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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus du ministre de l'économie de lui accorder une retraite anticipée pour carrière longue. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur en ne prenant pas en compte certains trimestres présumés cotisés (chômage, AVPF, invalidité) pour atteindre la durée d'assurance requise. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit ou de fait, les trimestres litigieux ne pouvant être validés comme cotisés au sens des dispositions applicables du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n°2023-436 du 3 juin 2023.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté du 20 mars 2025 du préfet du Calvados l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant un retour d’un an. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle, notamment sa vie familiale et professionnelle en France. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son maintien irrégulier, des violences conjugales commises et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) était saisi par la SCI Virgie la Hubert d’une contestation relative à des actes de recouvrement forcé (lettre de mise en cause et saisie administrative à tiers détenteur) émis par le centre des finances publiques de la Manche pour le recouvrement de taxes syndicales dues à l’association syndicale autorisée (ASA) de Sainte-Marie-du-Mont. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-5 du code de l’organisation judiciaire, il a jugé que les contestations portant sur le recouvrement de créances non fiscales d’un établissement public local, telle une ASA, relèvent désormais de la compétence du juge de l’exécution (tribunal judiciaire). Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C..., greffière au tribunal judiciaire de Caen, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2023, fixé à 514,20 euros. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de ses évaluations professionnelles excellentes. Le tribunal a jugé que le directeur de greffe n'avait pas commis d'erreur en fixant ce montant, en application des articles 1er et 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'article 40 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, notamment en raison de la proratisation liée à son temps partiel. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., adjointe administrative au tribunal judiciaire de Caen, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 400 euros pour l'année 2022. La requérante soutenait que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de ses évaluations professionnelles excellentes. Le tribunal a jugé que le montant du CIA, déterminé par le chef de service en fonction de l'engagement professionnel et de la manière de servir, ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation, même en présence d'une appréciation littérale élogieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., principal de collège, contestant le montant de la part « résultats » de son indemnité (fixée à 3 000 euros) et le refus de communication de son entretien professionnel. Les conclusions contre le refus de communication ont été jugées irrecevables, faute pour le requérant de démontrer avoir formulé cette demande. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 du décret n° 2012-933 du 1er août 2012 n’était pas fondé, l’entretien professionnel ayant bien eu lieu.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. B..., salarié protégé, contestant la décision de l'inspecteur du travail du 5 mai 2023 autorisant son licenciement disciplinaire par la société Soleval, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la décision explicite de la ministre du travail du 16 février 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B..., notamment ceux tirés du vice de procédure, du non-respect du contradictoire, de l'irrégularité de la procédure de licenciement, de l'absence de matérialité des faits et de la disproportion de la sanction. En conséquence, la requête a été rejetée, et les conclusions de la société Soleval tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. C... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à l’illégalité fautive de l’arrêté du 7 juillet 2016 refusant sa titularisation en tant que médecin sapeur-pompier. Le tribunal a reconnu que cette illégalité, déjà constatée par un jugement définitif du 8 février 2019, constitue une faute de nature à engager la responsabilité du service départemental d’incendie et de secours de l’Orne. Cependant, il a rejeté la demande d’indemnisation de 200 000 euros, estimant que le lien de causalité direct entre la faute et les préjudices allégués (atteinte à la réputation professionnelle et troubles dans les conditions d’existence) n’était pas suffisamment établi par le requérant. La décision s’appuie notamment sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l’indivision D... qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de La Hague du 25 juillet 2023 s’opposant à leur déclaration préalable de travaux pour la pose d’un bardage « grey green ». Le tribunal a estimé que le maire pouvait légalement fonder son refus sur les dispositions de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, substitué au motif initial, en raison de l’atteinte du projet aux abords du château de Vauville, site classé et monument historique. Il a jugé que le bardage projeté, par sa couleur et son aspect, portait atteinte à la qualité des lieux environnants et au caractère du site. Les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Annulation d’un refus implicite de titre de séjour par le tribunal administratif de Caen (2ème chambre). Le requérant, ressortissant mauritanien, contestait le silence gardé par le préfet du Calvados sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a annulé cette décision implicite pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le ministre de l'intérieur a mis fin au détachement de M. A..., fonctionnaire territorial, avant son terme. Le tribunal juge que le ministre, en tant qu'autorité d'accueil, était incompétent pour prendre cette décision, seule l'administration d'origine disposant de ce pouvoir en vertu de l'article 10 du décret n°86-68 du 13 janvier 1986. Cette incompétence entraîne l'annulation de l'arrêté sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C..., inspectrice du travail, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté ministériel du 13 juillet 2023 la radiant des cadres pour invalidité non imputable au service, et refusant de lui reconnaître le bénéfice d’une rente viagère d’invalidité. La requérante contestait notamment l’absence de présomption d’imputabilité au service de son invalidité, en se fondant sur l’article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’administration, jugeant que le titre de pension devenu définitif ne privait pas d’objet le recours contre l’arrêté fondateur. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué, estimant que l’administration avait méconnu la présomption d’imputabilité au service prévue par les textes applicables, et a enjoint à la ministre de prendre un nouvel arrêté reconnaissant l’imputabilité au service de l’invalidité et ouvrant droit à la rente viagère.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C..., ressortissant camerounais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 23 juin 2025 s’était substituée à la décision implicite, rendant cette dernière sans objet. Il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SAS Tusa-Delcourt, qui contestait la procédure de passation d’une concession de service public de transport routier de voyageurs attribuée par la communauté d’agglomération Saint Lô Agglo. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de la candidature et de l’offre du groupement attributaire, ainsi qu’un conflit d’intérêts, mais le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a considéré que le groupement attributaire avait produit les attestations requises, ne sous-traitait pas l’intégralité des prestations, et que sa proposition de dépôt de bus était conforme aux exigences du règlement de consultation. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure et de reprise des opérations a été rejetée, et la SAS Tusa-Delcourt a été condamnée à verser 4 000 euros à la communauté d’agglomération au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a suspendu l’exécution de la décision du 23 septembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé le regroupement familial de M. C..., ressortissant soudanais réfugié, au profit de son épouse résidant au Soudan en conflit. La condition d’urgence a été reconnue en raison de l’insécurité au Soudan et du délai écoulé depuis la demande initiale de 2022. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment sur le respect des principes de la vie familiale, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A... pour contester une décision de la caisse d’allocations familiales du Calvados relative à une remise partielle de dette de prime d’activité. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 4 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 juillet 2025 par lequel le préfet du Calvados a ordonné l'expulsion de M. B..., ressortissant togolais, vers le Togo. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que l'exécution de la mesure préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation avant le jugement au fond. En conséquence, il n'a pas examiné le moyen tiré de l'atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale, invoqué sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision refusant le versement de son revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le requérant n'apportait ni éléments ni justificatifs suffisants pour démontrer l'urgence nécessaire à l'application des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée sans débat contradictoire, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 3 novembre 2025, a donné acte du désistement d’instance de Mme B..., qui contestait le rejet de sa demande de remise d’un indu d’aide personnelle au logement. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle a été réputée s’être désistée. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a pris acte du désistement d’instance de Mme B... Cette dernière contestait une décision de la caisse d’allocations familiales du Calvados ne lui accordant qu’une remise partielle d’un indu de prime d’activité de 474 euros. Le désistement a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti.