainsi le refus et le retrait du permis tacite.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la commune de La Ferté-Macé. Celle-ci demandait au juge l'autorisation de pénétrer sur des propriétés privées pour procéder d'office à l'enlèvement de déchets. Le tribunal a jugé que la requête ne tendait ni à l'annulation d'une décision, ni à une condamnation pécuniaire. Il a rappelé le principe selon lequel une collectivité publique ne peut demander au juge de prononcer une mesure qu'elle a elle-même le pouvoir de prendre, en vertu de ses pouvoirs de police issus de l'article L. 541-3 du code de l'environnement. La décision a été fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 septembre 2022 par lequel la maire de Donville-les-Bains a délivré un permis de construire à la SCCV Les Résidences de Chausey. Les requérants contestaient notamment la légalité de l’arrêté pour vice de forme, incomplétude du dossier, et méconnaissance du plan de prévention des risques naturels (PPRN), du plan local d’urbanisme (PLU) et des articles L. 111-11 et R. 111-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient infondés, et a mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du PLU applicables.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du ministre des armées du 5 juillet 2023 refusant de reconnaître comme imputable au service l'accident de M. B, agent technique, survenu le 1er juin 2023 (atteinte à la cheville dans un escalier). Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation, car l'événement, survenu dans le temps et le lieu du service, présentait les caractéristiques d'un accident soudain et violent, malgré une prédisposition naturelle. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui présume l'imputabilité au service en l'absence de circonstance particulière détachant l'accident du service.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 28 juin 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie refusait de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme C, professeure des écoles. L'annulation est fondée sur un vice de forme substantiel, l'arrêté contesté ne comportant pas les nom, prénom et qualité de sa signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la rectrice de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Caen a annulé la décision du 28 juin 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie refusait de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme A, professeure des écoles. L'annulation est fondée sur un vice de forme substantiel, l'arrêté contesté ne comportant pas la mention du nom, prénom et qualité de sa signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la rectrice de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, infirmière stagiaire, qui contestait son affectation au lycée Arcisse de Caumont à Bayeux et demandait à être affectée au collège Charles Letot. Le tribunal a jugé que la décision d'affectation du 10 juillet 2023 avait été signée par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que les dispositions des articles L. 325-36 et L. 325-37 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article 5 de l'arrêté du 23 octobre 2012, n'imposent pas que l'affectation des lauréats de concours corresponde à leurs vœux, mais seulement qu'elle respecte l'ordre de mérite. Par conséquent, la décision attaquée n'a pas méconnu ces textes ni le principe d'indépendance du jury.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. E, professeur d’EPS, qui contestait le refus de la rectrice de l’académie de Normandie de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 25 février 2022. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’acquiescement aux faits, l’administration ayant produit un mémoire avant le jugement. Il a ensuite jugé que la composition du conseil médical n’était pas irrégulière et que le refus n’était pas entaché d’erreur d’appréciation, dès lors que l’événement invoqué (un courriel) ne présentait pas de lien direct et déterminant avec le service. La décision s’appuie sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel la directrice académique du Calvados a infligé à une professeure des écoles une sanction de déplacement d'office et de radiation de la liste d'aptitude de directeur d'école. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, les griefs énoncés étant trop vagues et non assortis de faits précis et datés, en méconnaissance de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique. L'État est condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser la carte en raison de la menace pour l'ordre public que constituait M. B, compte tenu de ses nombreuses condamnations pénales, et que cette décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B et M. A contestant l'arrêté du 20 février 2024 du maire de Bellême réduisant leur autorisation d'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que cet arrêté, qui abroge partiellement une autorisation précaire et révocable, n'entre dans aucune des catégories de décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et celui relatif à l'absence de procédure contradictoire préalable ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité entraîne l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice.