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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Caen

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Caen

11 372 décisions disponibles — page 79/569

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501491(TA14-2501491)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Calvados du 8 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant, en raison de la lenteur injustifiée du parcours universitaire de l'intéressé, malgré ses arguments sur la crise sanitaire et des problèmes de santé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 433-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2500881(TA14-2500881)

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté du 20 mars 2025 du préfet du Calvados l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant un retour d’un an. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle, notamment sa vie familiale et professionnelle en France. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son maintien irrégulier, des violences conjugales commises et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2400604(TA14-2400604)

Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le garde des sceaux a retiré l'affectation de Mme A... à la maison d'arrêt de Caen à compter du 1er avril 2022 pour la remplacer par une affectation au centre pénitentiaire de Caen-Ifs. Le tribunal retient que l'administration a commis une erreur de fait, dès lors que Mme A... a effectivement été en fonctions à la maison d'arrêt de Caen durant cette période, comme l'atteste son procès-verbal d'installation. La décision implicite de rejet du recours gracieux est également annulée. En revanche, les conclusions à fin d'injonction sont rejetées, l'annulation ayant pour effet de faire revivre l'affectation initiale sans nécessité de mesure d'exécution.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2300869(TA14-2300869)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation de Mme C..., qui contestait le recours abusif à des contrats à durée déterminée par le CCAS de Ouistreham. La requérante sollicitait 20 059 euros pour préjudices financier et moral, mais le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 88-145 du 15 février 1988, relatives aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2300973(TA14-2300973)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C..., agent territorial, contestant le refus du maire de Saint-Germain-sur-Ay de reconnaître l’imputabilité au service de sa pathologie et les décisions de placement en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d’office. Le tribunal a substitué l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 aux articles L. 822-18 à L. 822-20 du code général de la fonction publique, non applicables, comme base légale du refus. Il a rejeté l’ensemble des moyens de la requête, estimant notamment que la procédure suivie était régulière et que le lien direct entre la maladie et le service n’était pas établi. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C... et mis à sa charge les frais de justice.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2301884(TA14-2301884)

Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 2 mai 2023 par lequel le président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours du Calvados a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie de M. E..., adjudant sapeur-pompier. Le tribunal relève d'office que l'administration a méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur les articles L. 822-20 et suivants du code général de la fonction publique, alors que la pathologie a été diagnostiquée avant l'entrée en vigueur du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019. Il substitue à cette base légale les dispositions de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2302615(TA14-2302615)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus du ministre de l'économie de lui accorder une retraite anticipée pour carrière longue. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur en ne prenant pas en compte certains trimestres présumés cotisés (chômage, AVPF, invalidité) pour atteindre la durée d'assurance requise. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit ou de fait, les trimestres litigieux ne pouvant être validés comme cotisés au sens des dispositions applicables du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n°2023-436 du 3 juin 2023.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2303164(TA14-2303164)

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) était saisi par la SCI Virgie la Hubert d’une contestation relative à des actes de recouvrement forcé (lettre de mise en cause et saisie administrative à tiers détenteur) émis par le centre des finances publiques de la Manche pour le recouvrement de taxes syndicales dues à l’association syndicale autorisée (ASA) de Sainte-Marie-du-Mont. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-5 du code de l’organisation judiciaire, il a jugé que les contestations portant sur le recouvrement de créances non fiscales d’un établissement public local, telle une ASA, relèvent désormais de la compétence du juge de l’exécution (tribunal judiciaire). Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2303380(TA14-2303380)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C..., greffière au tribunal judiciaire de Caen, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2023, fixé à 514,20 euros. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de ses évaluations professionnelles excellentes. Le tribunal a jugé que le directeur de greffe n'avait pas commis d'erreur en fixant ce montant, en application des articles 1er et 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'article 40 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, notamment en raison de la proratisation liée à son temps partiel. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2400014(TA14-2400014)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., adjointe administrative au tribunal judiciaire de Caen, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 400 euros pour l'année 2022. La requérante soutenait que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de ses évaluations professionnelles excellentes. Le tribunal a jugé que le montant du CIA, déterminé par le chef de service en fonction de l'engagement professionnel et de la manière de servir, ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation, même en présence d'une appréciation littérale élogieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2400025(TA14-2400025)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., principal de collège, contestant le montant de la part « résultats » de son indemnité (fixée à 3 000 euros) et le refus de communication de son entretien professionnel. Les conclusions contre le refus de communication ont été jugées irrecevables, faute pour le requérant de démontrer avoir formulé cette demande. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 du décret n° 2012-933 du 1er août 2012 n’était pas fondé, l’entretien professionnel ayant bien eu lieu.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2400069(TA14-2400069)

