Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 454/2613
N° TA95-2516051(TA95-2516051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un duplicata de son titre de séjour "Passeport talent : carte bleue européenne". En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressé pour lui remettre un récépissé l'autorisant à séjourner et travailler dans l'attente du duplicata. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2501560(TA95-2501560)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule les décisions implicites du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. C..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, et de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal estime que la décision de refus de titre méconnaît l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte pluriannuelle dès la première admission au séjour pour un bénéficiaire de la protection subsidiaire, sans que le préfet n'invoque de circonstance faisant obstacle. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2503066(TA95-2503066)
**Sujet principal :** Refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) d’un montant de 1 170,90 euros. **Juridiction :** Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance prise par une vice-présidente désignée). **Solution retenue :** Rejet de la requête par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge constate que la requérante n’apporte aucune précision ni pièce justificative sur sa situation de précarité financière et n’établit pas sa bonne foi, conditions pourtant nécessaires à l’octroi d’une remise de dette. **Textes appliqués :** Articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, et articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2406663(TA95-2406663)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 10 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une vie privée et familiale stable en France (mariage, enfant scolarisé, activité professionnelle continue de plus de cinq ans). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
N° TA95-2412421(TA95-2412421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des riverains et une association pour contester un permis de construire délivré par le maire de Neuilly-sur-Seine à la SCI du 6 rue du Commandant A..., autorisant la démolition d’un bâtiment et la construction d’un immeuble d’hébergement touristique. Les requérants invoquaient notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles de hauteur et de stationnement du plan local d’urbanisme (articles UA 10 et UA 12), ainsi que le non-respect de la réglementation incendie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA95-2209415(TA95-2209415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015, requalifiées en bénéfices non commerciaux. Le tribunal a partiellement donné raison au requérant en prononçant un non-lieu à statuer sur une partie des sommes, à hauteur de 2 995 euros, suite à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les demandes de M. A..., estimant que la procédure de taxation d'office était justifiée et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 76 B, L. 48, L. 10, L. 16 et L. 169 du livre des procédures fiscales, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, sans que les textes spécifiques invoqués par le requérant ne permettent de remettre en cause les impositions maintenues.
N° TA95-2309117(TA95-2309117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS PP, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative temporaire de son établissement pour sept jours, pour emploi d'un étranger non autorisé à travailler. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, n'était pas disproportionnée, la société n'établissant pas sa bonne foi. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de liaison préalable du contentieux.
N° TA95-2405998(TA95-2405998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., incluant ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2207455(TA95-2207455)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de riverains demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par la maire de Malakoff pour la démolition d’un immeuble de bureaux et la construction d’un nouvel ensemble de bureaux et d’activités. Les requérants contestaient la légalité de l’arrêté du 14 janvier 2022 et du rejet de leur recours gracieux, en invoquant notamment la méconnaissance des articles UX 7, UX 9, UX 10, UX 12 et UX 13 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a examiné l’ensemble des moyens soulevés, relatifs à l’incompétence du signataire, à l’implantation des constructions, à l’emprise au sol, à la hauteur, au stationnement et aux espaces végétalisés, et les a jugés non fondés. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme de 1 500 euros à la commune de Malakoff et une somme identique à la société Lazard Group Estate au titre des frais de justice.
N° TA95-2407100(TA95-2407100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant ukrainien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2024 ordonnant sa remise aux autorités polonaises et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision de remise aux autorités polonaises ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410835(TA95-2410835)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir d'un permis de construire délivré par le maire de Neuilly-sur-Seine à la SCI du 6 rue du Commandant B... pour la démolition d'un bâtiment et la construction d'un immeuble d'hébergement touristique. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande, la contradiction avec le plan local d'urbanisme (PLU) et la méconnaissance de plusieurs articles de son règlement (hauteur, stationnement, etc.). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient soit inopérants, soit non fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
N° TA95-2405760(TA95-2405760)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière, et l'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables. Le tribunal a appliqué l'accord franco-malien du 26 septembre 1994, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2511592(TA95-2511592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus de la commune de Goussainville de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et de rétablir son volume horaire. Par un mémoire, la requérante s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la 12ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA95-2306653(TA95-2306653)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur le recours en excès de pouvoir de la société des Grands Projets, qui contestait le montant de la taxe d’aménagement et de la redevance d’archéologie préventive pour la construction de la gare de Châtillon-Montrouge. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en ordonnant la décharge des impositions correspondant à la différence entre les surfaces initialement déclarées et les surfaces réelles taxables, soit 85 m² à Bagneux, 3 010 m² à Châtillon et 11 661 m² à Montrouge, conformément à l’engagement de l’administration. En revanche, il a rejeté la demande d’abattement de 50 % sur la valeur forfaitaire de la taxe d’aménagement, la gare n’étant pas qualifiée d’établissement industriel au sens du 3° de l’article L. 331-12 du code de l’urbanisme. La décision s’appuie sur les articles L. 331-6 et L. 331-12 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le code général des impôts.
N° TA95-2407050(TA95-2407050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus d’enregistrement de sa demande de regroupement familial pour ses enfants. La juridiction a jugé que le refus d’enregistrer une demande de regroupement familial, lorsque le dossier est incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible d’être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En l’espèce, Mme B... n’ayant pas démontré avoir fourni l’ensemble des pièces demandées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), ses conclusions ont été déclarées irrecevables. Cette solution s’appuie sur les articles L. 434-4 et R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2518735(TA95-2518735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour avec autorisation de voyager. La requérante invoquait l’urgence, notamment en raison du décès brutal de son père au Maroc, et soutenait que l’absence de délivrance de ce document portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés d’aller et venir, de réunion et de conscience. Le juge a reconnu l’urgence caractérisée par la nécessité de se rendre auprès de sa famille pour les rites funéraires. Toutefois, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’ordonnance applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-15-1, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA95-2518660(TA95-2518660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui demandait à être convoquée par le préfet pour examiner sa demande de titre de séjour et obtenir une autorisation provisoire de séjour pour poursuivre ses études. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, d'une part car la requérante n'établissait pas que son inscription universitaire était conditionnée à la possession d'un titre de séjour, et d'autre part car elle avait elle-même contribué à l'urgence en saisissant le juge seulement la veille de la date limite d'inscription. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond des atteintes aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA95-2212474(TA95-2212474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Puteaux pour la surélévation d'un immeuble. Les requérants contestaient notamment un vice de procédure lié à l'avis de l'architecte des bâtiments de France, l'incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, les requérants ne justifiant pas d'un intérêt à agir contre ce permis de construire.
N° TA95-2513846(TA95-2513846)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait la suroccupation de son logement de 59 m², la situation de handicap de son frère et sa propre qualité de travailleur handicapé. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis pour établir une méconnaissance des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit besoin de convoquer une audience.
N° TA95-2300674(TA95-2300674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le préfet des Hauts-de-Seine à la SAS Groupe Accueil Immobilier pour un projet immobilier à Saint-Cloud. La juridiction a examiné les nombreux moyens soulevés par la requérante, notamment l'incomplétude du dossier de demande, les vices de procédure et la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles R. 431-8, R. 431-32, R. 431-24, R. 431-13 du code de l'urbanisme, articles UA4, UA7, UA13 du PLU de Saint-Cloud, et R. 111-27 du code de l'urbanisme). Le tribunal a considéré que la requête était irrecevable pour tardiveté, faute pour la requérante d'avoir justifié du dépôt d'un recours gracieux prorogeant le délai de recours contentieux. En conséquence, la demande de Mme C... a été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir.