Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2517378(TA95-2517378)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 31 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant pakistanais ancien mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision mettant brutalement fin à son parcours scolaire, professionnel et à son hébergement. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant ce réexamen.
N° TA95-2406482(TA95-2406482)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B... contre un permis de construire délivré par la commune de Vaucresson à la SAS Jouy, ainsi que contre son transfert à la SCCV Jardy. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance et de toute action future ayant le même objet. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Vaucresson présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2517376(TA95-2517376)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 29 août 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé d’admettre au séjour M. B..., ressortissant ghanéen. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant risquant de se retrouver sans logement ni ressources en raison de l’interruption de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2413666(TA95-2413666)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière et qu'il était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., fondé sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2517373(TA95-2517373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission au séjour de M. B..., un ressortissant ivoirien anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a reconnu l'urgence, car la décision compromettait le parcours scolaire et professionnel du requérant et le privait de logement et de ressources. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2517368(TA95-2517368)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... épouse C... tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La juge a constaté que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de renouvellement en qualité de conjointe de Français, et que le récépissé délivré par le préfet mentionnait une demande de titre "étudiant". En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision de refus inexistante ont été déclarées irrecevables.
N° TA95-2503697(TA95-2503697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association CCDH France d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l'hôpital Corentin Celton de communiquer ses registres de contention et d'isolement pour 2023. En cours d'instance, l'hôpital a fait droit à la demande, ce qui a conduit l'association à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500629(TA95-2500629)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un permis de construire tacite accordé par le maire de Boulogne-Billancourt à la SCI Stanal. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA95-2410766(TA95-2410766)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour soins médicaux. La solution retenue s'appuie sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, dont les conclusions n'ont pas été utilement contestées par le requérant.
N° TA95-2308164(TA95-2308164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un refus de permis de construire pris par le maire de Goussainville, mais sa demande a été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. La notification de l'arrêté, reçue le 30 novembre 2022, mentionnait pourtant les voies et délais de recours. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA95-2518188(TA95-2518188)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l’interdiction de retour de deux ans prise par le préfet du Val-d’Oise à l’encontre de M. B..., ressortissant bangladais. Le juge a constaté que la requête en annulation déjà introduite par l’intéressé avait, en application de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, pour effet de suspendre automatiquement l’exécution de ces décisions. En conséquence, la demande de suspension formée au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative était irrecevable.
N° TA95-2518122(TA95-2518122)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie, la seule menace de suspension de ses droits sociaux ne suffisant pas à caractériser une telle urgence. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2105115(TA95-2105115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGVTI) d’une action subrogatoire visant à obtenir la condamnation du groupe hospitalier Carnelle Portes de l’Oise pour le décès d’une patiente, survenu dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2016 après une agression mortelle par sa compagne de chambre dans le secteur fermé de psychiatrie. Le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’hôpital, invoquant un défaut d’organisation et de surveillance, notamment en raison du placement de deux patientes en crise dans une même chambre et de l’insuffisance des rondes. La juridiction a rejeté la demande du FGVTI, estimant que l’établissement n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, le comportement violent de l’agresseuse étant imprévisible et les mesures de surveillance conformes aux protocoles en vigueur. Cette solution s’appuie sur les principes de responsabilité administrative pour faute, sans application directe de textes spécifiques autres que les codes de la santé publique et de justice administrative.
N° TA95-2501767(TA95-2501767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1, L. 541-1, L. 541-2 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2208953(TA95-2208953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D... A... et Mme C... B... d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant d'une lésion du plexus brachial subie par l'enfant lors de son accouchement au centre hospitalier d'Argenteuil. Les requérants invoquent la responsabilité pour faute de l'hôpital (défaut d'information, absence de médecin lors de l'accouchement, conservation incomplète des échographies) et, à titre subsidiaire, la solidarité nationale via l'ONIAM sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant qu'aucune faute n'était établie à l'encontre du centre hospitalier et que les conditions d'une indemnisation par l'ONIAM n'étaient pas remplies.
N° TA95-2209931(TA95-2209931)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant la décision "48 SI" du 8 juin 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. Le tribunal a pris acte du désistement partiel de M. A... concernant les infractions des 29 novembre 2018, 11 mars 2020 et 3 janvier 2021. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour l'infraction du 14 juillet 2021, en se fondant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que la preuve de l'envoi de l'information était rapportée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure de retrait de points.
N° TA95-2212089(TA95-2212089)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période du 1er septembre 2003 au 1er janvier 2019. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre de la justice, en application de la loi du 31 décembre 1968, jugeant que les créances antérieures au 1er janvier 2017 étaient prescrites. Pour la période non prescrite, le tribunal a estimé que M. A... ne remplissait pas les conditions fixées par la loi du 18 janvier 1991, le décret du 14 novembre 2001 et l'arrêté du 4 décembre 2001 pour bénéficier de la NBI, et que le moyen tiré de la rupture d'égalité n'était pas fondé.
N° TA95-2212092(TA95-2212092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision implicite de rejet était née le 4 juin 2022, soit deux mois après sa demande du 4 avril 2022, et que le requérant n'avait introduit son recours que le 1er septembre 2022, au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également rappelé que ce délai court dès la naissance de la décision implicite pour les agents publics, sans nécessité d'accusé de réception.
N° TA95-2411819(TA95-2411819)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 8 (vie privée et familiale) et 3 (traitements inhumains) de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, faute pour M. A... de justifier d'attaches en France ou de produire des éléments de risque en cas de retour au Pakistan, sa demande d'asile ayant déjà été rejetée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction.
N° TA95-2411868(TA95-2411868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision implicite de la présidente de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des Hauts-de-Seine. Cette décision rejetait le recours de M. B... contre l’orientation professionnelle vers le marché du travail qui lui avait été attribuée. Le tribunal a jugé que l’état de santé de M. B..., attesté par des certificats médicaux non contestés, ne lui permettait pas de travailler. La solution est fondée sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles.