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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans le cadre du renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Calvados a généré le document sollicité via la plateforme ANEF, rendant les conclusions de M. A... sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et en condamnant l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne un référé suspension introduit par un détenu, M. B..., contre la décision du ministre de la justice du 3 septembre 2025 prolongeant son placement à l’isolement pour trois mois. Le requérant invoque l’urgence, notamment en raison d’un isolement prolongé depuis plus de douze ans et d’une dégradation de son état de santé, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, tenant à un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur de droit au regard des articles R. 213-25 du code pénitentiaire et de la circulaire du 14 avril 2011. Le juge des référés admet le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et ordonne la suspension de l’exécution de la décision attaquée, estimant que la condition d’urgence est présumée et que les moyens soulevés sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la prolongation. Les textes appliqués incluent l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, et les dispositions du code pénitentiaire relatives
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS HVLB, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui octroyer des aides du fonds de solidarité pour la période de février à septembre 2021. La société soutenait que l'administration avait commis une erreur en ne prenant pas en compte le chiffre d'affaires de la SNC Les Ducs, absorbée par transmission universelle de patrimoine, et invoquait une méconnaissance de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que les décisions de rejet n'étaient pas entachées d'illégalité fautive, considérant que l'administration avait fait une exacte application du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La demande indemnitaire de la SAS HVLB a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la suspension de l'exécution d'un arrêté de déclaration d'utilité publique du 19 mai 2025 et d'un arrêté du 27 août 2025 prescrivant une enquête parcellaire, relatifs à un projet de raccordement électrique sur la commune de Saint-Gilles. S'agissant de l'arrêté du 19 mai 2025, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (inexactitude matérielle, atteinte au droit de propriété, caducité, détournement de pouvoir) n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. Concernant l'arrêté du 27 août 2025, la demande a été jugée irrecevable, soit faute d'intérêt à agir pour les requérants, soit parce qu'un acte prescrivant une enquête parcellaire ne fait pas grief. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Calvados le 23 mai 2025. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, cette disposition régissant la délivrance des titres de séjour et non les mesures d’éloignement. Il a également écarté les moyens fondés sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, estimant que la décision attaquée ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A..., ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un récépissé et mis en fabrication le titre sollicité, ce qui a implicitement abrogé la décision attaquée. Le tribunal a constaté que cette abrogation définitive privait d’objet le litige, prononçant un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et aux fins d’injonction. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. A... au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. F... contestant son placement à l'isolement pour trois mois au centre pénitentiaire de Caen. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également écarté le moyen tiré du non-respect des droits de la défense, en se fondant sur les articles L. 211-2, L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision d'isolement.
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Frameto. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°9 « Serrurerie, métallerie » du marché de travaux du Musée de la Tapisserie de Bayeux, en invoquant l'irrégularité du sous-critère de jugement relatif aux nuisances olfactives et une dénaturation de son offre. Le tribunal a considéré que l'offre de la société Frameto était irrégulière, notamment en raison d'informations trompeuses sur sa représentation légale et de données erronées dans son dossier de candidature, ce qui suffisait à justifier son éviction sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a refusé de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. B..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoient le renouvellement de plein droit du certificat de résidence de dix ans. En l’absence de production de mémoire par le préfet, malgré une mise en demeure, les faits allégués par le requérant ont été considérés comme établis. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser un reliquat de 247,25 euros au titre d’arriérés de salaires pour son travail en détention entre février 2020 et juin 2022. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà versé 1 569,21 euros au requérant, qui avait accepté cette indemnisation. Il a jugé que M. A... ne justifiait pas d’un droit à un complément de rémunération supérieur à la somme déjà perçue, en application des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, devenus les articles L. 412-20 et D. 412-64 du code pénitentiaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A... C..., pharmacien, contestant la sanction de déconventionnement de dix-huit mois (dont douze mois ferme) prononcée par le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) pour non-respect de ses engagements conventionnels. Le requérant invoquait des vices de procédure, notamment une convocation erronée et le défaut d'information sur une possible aggravation de la sanction par la Commission paritaire nationale (CPN), ainsi qu'une méconnaissance des droits de la défense due à la tenue de la réunion en visioconférence. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, considérant la procédure régulière et les droits de la défense respectés. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de M. A... C... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Victoria Pub. Celle-ci contestait un titre de perception de 6 555 euros émis pour récupérer un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19, ainsi que le rejet de son recours administratif. Le tribunal a jugé que la société n’apportait aucun justificatif pour étayer ses moyens, notamment son choix du chiffre d’affaires de référence et sa prétendue renonciation à une aide pour mai 2021. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025, estimant que le préfet de l'Orne avait commis une erreur de droit en exigeant une autorisation de travail pour le renouvellement du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de deux arrêtés préfectoraux (19 mai et 26 août 2025) relatifs à l’instauration de servitudes pour le raccordement électrique d’un logement. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés par le requérant (atteinte au droit de propriété, défaut d’indemnisation, méconnaissance du droit à un recours effectif) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant béninois, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de la convention franco-béninoise, des articles L. 423-10, L. 423-7, L. 433-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention franco-béninoise.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre des titres de perception émis le 20 décembre 2021, majorés le 15 mars 2022, visant à récupérer un indu de 10 918 euros versé au titre du fonds de solidarité pour les entreprises (ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020). La requérante contestait le bien-fondé de la récupération, arguant avoir fourni les justificatifs nécessaires et subi des pertes de chiffre d’affaires liées au confinement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme B... n'avait pas donné suite à la demande de justificatifs de l'administration fiscale du 7 septembre 2021, conformément à l'article 3-1 de l'ordonnance précitée, et qu'en l'absence de preuve de ses pertes, l'indu était fondé. La solution retenue confirme la légalité des titres de perception et le principe de la récupération des aides indûment versées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du préfet de l'Orne de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à ses enfants mineurs. Le tribunal a estimé que l'administration avait légalement pu écarter les actes d'état civil surinamais produits, en raison de doutes sérieux sur leur authenticité et de l'absence de preuve de la filiation paternelle française, condition nécessaire à l'attribution de la nationalité française. Il a ainsi jugé que les décisions attaquées n'étaient entachées ni d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation, et ne méconnaissaient pas les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme ou de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles 18 et 310-3 du code civil, ainsi que sur les décrets n°55-1397 et n°2005-1726.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A... contestant le refus du préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée d'une ordonnance de référé, rappelant que ces décisions provisoires n'ont pas cette autorité. Il a également jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de Mme A... constituait une menace pour l'ordre public, ses condamnations pénales datant de plus de dix ans et son intégration étant reconnue. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard de l'article 8 de la même Convention.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de la société Lloyd’s, représentée par l’AGSM, visant à annuler un titre exécutoire émis par l’ONIAM pour le recouvrement de 44 342,34 euros, correspondant à l’indemnisation versée à un patient du centre hospitalier de Falaise. La société requérante contestait la compétence de l’ONIAM, la motivation du titre, et l’existence même de la créance, arguant que l’infection nosocomiale relevait de la solidarité nationale. L’ONIAM a demandé le rejet de la requête et, reconventionnellement, le paiement d’intérêts et d’une pénalité. Le tribunal a statué sur la base des codes de la santé publique, des assurances et de justice administrative, en rejetant les moyens soulevés par la requérante et en faisant droit aux demandes reconventionnelles de l’ONIAM.