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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Calvados du 8 septembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 23 octobre 2023 par laquelle l’Agence nationale de l’habitat (Anah) avait rejeté le recours de M. B... et ne lui avait accordé qu’une prime de 3 000 euros pour l’installation d’une chaudière à granulés. Le tribunal a jugé que l’Anah avait commis une erreur en qualifiant l’équipement de chaudière à bûches, alors que les pièces produites établissaient l’installation d’une chaudière à granulés avec silo intégré, éligible à une prime de 4 000 euros en application du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du 14 janvier 2020. La solution retenue est l’annulation partielle de la décision litigieuse en tant qu’elle accorde une prime de 3 000 euros au lieu de 4 000 euros.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. D... et Mme Baron d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la communauté urbaine de Caen la mer de modifier le plan local d’urbanisme de Breteville-sur-Odon pour classer intégralement leur parcelle ZM223 en zone AU. Les requérants soutenaient que le classement partiel en zone « Ne » était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, notamment en raison de la présence d’un bâti existant traversant les deux zones. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les auteurs du PLU avaient pu légalement classer la partie sud de la parcelle en zone naturelle « Ne » au regard des dispositions des articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l’urbanisme, sans commettre d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Manche de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et quatre enfants. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant la décision suffisamment motivée et régulière. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations des conventions européenne et internationale des droits de l’homme et de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., capitaine du navire de pêche « William Marine », qui contestait une décision du préfet de la région Normandie lui infligeant trois points de pénalité et une amende de 20 000 euros pour manquements aux obligations déclaratives en matière de pêche. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de vice de procédure et d’erreur de droit, estimant que la procédure était régulière et que les textes applicables, notamment le règlement (UE) n° 1005/2008 et l’arrêté du 18 mars 2015, avaient été correctement appliqués. Il a également jugé que le montant de l’amende n’était pas disproportionné au regard des infractions constatées.
Le Tribunal administratif de Caen a donné acte du désistement d’instance de Mme B... épouse A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Calvados. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance constate ce désistement et met fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du 4 juillet 2025. Cette décision avait attribué une aide humaine à son fils mais refusé son orientation vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS). Le tribunal a estimé que la requête, fondée sur des moyens de légalité interne, n'était assortie d'aucune pièce ni précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Caen a annulé l'arrêté du 30 septembre 2025 par lequel le préfet du Calvados obligeait M. D..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée en France à l'âge de deux ans, de la présence de toute sa famille sur le territoire et de son implication dans l'éducation de son enfant. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a entraîné l'annulation des décisions subséquentes.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant l'amende administrative infligée par le préfet de la région Normandie pour une infraction de pêche maritime. Le juge a considéré que l'unique moyen soulevé, tiré de l'inexactitude matérielle des faits, n'était assorti que d'un fait manifestement insusceptible de venir à son soutien. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, car le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B... pour contester des indus d'allocation aux adultes handicapés (AAH), d'aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité, ainsi que le refus de remise de dette. Le tribunal a jugé que le litige relatif à l'indu d'AAH relevait de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale, et a transmis cette partie de la requête au tribunal judiciaire de Caen. Pour le surplus, concernant les indus d'APL et de prime d'activité, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme B..., estimant que la présence occasionnelle de sa fille majeure dans son logement justifiait le réexamen de ses droits et que la décision de refus de remise de dette était suffisamment motivée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de bureau disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement pur et simple de M. B... C..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 lui refusant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant ayant déclaré se désister de sa requête et de toute action future, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. Par conséquent, la juridiction a prononcé un non-lieu à statuer, donnant acte du désistement d'instance et d'action. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà de la constatation procédurale.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 20 000 euros présentée par un détenu, M. B..., qui réclamait réparation pour la perte de ses vêtements par l’administration pénitentiaire. Le juge a estimé que, malgré la faute reconnue de l’administration, le requérant n’établissait pas la réalité et l’étendue de ses préjudices matériel et moral, faute de justificatifs d’achat ou d’éléments probants. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l’État, sans application de textes spécifiques mentionnés dans l’extrait.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 632,30 euros pour la période du 1er juin 2022 au 30 avril 2024 et un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 535,10 euros pour 2023. La requérante soutenait être séparée de son conjoint depuis mars 2022, tout en continuant à vivre sous le même toit. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, considérant que la situation de vie commune impliquait la prise en compte des ressources du foyer. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des indus.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant la décision implicite de rejet de son recours administratif contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) et la retenue opérée sur son allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé que la notification de l'indu, effectuée via une attestation de paiement mentionnant le montant et le motif de la retenue, était régulière au regard de l'article R. 262-92-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription, estimant que l'action en recouvrement n'était pas prescrite. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B..., ressortissant sierra-léonais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet du Calvados refusant le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, M. B... s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 retirant un permis de construire tacite, mais s'était contenté de transmettre au tribunal une copie de son recours gracieux sans formuler de conclusions précises (demande d'annulation ou de condamnation). La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter sans régularisation les requêtes ne contenant ni exposé des moyens ni conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet du Calvados un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 7 novembre 2025. Par ordonnance du même jour, la juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune mesure utile n'a donc été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... qui contestait une contrainte de la CAF de la Manche pour le recouvrement d'une dette de 3 139,57 euros. Le requérant demandait un échéancier de remboursement de 50 euros par mois, mais le juge administratif a rappelé qu'il ne peut pas se substituer à l'administration pour accorder des modalités de paiement. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, invite M. B... à se rapprocher directement de la CAF pour négocier un échéancier.