11 372 décisions disponibles — page 28/569
Le Tribunal administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet du Calvados refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays d'éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé inopérant le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, celui-ci ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., agent du SIAEP du Bauptois, d'une demande d'indemnisation de 39 059,08 euros pour les préjudices résultant d'une épicondylite reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. Le requérant invoquait la responsabilité pour faute de son employeur, notamment pour l'avoir maintenu sur son poste sans respecter les préconisations de la médecine du travail et pour ne pas avoir mis à jour le document unique d'évaluation des risques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes présentées au titre des frais de justice et de l'expertise.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., professeur d'enseignement artistique, contestant la décision du 15 décembre 2022 fixant son emploi du temps après une période de disponibilité. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle n'affectait ni sa rémunération, ni ses droits statutaires, ni ses libertés fondamentales. Il a également écarté l'argument de discrimination, estimant que les allégations du requérant ne suffisaient pas à établir un tel traitement. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. B..., professeur d’enseignement artistique, qui contestait deux arrêtés du président de la communauté urbaine de Caen la Mer Normandie le privant de rémunération pour service non fait les 11, 12, 18 et 19 janvier 2023. Le tribunal a jugé que l’agent, en ne se conformant pas aux horaires de service fixés par son supérieur hiérarchique (les mercredis et jeudis) et en modifiant unilatéralement son planning pour enseigner à d’autres dates, n’avait pas exécuté ses obligations de service au sens des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est que l’absence de service fait était établie, et le moyen tiré d’un détournement de pouvoir a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., professeur d'enseignement artistique, qui contestait son exclusion temporaire de quinze jours infligée par la communauté urbaine de Caen la Mer. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, inapplicable à la procédure disciplinaire administrative. Il a jugé que le refus de report de la séance du conseil de discipline était régulier et que les droits de la défense avaient été respectés. Sur le fond, le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés (manquements au devoir d'obéissance hiérarchique, à l'obligation de servir et au devoir de réserve) était établie et que la sanction n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de la SARL La Terrasse, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 31 464,05 euros pour la période 2018-2021. La société soutenait que la location de ses locaux professionnels était imposable à la TVA sur le fondement de l’article 256 du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que le bail portait sur des locaux nus, exclus du champ de la TVA en vertu de l’article 261 D du même code. La solution retenue est le rejet de la demande, le tribunal estimant que la location de locaux nus à usage commercial est exonérée de TVA, sans que l’option pour l’assujettissement prévue à l’article 260 du code général des impôts ne soit applicable en l’espèce.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi d’une demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Jullouville pour une résidence de 18 logements. Les requérants invoquaient l’urgence et l’existence de plusieurs moyens sérieux, notamment la méconnaissance des règles de sécurité, de voirie, de stationnement et d’insertion architecturale prévues par le plan local d’urbanisme (PLU), ainsi que l’absence de sursis à statuer malgré l’élaboration d’un PLU intercommunal. La commune a contesté l’urgence et la recevabilité de la requête, tout en défendant la légalité de l’arrêté. Le tribunal a rejeté la requête en suspension, jugeant que la condition d’urgence n’était pas établie, les travaux n’ayant pas débuté et aucun élément ne démontrant un commencement imminent.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur la demande de suspension de l’arrêté du 9 janvier 2026 par lequel le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A... et l’a obligé à quitter le territoire français, a examiné la condition d’urgence. Celle-ci est présumée dans le cadre d’un renouvellement de titre de séjour, mais le requérant doit démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, ce qu’il n’a pas établi. Par ailleurs, le tribunal a relevé que l’obligation de quitter le territoire français ne peut être exécutée avant que le juge administratif n’ait statué sur le recours en annulation déposé par M. A..., en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence d’urgence caractérisée, la requête en suspension a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 19 janvier 2026 refusant un titre de séjour et obligeant M. C... A... à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas présenté de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B..., professeur d'enseignement artistique, contestant son arrêté de suspension pris par le président de la communauté urbaine de Caen la Mer Normandie. Le tribunal a rappelé que la suspension est une mesure conservatoire fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, nécessitant des griefs vraisemblables de faute grave. En l'espèce, il a jugé que les faits reprochés, notamment le non-respect de l'emploi du temps fixé par le directeur, constituaient un manquement à l'obligation d'obéissance hiérarchique suffisamment grave et vraisemblable pour justifier la suspension. