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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Orne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité et d'aides personnalisées au logement. M. B... contestait devoir ces sommes, arguant que les indus résultaient des déclarations frauduleuses de son épouse dont il était séparé. Le tribunal a jugé que la contrainte était légalement fondée, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que des articles L. 823-9 et L. 822-5 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur la demande du préfet de l’Orne, était saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l’expulsion de Mme A... d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, suite au rejet de sa demande d’asile. Le préfet invoquait la nécessité de libérer une place pour préserver le bon fonctionnement du service public, face à un taux d’occupation de 100 %. Toutefois, Mme A... ayant quitté les lieux le 8 juillet 2025, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Caen a donné acte du désistement de M. B..., qui contestait le retrait total de sa prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat. Le requérant s’est désisté après que l’agence a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement est pur et simple et qu’il n’y a pas d’obstacle à en donner acte.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Boistech d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Noues de Sienne, d’un montant de 1 804 133,24 euros, relatif à l’exécution de lots d’un marché public d’aménagement d’un parc de loisirs. La société contestait la compétence de la commune pour émettre ce titre, arguant que seule la communauté de communes signataire des contrats pouvait agir, et invoquait la prescription de la créance ainsi que l’irrégularité du décompte général. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Boistech, validant la compétence de la commune et le bien-fondé du titre de recettes. La décision s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait la condamnation de la commune de Tracy-sur-Mer pour des préjudices liés à l’illégalité de décisions d’urbanisme (certificat d’urbanisme et refus de permis d’aménager). Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les illégalités invoquées et les préjudices financiers et moraux allégués n’était pas établi, notamment car le requérant avait obtenu un certificat d’urbanisme positif et un permis d’aménager tacite. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application spécifique d’un texte autre que le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SCI du Moulin Bleu d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Blonville-sur-Mer. La requérante invoquait la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLU). La SCI s’est désistée de sa requête après l’obtention par les pétitionnaires d’un permis modificatif. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions des défendeurs au titre des frais de l’instance.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment en ne produisant pas de preuve suffisante du dépôt d'un dossier complet ni de difficultés financières avérées liées à l'absence de document de séjour. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d’enjoindre à la commune de Villerville de cesser l’intervention d’engins lourds sur le chemin des Fondrières pour des travaux étrangers à une précédente ordonnance du 6 mai 2025. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, la commune ayant cessé la circulation des engins lourds depuis le 15 juillet 2025, et que les mesures sollicitées n’étaient pas utiles, les expertises n’imputant pas les dommages allégués à ces travaux. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux dépens et à l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet du Calvados avait délivré à M. B..., postérieurement à l'introduction de sa requête, l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée. La demande d'injonction est donc devenue sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A... C..., armateur du navire "A... III", pour non-respect des règles de police portuaire. Le tribunal a retenu la matérialité des faits, notamment le défaut de signalement d’une dégradation des ouvrages portuaires, en application des articles L. 5335-2, L. 5335-5, L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, ainsi que de l’article 11 de l’arrêté du 30 novembre 2017. Il a condamné M. C..., en sa qualité d’armateur, à une amende de 5e classe, conformément à l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme C..., pour occupation sans titre du domaine public portuaire de Courseulles-sur-Mer avec son bateau. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbaux, constituaient une violation des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5333-6 du code des transports, ainsi que du règlement particulier de police du port. En conséquence, il a condamné Mme C... à une amende contraventionnelle de cinquième classe et lui a enjoint de déplacer son bateau sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision se fonde sur les articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, qui répriment les manquements aux règles d’occupation du domaine public portuaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D..., ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressé, compte tenu de sa condamnation pénale, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et que l'interdiction de circulation était justifiée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 septembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, sans circonstance particulière invoquée par le préfet pour y faire échec. Le tribunal a également retenu l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 433-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., pour avoir mis à l’eau un jet-ski dans le port de Caen-Ouistreham sans autorisation préalable de la capitainerie. Le préfet demandait une amende de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. M. A... contestait, invoquant son ignorance de l’obligation d’autorisation et l’absence de signalétique visible. Le tribunal a retenu que les faits établis par procès-verbal constituaient une contravention de grande voirie, en application des articles précités et du règlement particulier de police du port.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un jugement rejetant sa contestation d’indu de prime d’activité, constate que ce jugement a été rendu en premier et dernier ressort. En application des articles L. 821-1 et R. 351-2 du code de justice administrative, le tribunal estime que ce litige relève de la compétence du Conseil d’État par la voie du recours en cassation. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour des contraventions de grande voirie commises par M. C... dans le port de Caen-Ouistreham. Il lui était reproché d'avoir navigué sans autorisation et de ne pas avoir obtempéré aux ordres des officiers de port, en violation des articles L. 5334-5 et L. 5337-5 du code des transports ainsi que du règlement particulier de police du port. M. C... a reconnu les faits mais a invoqué sa bonne foi et son manque d'expérience pour solliciter la relaxe. Le tribunal a retenu que les infractions étaient constituées et a condamné M. C... au paiement de deux amendes, l'une de 500 euros pour le défaut d'obtempération et l'autre de 1 500 euros pour la navigation sans autorisation, sur le fondement des articles précités du code des transports et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la société Ewa Sports, représentée par son gérant, pour non-respect de l’article 3 du règlement particulier de police du port de Trouville-Deauville. La société a demandé la relaxe, contestant notamment la notification du procès-verbal et la matérialité des faits. Le tribunal a rejeté ces moyens, estimant que la notification par lettre recommandée avec accusé de réception était régulière et que le détournement de procédure allégué n’était pas établi. Sur le fond, il a constaté que les faits constituaient une contravention de grande voirie au sens des articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, et a condamné la société au paiement d’une amende de cinquième classe en application de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour une contravention de grande voirie commise par M. C..., qui a franchi un feu rouge sur le pont des écluses du port de Caen-Ouistreham. La juridiction a retenu que les faits, non contestés dans leur matérialité, constituent une infraction aux articles R. 412-30 du code de la route et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a condamné M. C... à une amende de 750 euros, estimant que le montant de 1 500 euros demandé par le préfet était disproportionné, et a rejeté l'argument de la bonne foi fondé sur une durée anormale du feu rouge.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. D..., qui s’est engagé sur un pont du port de Caen-Ouistreham malgré un feu rouge. La matérialité des faits n’étant pas contestée, le tribunal a jugé que l’infraction était constituée sur le fondement des articles L. 5337-1 et R. 5333-25 du code des transports, du règlement particulier de police du port et de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné M. D... à une amende de 750 euros, correspondant au montant maximal prévu pour une contravention de quatrième classe, sans modulation possible.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui demandait la suspension de la décision de l'administration pénitentiaire de le séparer de son codétenu. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de culte, garantie par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 26 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. Le juge a estimé qu'aucun texte ou principe ne garantit une pratique collective du culte et qu'il n'était pas établi que l'administration lui avait interdit de pratiquer sa religion. En l'absence d'urgence justifiée, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.