Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2517014(TA95-2517014)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant malgache, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a fait droit à sa demande, considérant que l’urgence était caractérisée par la précarité de sa situation (études, logement, stage) et que la mesure, non contestée par le préfet, était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer l’attestation sous quinze jours, en application de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2417032(TA95-2417032)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement en urgence depuis 2019, afin d'obtenir une indemnisation pour l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de 2020. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 900 euros par mois à compter du 21 juin 2023, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive de l'administration. Cette décision indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses cinq enfants, logés dans un espace suroccupé de 25 m².

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2413034(TA95-2413034)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant ukrainien. Le tribunal retient que le refus d’enregistrement, motivé par une appréciation sur le droit au titre (regroupement familial) et non par l’incomplétude du dossier, constitue un refus de titre de séjour entaché d’illégalité. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH sont fondés. Il est enjoint au préfet de délivrer le titre sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et l’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant au titre de l’article L. 761-1 du CJA.

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TA95-2500385(TA95-2500385)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez ses parents dans des conditions inadaptées à son handicap, n'avait reçu aucune proposition de relogement malgré le délai légal de six mois et une injonction du tribunal assortie d'une astreinte. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait de cette carence prolongée.

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TA95-2502434(TA95-2502434)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 22 mars 2023, pour la carence fautive à la reloger dans le délai légal de six mois. La requérante, dépourvue de logement et hébergée par un tiers, n’a reçu aucune proposition avant son relogement effectif le 20 mars 2025, malgré une injonction du tribunal du 9 avril 2024 assortie d’une astreinte. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis du 22 septembre 2023 au 20 mars 2025.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2111945(TA95-2111945)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Pacifica et Mme E... d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) pour une infection nosocomiale contractée par Catherine E... lors d’une hospitalisation à l’hôpital Beaujon en avril 2012, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. L’AP-HP n’a pas contesté le principe de sa responsabilité et a accepté de prendre en charge les sommes réclamées par la société Pacifica, la mutuelle générale de la police et la caisse primaire d’assurance maladie. Le tribunal a fait droit aux demandes de remboursement des prestations versées par ces organismes, mais a rejeté les demandes de Mme E... en réparation de ses préjudices personnels et moraux, faute de justificatifs suffisants.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2413060(TA95-2413060)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sri-lankais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne pouvait être effectuée par téléservice selon l'arrêté du 27 avril 2021. En l'absence de preuve d'une demande régulière ou d'une décision administrative faisant grief, la requête a été jugée irrecevable, car dirigée contre une décision inexistante.

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TA95-2500338(TA95-2500338)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 mars 2021, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros pour les troubles subis entre le 5 juillet 2023 et le 28 octobre 2024, tenant compte de l'hébergement chez un tiers et de la durée de la carence. Cette somme est assortie des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2024, avec capitalisation des intérêts.

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TA95-2416404(TA95-2416404)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-d'Oise le 1er décembre 2023, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité à compter du 1er juin 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a ainsi condamné l'État à réparer les troubles dans les conditions d'existence subis par M. A... du fait de son absence de relogement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501767(TA95-2501767)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1, L. 541-1, L. 541-2 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501203(TA95-2501203)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. C..., ressortissant béninois, concernant un refus d'enregistrement de demande de titre de séjour (décision du 6 décembre 2024) et un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (18 décembre 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 431-10 et suivants, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2502562(TA95-2502562)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 mars 2023 et une ordonnance d’injonction du 30 novembre 2023. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé à la requérante une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 décembre 2024, en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, incluant l’hébergement précaire et les tensions familiales. Les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501656(TA95-2501656)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, en application des textes pertinents tels que l'accord franco-algérien de 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501804(TA95-2501804)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. La juridiction a jugé que le refus de titre était suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen, et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu n'était pas fondé faute d'éléments pertinents que le requérant aurait été empêché de présenter. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501867(TA95-2501867)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant nigérian, contre deux arrêtés préfectoraux du 30 décembre 2024. Le premier arrêté retirait sa carte de résident et le second l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 432-4, L. 612-6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501915(TA95-2501915)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en fondant son nouveau refus sur des motifs déjà écartés par un précédent jugement du 25 juin 2024, et a également retenu une erreur de droit dans l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2502511(TA95-2502511)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 23 janvier 2019, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Elle demandait réparation pour les troubles subis du fait de cette carence de l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité. Il a ainsi condamné l'État à indemniser Mme B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2502404(TA95-2502404)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 21 avril 2023, pour la carence fautive de l'administration à lui fournir un logement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du préjudice subi par le requérant, hébergé chez un particulier et en situation de handicap. Le tribunal a alloué une somme de 1 500 euros par année de retard à compter du 21 octobre 2023, date d'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, et a rejeté la demande reconventionnelle du préfet.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2115150(TA95-2115150)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E... qui contestaient l’exclusion de leur fille de l’école primaire Hoche de Colombes pour défaut de port du masque, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, une erreur d’appréciation des certificats médicaux, et une atteinte disproportionnée au droit à l’éducation. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les obligations sanitaires en vigueur, et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la violation de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la non-discrimination, n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la rectrice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2208586(TA95-2208586)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à neuf infractions commises entre 2016 et 2019. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 3 mai 2016 et 16 décembre 2017, les points correspondants ayant été restitués. Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, le tribunal a estimé que le ministre n’apportait pas la preuve d’une notification régulière de la décision « 48 SI », faute de produire un avis de réception ou des mentions précises sur le pli retourné, et a donc rejeté cette exception. Au fond, le tribunal a annulé les retraits de points pour les infractions restantes, faute pour l’administration de démontrer que M. C... avait reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a enjoint au ministre de restituer les points illégalement retir

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