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B... et mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS Aptar Stelmi d’une demande de réduction de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2015 à 2018, concernant son établissement industriel à Granville. La société soutenait que certains biens d’équipement spécialisés et mobiliers devaient être exclus de la base imposable, et que des travaux de remplacement ou de rénovation n’avaient pas à être intégrés dans la valeur locative foncière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la réclamation préalable était irrecevable pour défaut de pièces justificatives, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles R. 197-3 et R. 200-2 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... C..., agent territorial, qui contestait le refus de la communauté d’agglomération du Cotentin de lui accorder un congé de longue maladie et son maintien en disponibilité d’office. Le requérant soutenait que l’administration avait méconnu son obligation d’aménager ses conditions de travail, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, la décision attaquée ne portant pas sur un tel aménagement. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, qui encadrent le placement en disponibilité d’office après épuisement des droits à congé de maladie.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A... dirigée contre l'arrêté du 20 novembre 2023 par lequel le maire de Barneville-Carteret ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. C... pour la construction d'un balcon et la transformation d'un chien-assis. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'incomplétude du dossier de déclaration préalable (articles R. 431-10 et R. 431-36 du code de l'urbanisme) et de la méconnaissance des articles UC7, UC9, UC10 et UC11 du règlement du plan local d'urbanisme, pour finalement les écarter comme non fondés.
Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. B... contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle pour exercer une activité privée de sécurité. Le requérant soutenait que l’administration ne pouvait légalement consulter les données du fichier des antécédents judiciaires (TAJ) en raison d’une mention faisant obstacle à cette consultation. Le tribunal rappelle que, selon les articles 230-8 et R. 40-29 du code de procédure pénale, les données assorties d’une mention ne peuvent être consultées dans le cadre d’enquêtes administratives, mais que cette interdiction ne s’applique pas en l’absence d’une telle mention. En l’espèce, la décision de refus est fondée sur des faits commis par M. B... lorsqu’il était mineur, et le tribunal estime que le CNAPS a pu légalement se fonder sur ces éléments, sans erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SASU Abeille Parachutisme, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui appliquer le taux réduit de TVA (10%) pour ses prestations de saut en parachute, prévu à l'article 279 b nonies du code général des impôts. La société invoquait notamment l'incompétence du signataire de la décision et une erreur de fait, mais le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision régulièrement signée et le refus fondé. Le tribunal a considéré que l'accès à l'aéroport et l'espace aérien utilisé ne constituent pas un "droit d'admission" ou un "site" au sens des dispositions fiscales applicables. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l’arrêté du préfet du Calvados du 25 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 renvoie, pour les titres non prévus par cet accord, à la législation nationale, et que le préfet a fait une exacte application des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision retient que la communauté de vie n’était pas établie, et que le refus ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni n’est entaché d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise médicale à la demande des ayants droit de Mme C... F..., décédée d'un adénocarcinome pulmonaire. Les requérants estiment qu'un retard de diagnostic de huit mois après la découverte fortuite d'un nodule pulmonaire constitue un manquement du CHU de Caen. Le juge retient le caractère utile de la mesure pour évaluer une éventuelle responsabilité hospitalière et les préjudices subis. La mission de l'expert est fixée, et la demande de consignation préalable des frais est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo visant à désigner un expert. Cette mesure a pour objet de constater, avant le début des travaux d’extension du tramway (prévus d’avril 2026 à fin 2028), l’état de l’immeuble situé 2 rue Georges Lebret à Caen, propriété de Normand’Invest, ASD Invest et FTIMMO H. Le tribunal a également admis l’intervention volontaire de la société Orange, qui exploite des installations techniques sur la parcelle concernée, et a étendu la mission de l’expert à ses équipements. La solution retenue est l’utilité de la mesure de constat préventif pour préserver les droits des parties en cas de litige futur lié aux travaux.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C..., ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet du Calvados du 4 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.