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Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 27 novembre 2025 par lequel le préfet du Calvados obligeait M. D..., ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence continue en France depuis 2015 avec son épouse et ses enfants, dont l'un est né en France et tous scolarisés. Le tribunal a également relevé une méconnaissance de l'intérêt supérieur des enfants, protégé par la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. D... une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours et de réexaminer sa situation.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 4 décembre 2025 l'assignant à résidence pour quarante-cinq jours. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au respect de sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que, malgré sa présence déclarée en France depuis quatre ans et sa relation de couple récente, M. C... ne justifiait d'aucune insertion socio-professionnelle et était assigné au domicile de sa compagne, ce qui ne constituait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.