Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

52 256 décisions disponibles — page 463/2613

DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2516925(TA95-2516925)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de convoquer Mme B... pour lui remettre son titre de séjour « étudiant-élève » jamais délivré. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, l’attestation de prolongation d’instruction délivrée étant inopérante sans le titre expiré. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance de cette attestation ne suffisait pas à régulariser la situation. L’ordonnance s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2515976(TA95-2515976)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans une situation précaire en ne déposant pas sa demande de renouvellement avec changement de statut dans un délai suffisant avant l'expiration de son titre. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2209931(TA95-2209931)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant la décision "48 SI" du 8 juin 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. Le tribunal a pris acte du désistement partiel de M. A... concernant les infractions des 29 novembre 2018, 11 mars 2020 et 3 janvier 2021. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour l'infraction du 14 juillet 2021, en se fondant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que la preuve de l'envoi de l'information était rapportée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure de retrait de points.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517290(TA95-2517290)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, malgré la situation administrative précaire invoquée par le requérant et la perte d'une opportunité professionnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge rappelant que d'autres voies de droit, comme le référé de l'article L. 521-3, restent ouvertes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501767(TA95-2501767)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1, L. 541-1, L. 541-2 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2208953(TA95-2208953)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D... A... et Mme C... B... d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant d'une lésion du plexus brachial subie par l'enfant lors de son accouchement au centre hospitalier d'Argenteuil. Les requérants invoquent la responsabilité pour faute de l'hôpital (défaut d'information, absence de médecin lors de l'accouchement, conservation incomplète des échographies) et, à titre subsidiaire, la solidarité nationale via l'ONIAM sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant qu'aucune faute n'était établie à l'encontre du centre hospitalier et que les conditions d'une indemnisation par l'ONIAM n'étaient pas remplies.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2518014(TA95-2518014)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, qui demandait, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle présentait simultanément des demandes fondées sur deux procédures de référé distinctes, ce qui est prohibé. Il a également relevé que la requérante pouvait, si elle le souhaitait, saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code pour contester le refus de renouvellement de son récépissé. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2501785(TA95-2501785)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a retiré le certificat de résidence de Mme A..., ressortissante algérienne, et l’a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d’appréciation en se fondant sur des soupçons de faux documents, sans condamnation pénale, pour caractériser une menace à l’ordre public. Il enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros à la requérante. La décision s’appuie sur l’article L. 432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2501803(TA95-2501803)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à un ressortissant ghanéen et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence en France du requérant depuis 19 ans, de son rôle indispensable auprès de sa sœur malade et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2105115(TA95-2105115)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGVTI) d’une action subrogatoire visant à obtenir la condamnation du groupe hospitalier Carnelle Portes de l’Oise pour le décès d’une patiente, survenu dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2016 après une agression mortelle par sa compagne de chambre dans le secteur fermé de psychiatrie. Le tribunal a examiné la responsabilité pour faute de l’hôpital, invoquant un défaut d’organisation et de surveillance, notamment en raison du placement de deux patientes en crise dans une même chambre et de l’insuffisance des rondes. La juridiction a rejeté la demande du FGVTI, estimant que l’établissement n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, le comportement violent de l’agresseuse étant imprévisible et les mesures de surveillance conformes aux protocoles en vigueur. Cette solution s’appuie sur les principes de responsabilité administrative pour faute, sans application directe de textes spécifiques autres que les codes de la santé publique et de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2516889(TA95-2516889)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas que sa situation personnelle justifiait un traitement prioritaire par rapport à d’autres étrangers dans une situation similaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA95-2500385(TA95-2500385)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez ses parents dans des conditions inadaptées à son handicap, n'avait reçu aucune proposition de relogement malgré le délai légal de six mois et une injonction du tribunal assortie d'une astreinte. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait de cette carence prolongée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA95-2518517(TA95-2518517)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48SI » du 14 août 2025 invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'atteinte à la situation professionnelle du requérant (chauffeur routier), en raison de la gravité et du caractère répété des six infractions commises sur une courte période, qui prévalent sur les exigences de sécurité routière. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2506821(TA95-2506821)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur en ne saisissant pas le service de la main-d'œuvre étrangère, car l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ne l'exige pas pour un refus de titre, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2414725(TA95-2414725)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la directive 2013/32/CE, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2414534(TA95-2414534)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute de preuves de risques personnels de mauvais traitements au Bangladesh. Enfin, l'exception d'illégalité soulevée contre l'interdiction de retour a été rejetée, l'obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2500584(TA95-2500584)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du Pôle Social, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 7 mars 2024, au motif que celle-ci s'était substituée à la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire du 14 novembre 2024, seule susceptible d'être contestée. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 241-3, pour apprécier le droit de la requérante à la carte. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2518139(TA95-2518139)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 10 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative pour un mois du restaurant « Bolkiri » à Nanterre. La société requérante invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur de droit et une disproportion de la sanction fondée sur l'emploi de trois salariés en situation irrégulière. Le juge a toutefois considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, au regard de l'objectif d'intérêt public poursuivi par la mesure de fermeture. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517615(TA95-2517615)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et un récépissé l’autorisant à travailler. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante avait contribué à sa propre situation d’urgence par son manque de diligence, notamment en ne renouvelant pas son récépissé expiré et en tardant à déposer une nouvelle demande. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions du référé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2516920(TA95-2516920)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a rappelé qu’il ne peut ordonner des mesures utiles que si elles ne font pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative. Or, en l’espèce, le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui fait obstacle à la mesure sollicitée. La condition d’absence d’obstacle à une décision administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Résumé IA