Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2401120(TA95-2401120)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la remise de M. B, ressortissant italien, aux autorités italiennes et prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. La juridiction relève que M. B, en tant que citoyen de l'Union européenne, ne relève pas des articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), mais du livre II de ce code. Le préfet a donc commis une erreur de droit en fondant sa décision sur des dispositions inapplicables aux ressortissants européens. En conséquence, l'arrêté est annulé.
N° TA95-2402079(TA95-2402079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d’indemnisation de 10 000 euros présentée par M. B, ressortissant algérien, qui invoquait des préjudices résultant de l’illégalité fautive d’un arrêté préfectoral du 28 mars 2022 (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) et du retard dans l’exécution du jugement du 14 septembre 2023 annulant cet arrêté. Si le tribunal a reconnu que l’illégalité de l’arrêté et le retard de près de deux mois dans la délivrance du titre de séjour constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de l’État, il a estimé que M. B n’apportait aucun élément justifiant de ses préjudices moral et matériel. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402453(TA95-2402453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que l'activité professionnelle du requérant était sporadique et que ses liens familiaux en France n'étaient pas suffisamment établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2405988(TA95-2405988)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante philippine, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a jugé que l'âge de l'enfant devait être apprécié à la date de dépôt du dossier complet, soit le 20 juin 2022, date à laquelle sa fille était majeure. Il a ainsi considéré que la décision préfectorale était conforme aux articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent le regroupement familial aux enfants mineurs de dix-huit ans. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2407308(TA95-2407308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Global Switch, exploitante de data centers, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2022. La société soutenait ne pas avoir la disposition des locaux, mais le tribunal a jugé qu'elle en conservait le contrôle effectif, notamment via des clauses contractuelles lui permettant d'accéder aux lieux et d'en restreindre l'accès. En application de l'article 1467 du code général des impôts, les biens sont donc intégrés dans l'assiette de la CFE. La demande subsidiaire de plafonnement en fonction de la valeur ajoutée (article 1647 B sexies) a également été rejetée comme prématurée.
N° TA95-2401369(TA95-2401369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'entretien de vulnérabilité, avait été régulièrement menée. Il a également estimé que le requérant n'avait pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, justifiant ainsi la suspension initiale des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 551-16 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2115626(TA95-2115626)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, agent de la commune de Sannois, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, des vices de procédure (absence du médecin de prévention et composition irrégulière de la commission de réforme) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la commune de Sannois a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA95-2202500(TA95-2202500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation solidaire de l'État et de Voies navigables de France (VNF) pour un accident de vélo survenu le 24 juillet 2016 sur un chemin de halage à Méry-sur-Oise, en raison d'un défaut d'entretien (nid-de-poule). La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre VNF n'ayant pas été présentées dans les délais requis. En conséquence, les demandes d'expertise, de provision et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2115213(TA95-2115213)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Soframa, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2015-2016. La société invoquait une irrégularité de procédure, estimant avoir été induite en erreur sur la possibilité de saisir le supérieur hiérarchique du vérificateur. Le tribunal a jugé que la mention dans la réponse aux observations, qui orientait vers le chef de brigade pour l'après-recouvrement, n'avait pas privé la société de cette garantie, dès lors que l'avis de vérification initial l'informait correctement de ses droits via la charte du contribuable. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 47 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
N° TA95-2212429(TA95-2212429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SAS Global Switch, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2016 à 2021. La société soutenait ne pas être redevable de cette taxe au motif qu'elle n'avait pas la disposition des locaux, ses clients en ayant le contrôle exclusif. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé, confirmant ainsi les impositions litigieuses. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE.
N° TA95-2315621(TA95-2315621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Val-d'Oise sur la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante cap-verdienne. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2212380(TA95-2212380)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B C, avocate, qui contestait la majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) appliquée à des rappels de TVA pour 2016-2018. Le tribunal estime que l'administration a prouvé le caractère délibéré des omissions déclaratives, compte tenu de l'importance des montants, de la connaissance comptable de la requérante et de ses propres aveux. Il écarte l'argument du "droit à l'erreur" (loi du 10 août 2018) car les manquements étaient intentionnels et répétés. La demande de décharge des pénalités et le surplus des conclusions sont donc rejetés.
N° TA95-2300564(TA95-2300564)
Refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à une ressortissante ukrainienne. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en annulation pour excès de pouvoir. Il écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et juge que la décision ne méconnaît ni l'article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle au séjour) ni l'article L. 423-23 du même code (vie privée et familiale). La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2106809(TA95-2106809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d'une contestation de saisies administratives à tiers détenteur émises en 2020 pour recouvrer des droits de mutation, des amendes pour comptes non déclarés à l'étranger, et des impôts sur le revenu et taxes foncières. Le requérant soutenait notamment que les sommes n'étaient plus exigibles en raison d'une demande de sursis de paiement fondée sur l'article L. 277 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rappelé que, selon cet article, l'exigibilité de la créance est suspendue dès lors qu'une demande de sursis de paiement a été régulièrement déposée, sans attendre l'acceptation des garanties. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2503987(TA95-2503987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'il s'agissait d'une première demande et non d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2503964(TA95-2503964)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à M. B un récépissé valable jusqu'au 10 octobre 2025, l'autorisant à séjourner et travailler. La juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également la demande de frais irrépétibles.
N° TA95-2010116(TA95-2010116)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, qui contestait la rupture anticipée de ses contrats de prestation de services conclus avec le groupement d'établissements publics locaux d'enseignements (A) des Hauts-de-Seine, supporté par le lycée Auguste Renoir. La requérante sollicitait la condamnation solidaire de l'État et du lycée à l'indemniser de ses préjudices, estimant la résiliation fautive et les contrats illégaux car destinés à pourvoir un besoin permanent. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que la résiliation était justifiée par un motif d'intérêt général lié aux difficultés organisationnelles et relationnelles rencontrées, et que les contrats de prestation étaient légaux car répondant à un surcroît temporaire d'activité. La décision s'appuie notamment sur le code de l'éducation et les décrets relatifs aux agents contractuels, sans faire droit aux demandes d'indemnisation ou de régularisation.
N° TA95-2116210(TA95-2116210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune du Plessis-Robinson pour sa chute sur une passerelle en bois située dans un jardin public. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la latte de bois défectueuse à l'origine de sa chute constituait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public excédant les risques ordinaires auxquels tout usager attentif doit faire face. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de Mme B ainsi que celles de la CPAM des Hauts-de-Seine ont été rejetées.
N° TA95-2107575(TA95-2107575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de M. B, professeur contractuel, qui sollicitait 95 000 euros en réparation des préjudices résultant de son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 2 mai 2016. Le tribunal a jugé que si ce licenciement avait été annulé pour un vice de procédure, le nouveau licenciement du 1er avril 2019, fondé sur les mêmes insuffisances professionnelles et validé par un jugement du 15 juin 2021 confirmé en appel, était légal. Dès lors, le lien de causalité direct entre l'illégalité initiale et les préjudices allégués n'était pas établi, la perte d'emploi résultant du second licenciement légal. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2111158(TA95-2111158)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société ITMS CONSULTING, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 à 2016. La société n'a pas justifié la réalité des déplacements liés aux indemnités kilométriques forfaitaires versées à son gérant, et il existait une double comptabilisation de frais de déplacement. Le tribunal a appliqué les articles 38 et 39 du code général des impôts pour confirmer le refus de déduction de ces charges non justifiées. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et des pénalités.