11 370 décisions disponibles — page 2/569
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet et à la DRAC Normandie d'intervenir pour la sauvegarde de l'Abbaye Blanche, monument historique. Le juge estime que l'administration a, par courriers des 31 octobre et 2 décembre 2025, répondu au requérant en l'invitant à constituer un dossier d'avant-projet complet avec son architecte, et que l'absence de mesures immédiates ne caractérise pas une carence fautive justifiant une injonction en urgence. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les conditions d'urgence et d'utilité d'une mesure provisoire ne sont pas réunies.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger confronté à un blocage de son compte ANEF l'empêchant de renouveler son titre de séjour. Le juge lui a accordé l'aide juridictionnelle provisoire et, constatant le désistement du requérant suite à la délivrance d'un récépissé par la préfecture, a donné acte de ce désistement. Il a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de contribuables qui demandaient la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de droits de mutation à titre gratuit. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives aux droits d'enregistrement et à leur recouvrement au tribunal judiciaire et au juge de l'impôt.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, ne justifiait pas d'une inscription définitive dans une formation universitaire pour l'année 2025-2026, condition essentielle au maintien de son droit au séjour. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-ivoirienne.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son arrêté de suspension de fonctions. Le juge a estimé que la mesure, prise par le président de la communauté urbaine, était une suspension conservatoire légale au sens de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, justifiée par des griefs suffisamment vraisemblables. Ces griefs, relatifs à une relation inappropriée présumée avec une élève mineure, constituaient un manquement plausible aux obligations professionnelles, rendant la suspension proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture d'un établissement Intermarché. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, considérant que les manquements à l'hygiène alimentaire constatés par l'autorité administrative justifient la mesure. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de l'EARL de la Moisandière visant à annuler l'arrêté municipal autorisant l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'un intérêt à agir suffisant pour contester la décision, son exploitation agricole n'étant pas située à proximité immédiate du projet. Le tribunal écarte également les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le code des postes et des communications électroniques (article L. 34-9-1) et le code de l'urbanisme, considérant qu'ils ne sont pas établis.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes visant à annuler la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour la construction d'un pylône d'antennes relais par la société TDF. Le tribunal a jugé les requêtes irrecevables, notamment au motif que les requérants n'avaient pas satisfait à la formalité de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme (précisément, l'obligation de notification à l'auteur du projet). Il a également considéré que les moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme, la Charte de l'environnement, le code des postes et communications électroniques et la convention d'Aarhus, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 8 février 2024 retirant une décision tacite de non-opposition à un projet de relais de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que l'autorité compétente était fondée à retirer cette décision, car le dossier de déclaration préalable était incomplet, notamment en ce qui concerne les documents graphiques requis pour apprécier l'insertion du projet dans le paysage, en application des articles L. 423-1 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier en matière de compétence et de procédure, estimant que les garanties de la défense avaient été respectées, notamment concernant l'anonymisation des témoignages d'élèves. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et la jurisprudence relative aux procédures disciplinaires.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant béninois. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article 11 de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 en n'examinant pas la demande de titre de séjour sur ce fondement spécifique. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des mesures d'éloignement qui en découlaient.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les conditions de la retenue administrative, notamment l'assistance par un interprète et un avocat, étaient conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 813-5, L. 141-2 et L. 141-3). La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée pour défaut de dépôt dans les délais.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la requête d'une AESH demandant sa convocation d'urgence devant un médecin agréé, la reconnaissance d'un accident de travail et la régularisation de sa situation financière. Le juge estime que la requérante, qui perçoit toujours un traitement, ne justifie pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ne produit aucun élément probant à l'appui de ses demandes. La demande est donc jugée manifestement mal fondée au regard des conditions de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête par le représentant unique des demandeurs. Le litige portait sur un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite d'une demande de convocation du conseil municipal et l'inscription de questions à l'ordre du jour. La procédure est éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond.
**Sujet principal** : Contestation d'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour recouvrer des amendes de contraventions de police. **Juridiction** : Tribunal administratif de Caen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. Le juge administratif estime que les litiges relatifs au recouvrement d'amendes pour contraventions de police relèvent de la juridiction judiciaire. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste), articles 521 et 707-1 du code de procédure pénale, et décret n°64-1333 du 22 décembre 1964 (régime de recouvrement des amendes).
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société Eni Plenitude France, qui renonçait à sa demande en paiement d'une somme due par la commune. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est plus statué sur le fond de la requête.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait une décision pénitentiaire, n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête et n'avait formulé aucune conclusion ni moyen, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité non couverte.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, constate l'absence d'objet de la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction relève que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré une attestation de prolongation d'instruction et notifié la future délivrance d'un titre de séjour décennal. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge prononce donc un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses conclusions en annulation et injonction contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. La juridiction condamne l'État à verser à l'avocate du requérant, admis à l'aide juridictionnelle totale, une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.