Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2602973(TA95-2602973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par M. A... B... contre plusieurs décisions préfectorales. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour signer les décisions contestées, à savoir le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence. Il a estimé que ces mesures, fondées sur la menace à l'ordre public constituée par les condamnations pénales de l'intéressé, étaient légalement justifiées et suffisamment motivées, et qu'elles ne méconnaissaient ni les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2603037(TA95-2603037)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et résultait d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître les exigences procédurales. Les moyens tirés de la violation du droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ont été écartés.
N° TA95-2603055(TA95-2603055)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête en annulation de M. B... C... visant un arrêté de remise aux autorités néerlandaises, une interdiction de circulation et une assignation à résidence. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement fondé sa décision de remise sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger étant entré en France sans se conformer aux dispositions applicables malgré son titre de séjour néerlandais. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article 8 de la CEDH et à la proportionnalité de l'assignation à résidence, ont été écartés.
N° TA95-2603138(TA95-2603138)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la mise en situation irrégulière de la requérante, car celle-ci n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est rendue en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2603157(TA95-2603157)
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, titulaire d'une carte de résident expirée, n'établit pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car son séjour en France reste légal dans l'attente d'une décision définitive sur sa demande de renouvellement, et qu'il ne démontre pas de conséquences graves et immédiates. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé).
N° TA95-2603164(TA95-2603164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant marocain pour enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous afin de déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en ligne depuis plus de 27 mois. Le juge a considéré que le délai de traitement était anormalement long et constituait un dysfonctionnement des services préfectoraux, portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé, ce qui caractérisait l'urgence. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de communiquer au requérant une date de rendez-vous dans un délai bref.
N° TA95-2603176(TA95-2603176)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique des étrangers urgents, a été saisi d'un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. Le juge a relevé d'office que les conclusions relatives à l'assignation à résidence étaient irrecevables, cette mesure n'étant pas une décision distincte, et a indiqué que le surplus du litige, concernant la légalité de l'OQTF et de l'interdiction de retour, devait être renvoyé devant une formation collégiale du tribunal. La décision applique les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2603205(TA95-2603205)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de suspension d'une décision d'exclusion d'une formation d'aide-soignant. En effet, l'administration a retiré la décision attaquée après l'introduction du recours, et la requérante a implicitement désisté ses conclusions en ne maintenant que sa demande sur les frais. Le tribunal se borne donc à donner acte de ce désistement, sans examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA95-2603207(TA95-2603207)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale. En effet, la décision d'exclusion de la formation d'aide-soignant attaquée a été retirée par son auteur postérieurement à l'introduction du recours. Le juge applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais de procédure présentée par la requérante.
N° TA95-2603208(TA95-2603208)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à la requérante pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la situation portant un préjudice grave et immédiat à l'intéressée, dont le titre était expiré et le contrat de travail suspendu. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au séjour des étrangers.
N° TA95-2603240(TA95-2603240)
Sujet principal : Demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de carte de résident de dix ans par une personne reconnue réfugiée. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de cinq jours. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, et article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2603404(TA95-2603404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, avait été correctement appliquée, notamment après l'acceptation de la prise en charge par les autorités suisses. Il a également rejeté les moyens soulevés, dont ceux relatifs à une prétendue méconnaissance des droits fondamentaux, et a refusé d'ordonner la délivrance d'une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2603405(TA95-2603405)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile haïtienne. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu l'obligation d'évaluer la vulnérabilité de la requérante avant de prendre sa décision, comme l'imposent les articles L. 522-1 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
N° TA95-2603452(TA95-2603452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le juge a retenu que le préfet avait méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers en fixant la résidence dans un département où l'intéressé ne résidait pas, ce qui constituait un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. L'Etat a été condamné à verser à l'intéressé une somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le litige.
N° TA95-2603473(TA95-2603473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux d'éloignement (OQTF sans délai, interdiction de retour, etc.). Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence irrégulière de l'intéressé, malgré ses attaches familiales en France, justifiait ces mesures. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions relatives aux droits de l'homme et de l'enfant.
N° TA95-2603540(TA95-2603540)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", rejette la requête de M. B... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Le tribunal estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée, respecte les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne constitue pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant et d'une erreur manifeste d'appréciation sont également écartés.
N° TA95-2603709(TA95-2603709)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile hors du délai légal de 90 jours, était suffisamment motivée et ne présentait pas d'erreur de fait. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15.
N° TA95-2603994(TA95-2603994)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu le rejet implicite par le préfet des Hauts-de-Seine d'une demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation créait un doute sérieux sur la légalité de la décision et que l'urgence était caractérisée par la situation de précarité de la requérante. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2604023(TA95-2604023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a déclaré irrecevable la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire, car le recours au fond contre cette mesure a un caractère suspensif en vertu de l'article L. 614-1 du CESEDA. Cependant, il a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus de séjour au regard de l'article L. 425-9 du même code, justifiant une suspension de cette partie de la décision.
N° TA95-2604467(TA95-2604467)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau justifiant, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, l'ajout d'une astreinte de 100 euros par jour pour contraindre la délivrance de l'autorisation provisoire de séjour. Il a par ailleurs fixé une somme de 1 500 euros à la charge de l'État au titre des frais exposés par le requérant.