Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517034(TA95-2517034)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Formation Conseil Développement. Celle-ci demandait, non pas la suspension d’une décision administrative, mais la condamnation de la Caisse des dépôts et consignations au versement d’une somme d’argent, ce qui ne relève pas de la compétence du juge des référés dans ce cadre. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA95-2500385(TA95-2500385)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez ses parents dans des conditions inadaptées à son handicap, n'avait reçu aucune proposition de relogement malgré le délai légal de six mois et une injonction du tribunal assortie d'une astreinte. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait de cette carence prolongée.

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TA95-2500338(TA95-2500338)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 mars 2021, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros pour les troubles subis entre le 5 juillet 2023 et le 28 octobre 2024, tenant compte de l'hébergement chez un tiers et de la durée de la carence. Cette somme est assortie des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2024, avec capitalisation des intérêts.

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TA95-2500334(TA95-2500334)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme B... C... qui demandait l'annulation de la décision du 30 octobre 2024 du président du conseil départemental du Val-d'Oise lui refusant, pour son fils mineur, la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personne handicapée". Le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que l'état de santé de son fils réduisait de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou imposait qu'il soit accompagné par une tierce personne, conformément aux exigences de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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TA95-2500060(TA95-2500060)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 12 octobre 2022 la reconnaissant prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 31 mai 2023 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille (sur-occupation, insalubrité) jusqu'à leur relogement le 5 novembre 2024. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros en réparation de ces préjudices, rejetant le surplus des conclusions indemnitaires.

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TA95-2418443(TA95-2418443)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, pour n'avoir pas été relogé malgré une injonction du tribunal du 23 juillet 2024. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence de la famille (sur-occupation d'un logement de 38m² pour sept personnes). Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer le préjudice.

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TA95-2417119(TA95-2417119)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation le 28 août 2019, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a constaté la carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai légal de six mois, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une condamnation de l'État à indemniser les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille, en tenant compte de la période de carence et des précédentes indemnisations déjà accordées.

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TA95-2417032(TA95-2417032)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement en urgence depuis 2019, afin d'obtenir une indemnisation pour l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de 2020. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 900 euros par mois à compter du 21 juin 2023, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive de l'administration. Cette décision indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses cinq enfants, logés dans un espace suroccupé de 25 m².

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TA95-2516889(TA95-2516889)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas que sa situation personnelle justifiait un traitement prioritaire par rapport à d’autres étrangers dans une situation similaire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.

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TA95-2416404(TA95-2416404)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-d'Oise le 1er décembre 2023, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité à compter du 1er juin 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a ainsi condamné l'État à réparer les troubles dans les conditions d'existence subis par M. A... du fait de son absence de relogement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2416168(TA95-2416168)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnu prioritaire le 11 janvier 2023 et qu'une ordonnance du 2 novembre 2023 a enjoint son relogement sous astreinte. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence, incluant la perte de logement et la situation de sans-domicile fixe. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été abandonnées, le requérant bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

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TA95-2416146(TA95-2416146)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. et Mme B... et leurs enfants pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 22 janvier 2014 les reconnaissant comme prioritaires et une injonction du tribunal du 24 octobre 2014. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour carence fautive. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une somme, dont le montant est modulé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, après déduction d'une précédente indemnité de 3 500 euros allouée en 2016.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2415994(TA95-2415994)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C... d'une demande indemnitaire de 10 000 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 17 mai 2017 les reconnaissant comme prioritaires et une injonction du tribunal du 3 avril 2018. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser aux requérants une somme de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 juin 2023, en réparation des troubles dans leurs conditions d'existence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2414725(TA95-2414725)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la directive 2013/32/CE, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2414534(TA95-2414534)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute de preuves de risques personnels de mauvais traitements au Bangladesh. Enfin, l'exception d'illégalité soulevée contre l'interdiction de retour a été rejetée, l'obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2516925(TA95-2516925)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de convoquer Mme B... pour lui remettre son titre de séjour « étudiant-élève » jamais délivré. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, l’attestation de prolongation d’instruction délivrée étant inopérante sans le titre expiré. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance de cette attestation ne suffisait pas à régulariser la situation. L’ordonnance s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA95-2412132(TA95-2412132)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... tendant à l'annulation du rejet implicite de sa demande d'indemnités journalières. La requête a été jugée tardive, car introduite le 21 août 2024, alors que le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 2 août 2022. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2413060(TA95-2413060)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sri-lankais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne pouvait être effectuée par téléservice selon l'arrêté du 27 avril 2021. En l'absence de preuve d'une demande régulière ou d'une décision administrative faisant grief, la requête a été jugée irrecevable, car dirigée contre une décision inexistante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2413034(TA95-2413034)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant ukrainien. Le tribunal retient que le refus d’enregistrement, motivé par une appréciation sur le droit au titre (regroupement familial) et non par l’incomplétude du dossier, constitue un refus de titre de séjour entaché d’illégalité. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH sont fondés. Il est enjoint au préfet de délivrer le titre sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et l’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant au titre de l’article L. 761-1 du CJA.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2411868(TA95-2411868)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision implicite de la présidente de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des Hauts-de-Seine. Cette décision rejetait le recours de M. B... contre l’orientation professionnelle vers le marché du travail qui lui avait été attribuée. Le tribunal a jugé que l’état de santé de M. B..., attesté par des certificats médicaux non contestés, ne lui permettait pas de travailler. La solution est fondée sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles.

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