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Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme C épouse B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus du préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une erreur manifeste d'appréciation et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé par la société Totem France pour suspendre l'opposition du maire de Benerville-sur-Mer à ses travaux d'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas de carence de couverture réseau sur le territoire concerné. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles N1 et N2 du règlement du PLUi et de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Les conclusions de la société ont été rejetées et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet du Calvados. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance ultérieure d’un récépissé ne faisait pas obstacle à l’existence de la décision implicite de refus. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 424-3, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité de la décision implicite de refus.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 17 avril 2023 prolongeant son placement en quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) au centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe jusqu'au 18 octobre 2023. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, les vices de procédure, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code pénitentiaire applicables.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados d’abroger une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an, prises le 21 juillet 2024. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la décision d’obligation de quitter le territoire français avait été exécutée le 3 octobre 2024 avant l’introduction du recours, et qu’aucune demande d’abrogation de l’interdiction de retour n’avait été valablement formée. Cette solution s’appuie sur les règles de recevabilité du code de justice administrative, sans examen au fond des moyens tirés de la convention européenne des droits de l’homme ou du code de l’entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de la SHAM contestant deux titres exécutoires émis par l'ONIAM pour un total de 37 583,52 euros, visant à recouvrer les indemnités versées à une patiente victime d’un accident médical. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant les titres réguliers. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité du centre hospitalier de Bayeux, assuré par la SHAM, était engagée en raison d’un manquement fautif dans la prise en charge, et a rejeté l’argument d’un accident médical non fautif. En conséquence, le tribunal a annulé les titres exécutoires pour vice de forme, mais a fait droit aux conclusions reconventionnelles de l’ONIAM en condamnant la SHAM à lui rembourser les sommes versées, majorées des intérêts et d’une pénalité de 15 % sur le fondement de l’article L. 1142-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de l'association Manche-Nature. Celle-ci contestait deux arrêtés préfectoraux du 9 mars 2023 réglementant la pêche en eau douce dans la Manche. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'évaluation environnementale et d'incidences Natura 2000, de l'irrégularité de la consultation du public, et de la méconnaissance des articles L. 110-1 et L. 430-1 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des mémoires en défense.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de propriétaires contestant la dénomination de leur voie d'accès en "impasse du puits" et la numérotation de leur adresse par la commune de Mehoudin. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les courriers d'information du maire, ceux-ci étant dépourvus de caractère décisoire. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation de l'arrêté municipal de numérotation, le considérant comme un acte réglementaire général. Enfin, l'exception d'illégalité de la délibération du conseil municipal a été rejetée, celle-ci ne constituant pas la base légale de l'arrêté contesté, pris en application de l'article L. 2213-28 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par des conseillers municipaux d’Aure-sur-Mer afin d’obtenir l’exécution d’un jugement du 16 février 2024. Ce jugement enjoignait au maire de convoquer le conseil municipal et d’inscrire à l’ordre du jour une question relative à une délégation pour une coopération intercommunale. Le tribunal a constaté que si le maire avait convoqué le conseil et inscrit la question, il avait refusé de la soumettre au vote, en méconnaissance des articles L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales et L. 911-4 du code de justice administrative. Par conséquent, la juridiction a estimé que l’exécution du jugement n’était pas complète et a ordonné les mesures nécessaires pour y remédier.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les forces de l'ordre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 612-2.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B pour contester le rejet implicite de son recours contre le refus de sa demande de prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en exécution de son jugement du 8 mars 2024, a examiné la demande de MM. B et A qui estimaient que le maire d'Aure-sur-Mer n'avait pas exécuté l'injonction de convoquer le conseil municipal et d'inscrire une question à l'ordre du jour. Le tribunal a rejeté l'argument des requérants sur l'irrecevabilité du mémoire en défense, considérant que le maire avait qualité pour représenter la commune. La solution retenue est que le jugement a été exécuté, car le maire a convoqué le conseil municipal et inscrit la question litigieuse à l'ordre du jour, sans qu'il soit exigé que le conseil délibère effectivement sur le fond. Les textes appliqués sont le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 16 février 2024, a constaté que la commune d’Aure-sur-Mer avait partiellement exécuté l’injonction. Si la question relative à la sécurisation du quartier des Colombiers a été débattue en conseil municipal le 28 mars 2024, le maire a refusé de soumettre au vote les deux autres questions inscrites à l’ordre du jour (délégation pour une coopération intercommunale et travaux du mur du cimetière). En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au maire de provoquer une délibération sur ces deux points dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, animatrice territoriale, qui contestait le refus de reconnaître comme une rechute d'accident de service son arrêt de travail du 16 août 2022. La juridiction a estimé que l'agent n'avait pas respecté les formalités prévues par le décret n°87-602 du 30 juillet 1987, notamment en ne justifiant pas d'une déclaration de rechute dans le délai d'un mois ni d'un certificat médical de consolidation. En outre, Mme C n'a pas établi de lien médical précis entre son état pathologique actuel et l'accident de service initial survenu le 12 février 2020. Par conséquent, la décision de refus de l'autorité territoriale n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A, agent du département du Calvados, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 27 janvier 2023 prononçant sa mutation dans l’intérêt du service. Le tribunal a d’abord jugé la requête recevable, estimant que le changement de résidence administrative et l’élargissement des missions faisaient grief à l’agent. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d’une sanction déguisée, considérant que la motivation de l’arrêté, bien que fondée sur le comportement de l’agent, visait à remédier aux dysfonctionnements du service sans révéler une intention punitive. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux prise par le maire de Varaville. La requérante n'a pas justifié avoir notifié son recours au titulaire de l'autorisation et à l'auteur de la décision, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, Mme D n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti, ce qui a conduit à son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Requête de M. A contestant une décision relative à la carte mobilité inclusion. Le Tribunal administratif de Caen, par ordonnance du 11 juin 2025, rejette la requête pour irrecevabilité. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni fourni de précisions suffisantes sur ses moyens, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (7°), R. 412-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Rejet pour irrecevabilité manifeste d’une requête de M. B contestant une décision de la CARSAT relative à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Le Tribunal administratif de Caen a constaté que la requête n’était pas accompagnée de l’acte attaqué, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 11 avril 2025, restée sans suite (pli non réclamé), le requérant n’a pas produit la décision contestée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme B, qui demandaient leur sortie définitive d’une association syndicale autorisée (ASA), le remboursement de sommes prélevées et des dommages et intérêts. La requête n’était pas accompagnée de la décision attaquée, et les requérants n’ont pas justifié de l’existence d’une décision administrative préalable, ni d’une réclamation préalable pour les conclusions indemnitaires, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également rappelé qu’il ne peut adresser d’injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par la loi, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus de permis de construire pour deux habitations légères de loisirs. Le requérant n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, prononce le rejet sans examen au fond.