Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2207455(TA95-2207455)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de riverains demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par la maire de Malakoff pour la démolition d’un immeuble de bureaux et la construction d’un nouvel ensemble de bureaux et d’activités. Les requérants contestaient la légalité de l’arrêté du 14 janvier 2022 et du rejet de leur recours gracieux, en invoquant notamment la méconnaissance des articles UX 7, UX 9, UX 10, UX 12 et UX 13 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a examiné l’ensemble des moyens soulevés, relatifs à l’incompétence du signataire, à l’implantation des constructions, à l’emprise au sol, à la hauteur, au stationnement et aux espaces végétalisés, et les a jugés non fondés. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme de 1 500 euros à la commune de Malakoff et une somme identique à la société Lazard Group Estate au titre des frais de justice.
N° TA95-2516970(TA95-2516970)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise. Le juge ordonne l'expulsion sans délai de M. B... A... C... du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupe sans titre, en application des articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est motivée par l'urgence et l'utilité publique, le maintien de l'occupant faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement normal du service public.
N° TA95-2506422(TA95-2506422)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la demande de titre de séjour en tant que salarié relevait de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et non de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2517632(TA95-2517632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. A..., un ressortissant bangladais pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus faisant basculer l'intéressé dans l'irrégularité et menaçant son contrat d'apprentissage. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA95-2517630(TA95-2517630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, pour suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mai 2025 clôturant sa demande de renouvellement de certificat de résidence. Le juge a considéré que la décision de clôture ne constituait pas un refus de séjour mais un simple classement administratif, et qu'aucune décision implicite de rejet n'était née à la date de la requête, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute de décision administrative susceptible de faire l'objet d'un référé-suspension.
N° TA95-2407100(TA95-2407100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant ukrainien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2024 ordonnant sa remise aux autorités polonaises et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision de remise aux autorités polonaises ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2505633(TA95-2505633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « salarié » de M. C..., ressortissant marocain. La juridiction estime que l'intéressé continue de remplir les conditions prévues aux articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant ainsi le renouvellement de son titre. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour temporaire « salarié » sous deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de travail dans l'attente, sans astreinte.
N° TA95-2517191(TA95-2517191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A..., ressortissante chinoise. La condition d'urgence a été jugée satisfaite, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2506375(TA95-2506375)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. La juridiction a jugé que la situation de l'intéressé est entièrement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, rendant inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions attaquées ont été considérées comme suffisamment motivées, et les moyens d'illégalité soulevés ont été écartés.
N° TA95-2209415(TA95-2209415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015, requalifiées en bénéfices non commerciaux. Le tribunal a partiellement donné raison au requérant en prononçant un non-lieu à statuer sur une partie des sommes, à hauteur de 2 995 euros, suite à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les demandes de M. A..., estimant que la procédure de taxation d'office était justifiée et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 76 B, L. 48, L. 10, L. 16 et L. 169 du livre des procédures fiscales, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, sans que les textes spécifiques invoqués par le requérant ne permettent de remettre en cause les impositions maintenues.
N° TA95-2412421(TA95-2412421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des riverains et une association pour contester un permis de construire délivré par le maire de Neuilly-sur-Seine à la SCI du 6 rue du Commandant A..., autorisant la démolition d’un bâtiment et la construction d’un immeuble d’hébergement touristique. Les requérants invoquaient notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles de hauteur et de stationnement du plan local d’urbanisme (articles UA 10 et UA 12), ainsi que le non-respect de la réglementation incendie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme.
N° TA95-2506346(TA95-2506346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas du sérieux de ses études ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2405760(TA95-2405760)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière, et l'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables. Le tribunal a appliqué l'accord franco-malien du 26 septembre 1994, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406663(TA95-2406663)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 10 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une vie privée et familiale stable en France (mariage, enfant scolarisé, activité professionnelle continue de plus de cinq ans). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
N° TA95-2410835(TA95-2410835)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir d'un permis de construire délivré par le maire de Neuilly-sur-Seine à la SCI du 6 rue du Commandant B... pour la démolition d'un bâtiment et la construction d'un immeuble d'hébergement touristique. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande, la contradiction avec le plan local d'urbanisme (PLU) et la méconnaissance de plusieurs articles de son règlement (hauteur, stationnement, etc.). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient soit inopérants, soit non fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
N° TA95-2501332(TA95-2501332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme B..., mère d’une enfant reconnue réfugiée. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent la délivrance de ce titre aux parents d’un mineur réfugié. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2309117(TA95-2309117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS PP, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative temporaire de son établissement pour sept jours, pour emploi d'un étranger non autorisé à travailler. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, n'était pas disproportionnée, la société n'établissant pas sa bonne foi. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de liaison préalable du contentieux.
N° TA95-2515575(TA95-2515575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a fait application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, constatant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. Il a rappelé les conditions posées par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation pour qu'un demandeur soit désigné comme prioritaire. En l'absence d'argumentation propre à établir une méconnaissance de ses droits, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2505998(TA95-2505998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « visiteur » de M. B..., au motif que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un réexamen de la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions indemnitaires.
N° TA95-2501242(TA95-2501242)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., parent d’une enfant reconnue réfugiée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 424-1, L. 424-3 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sans astreinte.