Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413028(TA95-2413028)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet du Val-d'Oise du 18 juillet 2024 classant sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. D... A..., ressortissant congolais. La juridiction retient que cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas énoncé les considérations de droit justifiant le classement. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
N° TA95-2414473(TA95-2414473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 8 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.
N° TA95-2416956(TA95-2416956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 10 juin 2020 la reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal du 16 avril 2021. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d’existence, tenant compte de la situation médicale de la requérante et de la durée de la carence, tout en rejetant les arguments du préfet sur les échecs de propositions de logement.
N° TA95-2500362(TA95-2500362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré les décisions de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire en 2015 (hébergement) et 2018 (logement). La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, en raison du défaut d’exécution des obligations légales de relogement. Le tribunal a alloué à Mme A... une somme de 3 000 euros en réparation de ses troubles dans les conditions d’existence, tenant compte de son hébergement temporaire via le dispositif Solibail depuis 2020.
N° TA95-2502562(TA95-2502562)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 mars 2023 et une ordonnance d’injonction du 30 novembre 2023. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé à la requérante une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 décembre 2024, en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, incluant l’hébergement précaire et les tensions familiales. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2518517(TA95-2518517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48SI » du 14 août 2025 invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'atteinte à la situation professionnelle du requérant (chauffeur routier), en raison de la gravité et du caractère répété des six infractions commises sur une courte période, qui prévalent sur les exigences de sécurité routière. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2502434(TA95-2502434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 22 mars 2023, pour la carence fautive à la reloger dans le délai légal de six mois. La requérante, dépourvue de logement et hébergée par un tiers, n’a reçu aucune proposition avant son relogement effectif le 20 mars 2025, malgré une injonction du tribunal du 9 avril 2024 assortie d’une astreinte. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis du 22 septembre 2023 au 20 mars 2025.
N° TA95-2502425(TA95-2502425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence depuis 2020, en raison de la carence persistante du préfet des Hauts-de-Seine à exécuter l'injonction de relogement prononcée en 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa fille majeure, logées dans un T2 inadapté au handicap de Mme A... et au loyer disproportionné. Le tribunal a fixé l'indemnité en tenant compte de la période de carence de septembre 2024 à septembre 2025, après déduction des sommes déjà allouées par un précédent jugement, et a assorti cette somme des intérêts au taux légal à compter de la demande préalable.
N° TA95-2502387(TA95-2502387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 1er février 2023, qui l’avait reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a jugé que le maintien dans un logement inadapté (surface insuffisante, loyer excessif au regard des revenus, problèmes d’humidité) avait causé des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation a été fixée à 200 euros par mois à compter du 1er août 2023 jusqu’au relogement effectif le 10 juillet 2025.
N° TA95-2417356(TA95-2417356)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 27 septembre 2023, n’a reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a jugé que cette carence, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, a causé des troubles dans ses conditions d’existence, en raison de son hébergement précaire chez sa sœur avec ses trois enfants. L’indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer.
N° TA95-2502005(TA95-2502005)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 2 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2502003(TA95-2502003)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 425-9 relatif à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2418443(TA95-2418443)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, pour n'avoir pas été relogé malgré une injonction du tribunal du 23 juillet 2024. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence de la famille (sur-occupation d'un logement de 38m² pour sept personnes). Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer le préjudice.
N° TA95-2501937(TA95-2501937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également rejeté les griefs liés à l'admission exceptionnelle au séjour et à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur les déclarations de l'intéressé lors de son audition. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, en application des articles L. 435-1, L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2517034(TA95-2517034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Formation Conseil Développement. Celle-ci demandait, non pas la suspension d’une décision administrative, mais la condamnation de la Caisse des dépôts et consignations au versement d’une somme d’argent, ce qui ne relève pas de la compétence du juge des référés dans ce cadre. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2501880(TA95-2501880)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 23 juin 2021, pour son absence de relogement. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté l’injonction de relogement prononcée par le tribunal le 16 juin 2022, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 300 euros par mois à compter du 23 décembre 2021, date d’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, jusqu’à la date du jugement.
N° TA95-2501807(TA95-2501807)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, qui réside en France depuis sept ans avec sa fille française et dont le père est français. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme C... un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA95-2309647(TA95-2309647)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., gardien de la paix, qui contestait son exclusion temporaire de 18 mois (dont 15 avec sursis) pour manquements à ses obligations déontologiques. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, les vices de procédure, la prescription des faits et le caractère disproportionné de la sanction. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique, le code des relations entre le public et l’administration et le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005.
N° TA95-2310047(TA95-2310047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. Le tribunal a jugé que la demande d'échange, présentée le 14 mars 2022, était tardive car déposée après l'expiration du délai d'un an suivant l'acquisition de sa résidence normale en France, fixée au 6 février 2020. Il a estimé que les circonstances liées à la pandémie de covid-19 invoquées par la requérante ne constituaient pas un empêchement justifiant ce retard. La décision est fondée sur l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012.
N° TA95-2501803(TA95-2501803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à un ressortissant ghanéen et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence en France du requérant depuis 19 ans, de son rôle indispensable auprès de sa sœur malade et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.