Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506980(TA95-2506980)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. La juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née le 26 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui méconnaît les conditions de l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2506868(TA95-2506868)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 29 avril 2025, concerne une requête en excès de pouvoir de M. A B visant à contester un arrêté préfectoral du Val-d'Oise portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Oyonnax, dans l'Ain. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202500(TA95-2202500)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation solidaire de l'État et de Voies navigables de France (VNF) pour un accident de vélo survenu le 24 juillet 2016 sur un chemin de halage à Méry-sur-Oise, en raison d'un défaut d'entretien (nid-de-poule). La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre VNF n'ayant pas été présentées dans les délais requis. En conséquence, les demandes d'expertise, de provision et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2115626(TA95-2115626)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, agent de la commune de Sannois, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, des vices de procédure (absence du médecin de prévention et composition irrégulière de la commission de réforme) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la commune de Sannois a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2115213(TA95-2115213)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Soframa, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2015-2016. La société invoquait une irrégularité de procédure, estimant avoir été induite en erreur sur la possibilité de saisir le supérieur hiérarchique du vérificateur. Le tribunal a jugé que la mention dans la réponse aux observations, qui orientait vers le chef de brigade pour l'après-recouvrement, n'avait pas privé la société de cette garantie, dès lors que l'avis de vérification initial l'informait correctement de ses droits via la charte du contribuable. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 47 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2207966(TA95-2207966)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, conseiller municipal, contestant la délibération n° 29/2022 du 28 mars 2022 modifiant le règlement intérieur du conseil municipal de Gonesse. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir du requérant en sa qualité d'élu. Sur le fond, il a écarté les moyens de vice de procédure, estimant que la saisine préalable d'une commission municipale n'était pas obligatoire pour une modification du règlement intérieur. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions subsidiaires, sur la base des articles L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales et des dispositions du règlement intérieur communal.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2401120(TA95-2401120)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 janvier 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la remise de M. B, ressortissant italien, aux autorités italiennes et prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. La juridiction relève que M. B, en tant que citoyen de l'Union européenne, ne relève pas des articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), mais du livre II de ce code. Le préfet a donc commis une erreur de droit en fondant sa décision sur des dispositions inapplicables aux ressortissants européens. En conséquence, l'arrêté est annulé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2112757(TA95-2112757)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Maserati West Europe. Celle-ci contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, notamment en soutenant que ses véhicules de démonstration constituaient des éléments de stock et non d'actif immobilisé. Le tribunal a jugé que ces véhicules, conservés en moyenne moins d'un an mais utilisés pour la promotion de la marque, relevaient de l'actif immobilisé, rendant les provisions pour dépréciation non déductibles. La solution retenue s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence de la CJUE.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2114221(TA95-2114221)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Besta Protection, qui contestait des rappels de TVA, de contribution sur les activités privées de sécurité, d'impôt sur les sociétés et autres taxes pour les années 2016 à 2018. La société invoquait notamment l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement et le caractère non fondé des rectifications liées à des prestations facturées par les sociétés ECIFA'D et EBLAH France. Le tribunal a jugé que l'avis de mise en recouvrement était régulier au regard des articles L. 256 et R. 256-1 du livre des procédures fiscales, et a confirmé le bien-fondé des rappels, estimant que les charges et la TVA déductible n'étaient pas justifiées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405874(TA95-2405874)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans, fondé sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu le titre sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2116210(TA95-2116210)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune du Plessis-Robinson pour sa chute sur une passerelle en bois située dans un jardin public. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la latte de bois défectueuse à l'origine de sa chute constituait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public excédant les risques ordinaires auxquels tout usager attentif doit faire face. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de Mme B ainsi que celles de la CPAM des Hauts-de-Seine ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405988(TA95-2405988)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante philippine, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a jugé que l'âge de l'enfant devait être apprécié à la date de dépôt du dossier complet, soit le 20 juin 2022, date à laquelle sa fille était majeure. Il a ainsi considéré que la décision préfectorale était conforme aux articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent le regroupement familial aux enfants mineurs de dix-huit ans. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2204159(TA95-2204159)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de l'OGEC collège-lycée Saint-Joseph tendant à la décharge de la taxe pour création de bureaux en Île-de-France, d’un montant de 87 907 euros, réclamée suite à l’extension et la rénovation de son établissement. Le tribunal a jugé que les locaux d’enseignement et leurs dépendances administratives, bien qu’affectés au service public éducatif, sont utilisés par une personne morale privée (l’OGEC) et non directement par une personne publique, ce qui les exclut de l’exonération prévue à l’article L. 520-6 du code de l’urbanisme. Il a également écarté la qualification de locaux commerciaux, retenant celle de bureaux au sens de l’article 231 ter du code général des impôts, et a confirmé l’application du tarif de 400 euros par mètre carré.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406252(TA95-2406252)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante philippine, contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance d'un récépissé est sans incidence sur la naissance de la décision implicite de rejet intervenue après quatre mois de silence. Il a ensuite annulé cette décision pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de Mme B, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2407308(TA95-2407308)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Global Switch, exploitante de data centers, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2022. La société soutenait ne pas avoir la disposition des locaux, mais le tribunal a jugé qu'elle en conservait le contrôle effectif, notamment via des clauses contractuelles lui permettant d'accéder aux lieux et d'en restreindre l'accès. En application de l'article 1467 du code général des impôts, les biens sont donc intégrés dans l'assiette de la CFE. La demande subsidiaire de plafonnement en fonction de la valeur ajoutée (article 1647 B sexies) a également été rejetée comme prématurée.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2204516(TA95-2204516)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Finamur d’une demande de réduction de la taxe sur les surfaces de stationnement en Île-de-France pour les années 2016 à 2018, au motif que seules les places de stationnement, et non les voies de circulation, devaient être imposées. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total en cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête. Par un jugement du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le litige.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2402079(TA95-2402079)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d’indemnisation de 10 000 euros présentée par M. B, ressortissant algérien, qui invoquait des préjudices résultant de l’illégalité fautive d’un arrêté préfectoral du 28 mars 2022 (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) et du retard dans l’exécution du jugement du 14 septembre 2023 annulant cet arrêté. Si le tribunal a reconnu que l’illégalité de l’arrêté et le retard de près de deux mois dans la délivrance du titre de séjour constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de l’État, il a estimé que M. B n’apportait aucun élément justifiant de ses préjudices moral et matériel. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2215200(TA95-2215200)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le département du Val-d'Oise pour contester un arrêté du maire de Groslay liquidant une astreinte administrative de 25 000 euros, mise en demeure pour non-respect du code de l'urbanisme (article L. 481-1). À l'issue d'une médiation acceptée par les deux parties, un protocole transactionnel a été conclu le 14 novembre 2024. Le tribunal, vérifiant la licéité de l'accord, l'existence de concessions réciproques et l'absence de contrariété à l'ordre public, a homologué cet accord sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2507285(TA95-2507285)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507181(TA95-2507181)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral refusant l’enregistrement de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien marié à une Française. Le juge a estimé que la demande d’annulation du refus d’enregistrement était manifestement irrecevable, car la demande de titre déposée par l’intéressé concernait la catégorie « membre de famille de ressortissant communautaire », qu’il ne possédait pas, et non celle de « conjoint de Français ». En conséquence, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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