Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407242(TA95-2407242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise était saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, ressortissante marocaine, contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions relatives aux frais de procédure ont été rejetées.
N° TA95-2413882(TA95-2413882)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2020 et 2021. Aucun obstacle juridique ne s'opposant à ce désistement, la requête a été classée sans examen au fond. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance.
N° TA95-2203976(TA95-2203976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, agent technique de la commune de Boisemont, qui contestait l'arrêté du 6 janvier 2022 substituant à son logement de fonction gratuit une convention d'occupation précaire avec astreinte et redevance. Le tribunal a jugé que la commune avait légalement modifié les conditions d'attribution du logement en application des articles L. 2124-32 du code général de la propriété des personnes publiques et 21 de la loi n°90-1067 du 28 novembre 1990, après une délibération du conseil municipal. Il a estimé que M. B ne bénéficiait d'aucun droit au maintien de l'avantage en nature antérieur et que la décision n'était entachée ni d'excès de pouvoir, ni d'erreur d'appréciation, ni de détournement de pouvoir. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2407709(TA95-2407709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C, ressortissante marocaine. La requérante avait saisi le tribunal d'un recours pour excès de pouvoir, invoquant le défaut de motivation de cette décision. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction était sans incidence sur la naissance de la décision implicite. Il a fait droit à la demande d'annulation, au motif que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2115213(TA95-2115213)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Soframa, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2015-2016. La société invoquait une irrégularité de procédure, estimant avoir été induite en erreur sur la possibilité de saisir le supérieur hiérarchique du vérificateur. Le tribunal a jugé que la mention dans la réponse aux observations, qui orientait vers le chef de brigade pour l'après-recouvrement, n'avait pas privé la société de cette garantie, dès lors que l'avis de vérification initial l'informait correctement de ses droits via la charte du contribuable. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 47 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
N° TA95-2202500(TA95-2202500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation solidaire de l'État et de Voies navigables de France (VNF) pour un accident de vélo survenu le 24 juillet 2016 sur un chemin de halage à Méry-sur-Oise, en raison d'un défaut d'entretien (nid-de-poule). La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre VNF n'ayant pas été présentées dans les délais requis. En conséquence, les demandes d'expertise, de provision et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2506980(TA95-2506980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. La juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née le 26 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui méconnaît les conditions de l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA95-2507149(TA95-2507149)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, en raison de la suspension de son contrat de travail. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé le 15 mai 2025 pour la délivrance de ce récépissé, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506868(TA95-2506868)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 29 avril 2025, concerne une requête en excès de pouvoir de M. A B visant à contester un arrêté préfectoral du Val-d'Oise portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Oyonnax, dans l'Ain. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2115626(TA95-2115626)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, agent de la commune de Sannois, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, des vices de procédure (absence du médecin de prévention et composition irrégulière de la commission de réforme) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la commune de Sannois a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA95-2503987(TA95-2503987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'il s'agissait d'une première demande et non d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2112757(TA95-2112757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Maserati West Europe. Celle-ci contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, notamment en soutenant que ses véhicules de démonstration constituaient des éléments de stock et non d'actif immobilisé. Le tribunal a jugé que ces véhicules, conservés en moyenne moins d'un an mais utilisés pour la promotion de la marque, relevaient de l'actif immobilisé, rendant les provisions pour dépréciation non déductibles. La solution retenue s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence de la CJUE.
N° TA95-2107034(TA95-2107034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. La requérante n'a pas prouvé la régularité de la procédure de taxation d'office, l'administration ayant démontré l'envoi d'une demande d'éclaircissement à son dernier domicile connu. Elle n'a pas non plus justifié que les sommes litigieuses, présentées comme des revenus fonciers russes ou des aides familiales, étaient non imposables. La charge de la preuve incombant à la contribuable, le tribunal a validé les impositions sur le fondement des articles L. 16, L. 69 et L. 193 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2111158(TA95-2111158)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société ITMS CONSULTING, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 à 2016. La société n'a pas justifié la réalité des déplacements liés aux indemnités kilométriques forfaitaires versées à son gérant, et il existait une double comptabilisation de frais de déplacement. Le tribunal a appliqué les articles 38 et 39 du code général des impôts pour confirmer le refus de déduction de ces charges non justifiées. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et des pénalités.
N° TA95-2114221(TA95-2114221)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Besta Protection, qui contestait des rappels de TVA, de contribution sur les activités privées de sécurité, d'impôt sur les sociétés et autres taxes pour les années 2016 à 2018. La société invoquait notamment l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement et le caractère non fondé des rectifications liées à des prestations facturées par les sociétés ECIFA'D et EBLAH France. Le tribunal a jugé que l'avis de mise en recouvrement était régulier au regard des articles L. 256 et R. 256-1 du livre des procédures fiscales, et a confirmé le bien-fondé des rappels, estimant que les charges et la TVA déductible n'étaient pas justifiées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et des conclusions accessoires.
N° TA95-2111675(TA95-2111675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de Mme B, qui demandait la condamnation de l’AP-HP pour un préjudice subi lors d’une prise en charge hospitalière en 2008. La CPAM de Côte-d’Or s’est également désistée de ses conclusions indemnitaires et forfaitaires. Aucune contestation n’ayant été soulevée, le tribunal a constaté ces désistements purs et simples sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505699(TA95-2505699)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant syrien, d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine retirant son titre de séjour. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée remplie en cas de retrait d'un titre de séjour, ce qui était le cas en l'espèce, M. B étant titulaire de cartes pluriannuelles depuis 2018. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2217595(TA95-2217595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Korian Bezons Immobilier, qui contestait l’assujettissement à la taxe pour création de locaux de bureaux, commerces ou stockage en Île-de-France (article L. 520-1 du code de l’urbanisme) d’une clinique de soins de suite et de rééducation. Le tribunal a jugé que les locaux en cause relevaient de la catégorie des bureaux, et non des commerces, et que l’activité médicale exercée n’ouvrait pas droit à l’exonération prévue à l’article L. 520-7. La demande de décharge et d’annulation du titre de perception a donc été rejetée.
N° TA95-2107575(TA95-2107575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de M. B, professeur contractuel, qui sollicitait 95 000 euros en réparation des préjudices résultant de son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 2 mai 2016. Le tribunal a jugé que si ce licenciement avait été annulé pour un vice de procédure, le nouveau licenciement du 1er avril 2019, fondé sur les mêmes insuffisances professionnelles et validé par un jugement du 15 juin 2021 confirmé en appel, était légal. Dès lors, le lien de causalité direct entre l'illégalité initiale et les préjudices allégués n'était pas établi, la perte d'emploi résultant du second licenciement légal. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2116210(TA95-2116210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune du Plessis-Robinson pour sa chute sur une passerelle en bois située dans un jardin public. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la latte de bois défectueuse à l'origine de sa chute constituait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public excédant les risques ordinaires auxquels tout usager attentif doit faire face. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de Mme B ainsi que celles de la CPAM des Hauts-de-Seine ont été rejetées.