Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2515369(TA95-2515369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que le simple dépôt d'un dossier sur la plateforme « démarches simplifiées » ne constitue pas une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de comparution personnelle en préfecture et de délivrance d'un récépissé. Par conséquent, aucun délai de quatre mois n'a pu courir et aucune décision implicite de rejet n'est née, rendant la requête irrecevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA95-2512333(TA95-2512333)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de la SASU RESIDENCES SERVICES GESTION, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. Le tribunal a constaté que l’administration avait prononcé un dégrèvement total de cette imposition avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d’objet dès l’origine. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA95-2401842(TA95-2401842)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a retiré sa carte de séjour pluriannuelle pour lui délivrer une carte temporaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le vice de procédure tiré du défaut de respect de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a jugé que la procédure contradictoire avait bien été respectée, le préfet ayant informé le requérant de son intention par courrier du 2 février 2023. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2509373(TA95-2509373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri-lankais, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cette information ne constituant pas une décision distincte. S'agissant des autres décisions, le tribunal a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Enfin, l'ordonnance a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, l'arrêté comportant les considérations de droit et de fait nécessaires.
N° TA95-2503817(TA95-2503817)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande de réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel de 1 171 euros, soldant le litige. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance.
N° TA95-2403199(TA95-2403199)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à Mme A..., épouse C..., ressortissante chinoise, et lui a accordé une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la requérante remplissait les conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant d'une résidence régulière ininterrompue de plus de cinq ans et de ressources suffisantes, sans contestation du préfet. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de résident de dix ans dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2400041(TA95-2400041)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant égyptien. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas aux demandes de communication des motifs de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La délivrance d’un simple récépissé de demande n’a pas privé d’objet le recours. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2502632(TA95-2502632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 5ème chambre, a été saisi par Mme E..., épouse A..., ressortissante algérienne, de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 janvier 2025 lui retirant sa carte de résident de dix ans et contre un second arrêté du même jour l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le préfet fondait le retrait sur l'utilisation présumée de faux documents pour obtenir un titre de séjour, constituant une menace pour l'ordre public. Le tribunal a jugé que la matérialité de la fraude n'était pas démontrée, faute de poursuites ou de condamnation pénale de l'intéressée, et a annulé les deux arrêtés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2208225(TA95-2208225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... demandant l’annulation du refus de permis de construire pour la transformation de logements en vingt-deux chambres d’hôtel à Villiers-le-Bel. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Sur le fond, il a confirmé que le projet, situé en zone C du plan d’exposition au bruit de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle, ne constituait pas un « hôtel de voyageurs en transit » au sens de l’article L. 112-10 du code de l’urbanisme, justifiant ainsi le refus.
N° TA95-2512330(TA95-2512330)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU RESIDENCES SERVICES GESTION, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. Le juge a constaté que l’administration avait déjà prononcé un dégrèvement total de cette imposition avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d’objet dès l’origine. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2518596(TA95-2518596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... dirigée contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence d'adresse connue, le tribunal a estimé impossible de lui notifier une demande de régularisation. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA95-2519107(TA95-2519107)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif à une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour d’un an, prise par le préfet du Val-d’Oise à l’encontre de M. A.... Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Melun, en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le requérant résidait à Créteil (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2512331(TA95-2512331)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU RESIDENCES SERVICES GESTION, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà prononcé le dégrèvement total de cette imposition avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci dépourvue d’objet dès l’origine. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA95-2504454(TA95-2504454)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une demande de restitution de 8 193 euros prélevés au titre de l’impôt sur le revenu 2024. L’administration fiscale a, après l’introduction de la requête, remboursé une somme supérieure au montant réclamé. En conséquence, le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2502558(TA95-2502558)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une demande en réduction de ses cotisations d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2023. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total de 3 108 euros correspondant aux impositions contestées, le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, la demande de remboursement des frais d’instance présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA95-2400100(TA95-2400100)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 1er décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré la carte de résident de M. A..., ressortissant égyptien. Le préfet s'était fondé sur des procédures pénales classées sans suite ou en cours, sans condamnation définitive, pour des infractions non visées par l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation totale de l'arrêté pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA95-2504694(TA95-2504694)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 20 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant soutenait une erreur de fait sur sa nationalité, se déclarant marocain et non algérien. Le tribunal a écarté ce moyen en opposant à l'intéressé ses propres déclarations lors de son audition, où il s'était présenté comme de nationalité algérienne. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316391(TA95-2316391)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien. Le juge retient que cette décision, émise via un téléservice, ne permet pas d’identifier son auteur, ce qui constitue un vice d’incompétence au regard de l’article L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2504796(TA95-2504796)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, contestant l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 2 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2216081(TA95-2216081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’Ecole Progress d’Aguesseau, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder un contrat d’association à l’enseignement public. Le tribunal a estimé que la requête était irrecevable, faute pour l’école d’avoir saisi la commission de concertation prévue à l’article L. 442-11 du code de l’éducation avant d’introduire son recours contentieux, cette saisine constituant un préalable obligatoire. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées, de même que les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.