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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a considéré que les pathologies invoquées (cancer, emphysème, arthrose) n'établissaient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, ni un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, ni le recours systématique à une aide technique ou humaine lors des déplacements extérieurs, comme l'exigent l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée a donc été jugée fondée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., capitaine et armateur du navire « Galapagos », qui contestait une décision du préfet de la région Normandie lui infligeant une amende de 5 000 euros et douze points de pénalité pour des infractions aux règles de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment le respect des droits de la défense, n'était pas entachée d'irrégularité. Il a estimé que les infractions de pêche en quantité supérieure à celle autorisée et de manquement aux obligations déclaratives étaient constituées, et que le cumul de sanctions entre le capitaine et l'armateur était légalement prévu par l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime. Enfin, le tribunal a considéré que les sanctions n'étaient pas disproportionnées au regard de la gravité des faits.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions à fin d’injonction, après que le préfet du Calvados a régularisé sa situation en renouvelant son récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, qui demandait initialement le renouvellement de son récépissé autorisant à travailler et la finalisation de l’instruction de sa demande de carte de séjour, s’est désistée de ces demandes. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser à Mme B... une somme de 500 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de l’Orne de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La magistrate a estimé que les éléments fournis par la requérante, notamment une fracture complexe de la jambe et une difficulté à marcher plus de cent mètres, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d’être accompagnée systématiquement lors de tous ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision initiale et le rejet du recours administratif préalable ont donc été jugés fondés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Orne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité et d'aides personnalisées au logement. M. B... contestait devoir ces sommes, arguant que les indus résultaient des déclarations frauduleuses de son épouse dont il était séparé. Le tribunal a jugé que la contrainte était légalement fondée, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que des articles L. 823-9 et L. 822-5 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, était saisi par la SCI Norfolk et M. A... d’une demande d’injonction visant à contraindre le maire de Quettehou à prendre un arrêté de mise en sécurité contre un propriétaire voisin, sur le fondement de l’article L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, le maire a pris cet arrêté le 29 août 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné la commune à verser 600 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, le préfet du Calvados a accordé le regroupement familial, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d’instance en condamnant l’État à verser 500 euros à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Boistech d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Noues de Sienne, d’un montant de 1 804 133,24 euros, relatif à l’exécution de lots d’un marché public d’aménagement d’un parc de loisirs. La société contestait la compétence de la commune pour émettre ce titre, arguant que seule la communauté de communes signataire des contrats pouvait agir, et invoquait la prescription de la créance ainsi que l’irrégularité du décompte général. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Boistech, validant la compétence de la commune et le bien-fondé du titre de recettes. La décision s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait la condamnation de la commune de Tracy-sur-Mer pour des préjudices liés à l’illégalité de décisions d’urbanisme (certificat d’urbanisme et refus de permis d’aménager). Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les illégalités invoquées et les préjudices financiers et moraux allégués n’était pas établi, notamment car le requérant avait obtenu un certificat d’urbanisme positif et un permis d’aménager tacite. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans application spécifique d’un texte autre que le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SCI du Moulin Bleu d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Blonville-sur-Mer. La requérante invoquait la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLU). La SCI s’est désistée de sa requête après l’obtention par les pétitionnaires d’un permis modificatif. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions des défendeurs au titre des frais de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d’enjoindre à la commune de Villerville de cesser l’intervention d’engins lourds sur le chemin des Fondrières pour des travaux étrangers à une précédente ordonnance du 6 mai 2025. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, la commune ayant cessé la circulation des engins lourds depuis le 15 juillet 2025, et que les mesures sollicitées n’étaient pas utiles, les expertises n’imputant pas les dommages allégués à ces travaux. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives aux dépens et à l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment en ne produisant pas de preuve suffisante du dépôt d'un dossier complet ni de difficultés financières avérées liées à l'absence de document de séjour. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet du Calvados avait délivré à M. B..., postérieurement à l'introduction de sa requête, l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée. La demande d'injonction est donc devenue sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A... C..., armateur du navire "A... III", pour non-respect des règles de police portuaire. Le tribunal a retenu la matérialité des faits, notamment le défaut de signalement d’une dégradation des ouvrages portuaires, en application des articles L. 5335-2, L. 5335-5, L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, ainsi que de l’article 11 de l’arrêté du 30 novembre 2017. Il a condamné M. C..., en sa qualité d’armateur, à une amende de 5e classe, conformément à l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme C..., pour occupation sans titre du domaine public portuaire de Courseulles-sur-Mer avec son bateau. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbaux, constituaient une violation des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5333-6 du code des transports, ainsi que du règlement particulier de police du port. En conséquence, il a condamné Mme C... à une amende contraventionnelle de cinquième classe et lui a enjoint de déplacer son bateau sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision se fonde sur les articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, qui répriment les manquements aux règles d’occupation du domaine public portuaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D..., ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressé, compte tenu de sa condamnation pénale, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et que l'interdiction de circulation était justifiée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 septembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, sans circonstance particulière invoquée par le préfet pour y faire échec. Le tribunal a également retenu l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 433-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un jugement rejetant sa contestation d’indu de prime d’activité, constate que ce jugement a été rendu en premier et dernier ressort. En application des articles L. 821-1 et R. 351-2 du code de justice administrative, le tribunal estime que ce litige relève de la compétence du Conseil d’État par la voie du recours en cassation. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados pour des contraventions de grande voirie commises par M. C... dans le port de Caen-Ouistreham. Il lui était reproché d'avoir navigué sans autorisation et de ne pas avoir obtempéré aux ordres des officiers de port, en violation des articles L. 5334-5 et L. 5337-5 du code des transports ainsi que du règlement particulier de police du port. M. C... a reconnu les faits mais a invoqué sa bonne foi et son manque d'expérience pour solliciter la relaxe. Le tribunal a retenu que les infractions étaient constituées et a condamné M. C... au paiement de deux amendes, l'une de 500 euros pour le défaut d'obtempération et l'autre de 1 500 euros pour la navigation sans autorisation, sur le fondement des articles précités du code des transports et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la commune de Villedieu-les-Bailleul d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 créant le Syndicat mixte d’adduction d’eau potable de Terres d’Argentan par fusion de quatre syndicats préexistants. La commune invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 5212-27 et L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales, tenant à un vice de procédure et à une atteinte à ses prérogatives. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant. Il a en outre écarté les moyens soulevés, jugeant la procédure régulière et les dispositions légales respectées.