Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 455/2613
N° TA95-2518660(TA95-2518660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui demandait à être convoquée par le préfet pour examiner sa demande de titre de séjour et obtenir une autorisation provisoire de séjour pour poursuivre ses études. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, d'une part car la requérante n'établissait pas que son inscription universitaire était conditionnée à la possession d'un titre de séjour, et d'autre part car elle avait elle-même contribué à l'urgence en saisissant le juge seulement la veille de la date limite d'inscription. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond des atteintes aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA95-2511592(TA95-2511592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus de la commune de Goussainville de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et de rétablir son volume horaire. Par un mémoire, la requérante s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la 12ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA95-2506533(TA95-2506533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de la situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, compte tenu de l'absence de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une régularisation. Par conséquent, la décision du préfet a été confirmée.
N° TA95-2518070(TA95-2518070)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui demandait le réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par ce texte n'est pas remplie, les risques de suspension de son contrat de travail ne justifiant pas une intervention sous 48 heures. Il rappelle que la requérante peut contester la décision implicite de rejet née du silence de l'administration par un référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2515178(TA95-2515178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine de clôturer l’instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et R. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de quinze jours et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2500741(TA95-2500741)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement fondé sa décision sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant que si l'état de santé de l'intéressé (syndrome de Marfan) nécessitait une prise en charge médicale, un traitement approprié existait dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés.
N° TA95-2517003(TA95-2517003)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante mexicaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale" ou de lui délivrer un document provisoire. La requérante invoquait l'urgence liée à son droit à l'assurance chômage et à un voyage pour son mariage religieux. Le juge a constaté que Mme B... n'avait pas précisé le fondement juridique de sa demande (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative), ce qui l'a empêché de se prononcer sur son bien-fondé. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516967(TA95-2516967)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née le 29 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui contredit la condition posée par l’article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.
N° TA95-2517693(TA95-2517693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant congolais, afin d'obtenir une convocation pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rappelé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l'enregistrement d'une telle demande, et que l'urgence est caractérisée en cas de dysfonctionnement des formalités en ligne. En l'espèce, le préfet n'ayant pas contesté les faits, la condition d'urgence est présumée remplie et la mesure sollicitée est utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B... dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente.
N° TA95-2500511(TA95-2500511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. D..., ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. D..., qui justifiait d'une présence ancienne en France et de liens familiaux stables. Cette solution a été retenue sur le fondement des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2416780(TA95-2416780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B... épouse C... contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine (28 octobre 2024 et 26 avril 2025) lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le second arrêté, pris après le premier, avait implicitement abrogé les décisions du premier arrêté, rendant sans objet la requête dirigée contre celui-ci. Concernant le second arrêté, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête et rejeté la seconde, sans faire droit aux demandes de frais de justice.
N° TA95-2518276(TA95-2518276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à M. A..., ressortissant afghan reconnu réfugié. La juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière depuis l'expiration de son attestation de prolongation d'instruction, ce qui avait entraîné l'interruption de son contrat de travail et la perte de ses prestations sociales. Elle a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2517586(TA95-2517586)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A., ressortissante haïtienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise rejetant sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, caractérisée par la précarité de sa situation (perte de son emploi et de ses droits sociaux), et un moyen sérieux tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que le transfert du dossier de l'intéressée vers une autre préfecture n'emportait pas retrait de la décision implicite de rejet. Il a ensuite fait droit à la demande de suspension, jugeant la condition d'urgence remplie et le moyen invoqué de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2410752(TA95-2410752)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E... A..., ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 24 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que les inexactitudes factuelles alléguées dans la motivation de l'obligation de quitter le territoire n'étaient pas suffisantes pour établir un défaut d'examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2410770(TA95-2410770)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, notamment au regard de l'article 7b de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés par le requérant, dont une erreur de fait et une méconnaissance de sa vie privée et familiale, ont été écartés comme infondés ou insuffisamment étayés.
N° TA95-2410762(TA95-2410762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence récente et isolée de l'intéressé en France. En conséquence, les conclusions en annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2517535(TA95-2517535)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. En cours d'instance, la requérante s'est désistée purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Le juge des référés a constaté que ce désistement était total et sans réserve, et a donné acte de celui-ci par ordonnance du 15 octobre 2025. Aucune mesure au fond n'a donc été prononcée.
N° TA95-2517343(TA95-2517343)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 juin 2025 par lequel le maire de Groslay a retiré le permis de construire tacite accordé à la société Centre de formation A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les préjudices financiers invoqués (perte de formations et frais engagés) n'étant pas suffisamment graves et immédiats au regard de l'intérêt public à assurer le respect des règles d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2518627(TA95-2518627)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant iranien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les difficultés invoquées par le requérant (restriction d'accès à son compte bancaire et perte de protection sociale) ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2518318(TA95-2518318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... épouse A..., ressortissante algérienne, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de diligences en temps utiles pour renouveler son certificat de résidence via la plateforme dédiée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions de l’article L. 521-3.