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. B..., salarié protégé, contestant la décision de l'inspecteur du travail du 5 mai 2023 autorisant son licenciement disciplinaire par la société Soleval, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la décision explicite de la ministre du travail du 16 février 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B..., notamment ceux tirés du vice de procédure, du non-respect du contradictoire, de l'irrégularité de la procédure de licenciement, de l'absence de matérialité des faits et de la disproportion de la sanction. En conséquence, la requête a été rejetée, et les conclusions de la société Soleval tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2400163(TA14-2400163)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à l’illégalité fautive de l’arrêté du 7 juillet 2016 refusant sa titularisation en tant que médecin sapeur-pompier. Le tribunal a reconnu que cette illégalité, déjà constatée par un jugement définitif du 8 février 2019, constitue une faute de nature à engager la responsabilité du service départemental d’incendie et de secours de l’Orne. Cependant, il a rejeté la demande d’indemnisation de 200 000 euros, estimant que le lien de causalité direct entre la faute et les préjudices allégués (atteinte à la réputation professionnelle et troubles dans les conditions d’existence) n’était pas suffisamment établi par le requérant. La décision s’appuie notamment sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2400179(TA14-2400179)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l’indivision D... qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de La Hague du 25 juillet 2023 s’opposant à leur déclaration préalable de travaux pour la pose d’un bardage « grey green ». Le tribunal a estimé que le maire pouvait légalement fonder son refus sur les dispositions de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, substitué au motif initial, en raison de l’atteinte du projet aux abords du château de Vauville, site classé et monument historique. Il a jugé que le bardage projeté, par sa couleur et son aspect, portait atteinte à la qualité des lieux environnants et au caractère du site. Les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2401375(TA14-2401375)

Annulation d’un refus implicite de titre de séjour par le tribunal administratif de Caen (2ème chambre). Le requérant, ressortissant mauritanien, contestait le silence gardé par le préfet du Calvados sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501568(TA14-2501568)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... A... contre l'arrêté préfectoral du 3 février 2025. La décision retient que la signataire de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été jugées légales.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402060(TA14-2402060)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C..., ressortissant camerounais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 23 juin 2025 s’était substituée à la décision implicite, rendant cette dernière sans objet. Il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

5 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2503273(TA14-2503273)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SAS Tusa-Delcourt, qui contestait la procédure de passation d’une concession de service public de transport routier de voyageurs attribuée par la communauté d’agglomération Saint Lô Agglo. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de la candidature et de l’offre du groupement attributaire, ainsi qu’un conflit d’intérêts, mais le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a considéré que le groupement attributaire avait produit les attestations requises, ne sous-traitait pas l’intégralité des prestations, et que sa proposition de dépôt de bus était conforme aux exigences du règlement de consultation. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure et de reprise des opérations a été rejetée, et la SAS Tusa-Delcourt a été condamnée à verser 4 000 euros à la communauté d’agglomération au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

4 novembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2503298(TA14-2503298)

Le Tribunal Administratif de Caen a suspendu l’exécution de la décision du 23 septembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé le regroupement familial de M. C..., ressortissant soudanais réfugié, au profit de son épouse résidant au Soudan en conflit. La condition d’urgence a été reconnue en raison de l’insécurité au Soudan et du délai écoulé depuis la demande initiale de 2022. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment sur le respect des principes de la vie familiale, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

4 novembre 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2503504(TA14-2503504)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 juillet 2025 par lequel le préfet du Calvados a ordonné l'expulsion de M. B..., ressortissant togolais, vers le Togo. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que l'exécution de la mesure préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation avant le jugement au fond. En conséquence, il n'a pas examiné le moyen tiré de l'atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale, invoqué sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

4 novembre 2025Résumé IA
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