11 389 décisions disponibles — page 139/570
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société CM Pack, qui contestait l'attribution d'un marché public de construction. La société avait adressé un simple courrier exprimant des doutes sur l'offre retenue, sans formuler de conclusions précises ni indiquer le fondement juridique de son recours (référé ou fond). L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation de présenter des conclusions et moyens conformément à l'article R. 411-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par l'EARL Ecurie GSL Trotting d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l'intérieur du 8 novembre 2023 refusant, pour des motifs d'ordre public, une autorisation de faire courir. Par un acte enregistré le 12 juin 2025, la requérante s'est désistée de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 13 juin 2025. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'Etat.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme C épouse B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus du préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une erreur manifeste d'appréciation et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 16 février 2024, a constaté que la commune d’Aure-sur-Mer avait partiellement exécuté l’injonction. Si la question relative à la sécurisation du quartier des Colombiers a été débattue en conseil municipal le 28 mars 2024, le maire a refusé de soumettre au vote les deux autres questions inscrites à l’ordre du jour (délégation pour une coopération intercommunale et travaux du mur du cimetière). En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au maire de provoquer une délibération sur ces deux points dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les forces de l'ordre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 612-2.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A, agent du département du Calvados, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 27 janvier 2023 prononçant sa mutation dans l’intérêt du service. Le tribunal a d’abord jugé la requête recevable, estimant que le changement de résidence administrative et l’élargissement des missions faisaient grief à l’agent. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d’une sanction déguisée, considérant que la motivation de l’arrêté, bien que fondée sur le comportement de l’agent, visait à remédier aux dysfonctionnements du service sans révéler une intention punitive. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, animatrice territoriale, qui contestait le refus de reconnaître comme une rechute d'accident de service son arrêt de travail du 16 août 2022. La juridiction a estimé que l'agent n'avait pas respecté les formalités prévues par le décret n°87-602 du 30 juillet 1987, notamment en ne justifiant pas d'une déclaration de rechute dans le délai d'un mois ni d'un certificat médical de consolidation. En outre, Mme C n'a pas établi de lien médical précis entre son état pathologique actuel et l'accident de service initial survenu le 12 février 2020. Par conséquent, la décision de refus de l'autorité territoriale n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de propriétaires contestant la dénomination de leur voie d'accès en "impasse du puits" et la numérotation de leur adresse par la commune de Mehoudin. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les courriers d'information du maire, ceux-ci étant dépourvus de caractère décisoire. Il a également écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation de l'arrêté municipal de numérotation, le considérant comme un acte réglementaire général. Enfin, l'exception d'illégalité de la délibération du conseil municipal a été rejetée, celle-ci ne constituant pas la base légale de l'arrêté contesté, pris en application de l'article L. 2213-28 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en exécution de son jugement du 8 mars 2024, a examiné la demande de MM. B et A qui estimaient que le maire d'Aure-sur-Mer n'avait pas exécuté l'injonction de convoquer le conseil municipal et d'inscrire une question à l'ordre du jour. Le tribunal a rejeté l'argument des requérants sur l'irrecevabilité du mémoire en défense, considérant que le maire avait qualité pour représenter la commune. La solution retenue est que le jugement a été exécuté, car le maire a convoqué le conseil municipal et inscrit la question litigieuse à l'ordre du jour, sans qu'il soit exigé que le conseil délibère effectivement sur le fond. Les textes appliqués sont le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de l'association Manche-Nature. Celle-ci contestait deux arrêtés préfectoraux du 9 mars 2023 réglementant la pêche en eau douce dans la Manche. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'évaluation environnementale et d'incidences Natura 2000, de l'irrégularité de la consultation du public, et de la méconnaissance des articles L. 110-1 et L. 430-1 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des mémoires en défense.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B pour contester le rejet implicite de son recours contre le refus de sa demande de prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par des conseillers municipaux d’Aure-sur-Mer afin d’obtenir l’exécution d’un jugement du 16 février 2024. Ce jugement enjoignait au maire de convoquer le conseil municipal et d’inscrire à l’ordre du jour une question relative à une délégation pour une coopération intercommunale. Le tribunal a constaté que si le maire avait convoqué le conseil et inscrit la question, il avait refusé de la soumettre au vote, en méconnaissance des articles L. 2121-9 du code général des collectivités territoriales et L. 911-4 du code de justice administrative. Par conséquent, la juridiction a estimé que l’exécution du jugement n’était pas complète et a ordonné les mesures nécessaires pour y remédier.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la cheffe de bureau bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que M. D ne pouvait se prévaloir d'un droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien, car sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public, ce qui permettait à l'administration de refuser la délivrance d'un certificat de résidence. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation, les décisions d'éloignement et d'assignation à résidence étant jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C contestant la délibération du 26 septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Lisieux a autorisé l'acquisition de deux parcelles pour un euro symbolique. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du requérant en tant que contribuable local, estimant que l'opération était susceptible d'avoir une incidence directe sur les finances communales. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un défaut d'information des conseillers municipaux et de l'existence d'une libéralité, en application des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A pour contester la décision du département de la Manche mettant fin à son droit au revenu de solidarité active. La requérante s'est ensuite désistée de son recours pour excès de pouvoir. Par une ordonnance du 11 juin 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, le jugeant pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen (1ère chambre) a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler son autorisation provisoire de séjour en tant que parent d’enfant malade. Postérieurement à la clôture de l’instruction, M. B s’est désisté de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande au titre des frais de justice. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une autorisation provisoire de séjour le 7 février 2025, valable rétroactivement, et a pris acte du désistement, donnant ainsi un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet, l’aide juridictionnelle totale ayant été accordée par une décision du 27 février 2025.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 4 494,99 euros notifié par la CAF du Calvados. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était accompagnée d'aucune décision administrative, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 26 avril 2025, Mme B n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requête, qui portait sur un certificat de fin de scolarité et un titre exécutoire, ne comportait l’énoncé d’aucune conclusion soumise au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Requête de M. A contestant une décision relative à la carte mobilité inclusion. Le Tribunal administratif de Caen, par ordonnance du 11 juin 2025, rejette la requête pour irrecevabilité. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni fourni de précisions suffisantes sur ses moyens, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (7°), R. 412-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux prise par le maire de Varaville. La requérante n'a pas justifié avoir notifié son recours au titulaire de l'autorisation et à l'auteur de la décision, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, Mme D n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti, ce qui a conduit à son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.