Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506910(TA95-2506910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née le 29 décembre 2024 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette condition étant requise par l'article L. 521-3, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2407242(TA95-2407242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise était saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, ressortissante marocaine, contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions relatives aux frais de procédure ont été rejetées.
N° TA95-2402561(TA95-2402561)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant considéré à tort que l'intéressé ne disposait pas d'une autorisation de travail, alors qu'il en détenait une valide. Le tribunal applique les dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la délivrance de la carte de séjour "travailleur temporaire" à la détention préalable d'une telle autorisation.
N° TA95-2407455(TA95-2407455)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses condamnations pénales, et que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la décision n'ayant pas pour effet de séparer l'intéressé de son enfant français. Enfin, la production du fichier TAJ a été jugée régulière au regard de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale.
N° TA95-2402418(TA95-2402418)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 novembre 2023 qui retirait sa carte de résident, refusait son renouvellement et lui délivrait une carte de séjour d'un an. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du retrait de la carte de résident, car celle-ci avait expiré avant l'édiction de l'arrêté, rendant la décision superfétatoire et insusceptible de recours. Concernant le refus de renouvellement, le tribunal a relevé d'office que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettaient pas à l'autorité administrative de refuser le renouvellement d'une carte de résident pour menace à l'ordre public, contrairement à ce qu'avait fait le préfet. Par conséquent, la décision de non-renouvellement a été annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2506109(TA95-2506109)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens tirés de l'erreur de droit au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.
N° TA95-2315774(TA95-2315774)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement de la requête de M. B, qui contestait la décision du 2 octobre 2023 par laquelle l’OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d’accueil. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
N° TA95-2312849(TA95-2312849)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, sportive de tir, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant le dessaisissement de ses armes et son inscription au fichier FINIADA. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, en raison du danger pour l'ordre public et la sécurité des personnes que constituait la présence au domicile de son mari et de son fils, tous deux connus pour des faits de violence ou de détention illicite d'armes. La solution retenue repose sur l'insuffisance des mesures de protection des armes au domicile, justifiant la décision administrative.
N° TA95-2504765(TA95-2504765)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle avait été assujettie en 2023. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire enregistré le 14 avril 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal en a donné acte par une ordonnance du 29 avril 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.
N° TA95-2115504(TA95-2115504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la réintégration dans son revenu imposable de 2016 d’une partie (56 882 euros) de l’indemnité transactionnelle de 110 000 euros perçue lors de la rupture de son contrat de travail. Le juge a estimé que, malgré les termes du protocole transactionnel, il ne résultait pas de l’instruction que la rupture était assimilable à un licenciement sans cause réelle et sérieuse au sens de l’article L. 1235-3 du code du travail. Par conséquent, la fraction de l’indemnité excédant les montants exonérés prévus à l’article 80 duodecies du code général des impôts était imposable. La solution retenue confirme la position de l’administration fiscale.
N° TA95-2403068(TA95-2403068)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation du refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 7 août 2024 s'était substituée à la décision implicite et qu'elle était suffisamment motivée. Il a estimé que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis plus de dix ans ni d'une insertion professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2403031(TA95-2403031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 27 mars 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant marocain. Cette décision est annulée pour défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2503827(TA95-2503827)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante togolaise, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressée pour lui remettre ce document, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 100 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506025(TA95-2506025)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "salarié" de Mme B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, défaut d'examen, erreur de droit au regard de l'article R. 5221-33 du code du travail, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA95-2202500(TA95-2202500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation solidaire de l'État et de Voies navigables de France (VNF) pour un accident de vélo survenu le 24 juillet 2016 sur un chemin de halage à Méry-sur-Oise, en raison d'un défaut d'entretien (nid-de-poule). La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre VNF n'ayant pas été présentées dans les délais requis. En conséquence, les demandes d'expertise, de provision et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2507144(TA95-2507144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision de la maison départementale des personnes handicapées refusant le maintien de son fils en classe Ulis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision concernant la rentrée scolaire 2025-2026 et la requérante pouvant former un recours au fond assorti d'un référé-suspension. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2407069(TA95-2407069)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'infraction du 22 janvier 2021 et la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Pour l'infraction du 29 février 2020, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que le procès-verbal électronique signé par l'intéressé établissait la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est donc un rejet partiel des conclusions de M. B, après avoir prononcé un non-lieu à statuer sur une partie du litige.
N° TA95-2409291(TA95-2409291)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le solde étant redevenu positif après un stage de sensibilisation. Le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant. Enfin, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions des 26 juillet et 1er octobre 2021, entraînant l'annulation des retraits de points correspondants.
N° TA95-2407271(TA95-2407271)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B C contestant la décision "48 SI" du 15 mars 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à six infractions dont les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, jugeant cette condition inopérante pour la légalité des décisions. Enfin, s'agissant des infractions des 14 octobre 2015, 4 octobre 2018 et 3 octobre 2019, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire pour des infractions constatées par radar automatique établissait que Mme C avait reçu l'avis de contravention contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA95-2506976(TA95-2506976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignait à résidence pour 45 jours. La requête a été enregistrée le 16 avril 2025, soit après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, courant à compter de la notification de l'arrêté le 6 avril 2025. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.