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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Jâlons visant à faire examiner un immeuble menaçant ruine situé 6 rue de Cherville. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater l'état du bâtiment et évaluer le danger imminent qu'il présente pour la locataire. La mission de l'expert, à réaliser sous vingt-quatre heures, s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A B d’un recours contre le refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction). Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice, l’État n’étant pas partie à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion définitive prononcée par le directeur du centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes à l'encontre d'un praticien associé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de vices de procédure et d'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyens sérieux. L'ordonnance se base sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la santé publique relatives aux praticiens associés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par la SCI Francesco d’une demande de décharge de rappels de TVA au titre de 2018, contestant le refus de compensation entre la TVA payée lors de l’acquisition et celle due lors de la revente d’un bien immobilier, ainsi que la majoration pour manquement délibéré. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 28 764 euros en droits et de 4 027 euros en pénalités, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces montants. Sur le surplus, il rejette le moyen relatif à la majoration, l’administration ayant substitué la majoration de 10 % pour défaut de déclaration (article 1728 du CGI) à celle de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI). La solution retenue est donc un non-lieu partiel et un rejet du surplus.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 6 968 euros. Le litige portait sur le droit à déduction de la TVA afférente à l’acquisition d’un véhicule Ford Ranger Super Cab, que l’administration avait exclu. Le tribunal a jugé que ce véhicule, doté de quatre places assises et d’un aménagement intérieur adapté au transport de personnes, devait être regardé comme conçu pour un usage mixte. En application des articles 271 du code général des impôts et 205 et 206 de l’annexe II, le coefficient d’admission est nul pour ce type de véhicule, ce qui exclut tout droit à déduction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de l’EARL Sylvain Gouble, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Morel à lui verser 132 647,01 euros en réparation des préjudices résultant de deux refus de permis de construire un bâtiment d’élevage. La requérante invoquait la responsabilité pour faute et pour rupture d’égalité devant les charges publiques, mais le tribunal a estimé que le préjudice matériel allégué, fondé sur une simple différence entre deux devis, n’était pas établi avec un lien direct et certain. La solution retenue repose sur l’absence de démonstration d’un préjudice indemnisable, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la prescription quadriennale ou la recevabilité des moyens. Aucun texte spécifique n’est cité dans le dispositif, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. C et de sa compagne, Mme B, qui demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral du 13 juillet 2024. Cet arrêté obligeait M. C, ressortissant algérien en situation irrégulière, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que l'arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la brièveté du séjour en France et des attaches familiales conservées en Algérie. Il écarte comme inopérants les moyens tirés de l'absence de trouble à l'ordre public et des démarches de naturalisation, la décision étant fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la situation personnelle de M. C ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation et que son droit d'être entendu, garanti par le droit de l'Union européenne, n'avait pas été violé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et un défaut d’examen de son droit au séjour en raison de sa situation familiale (père d’enfants nés en France, dont l’un bénéficie d’un suivi médical). Le tribunal a annulé l’arrêté contesté, jugeant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, en application des articles L. 611-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A B et Mme D pour contester des arrêtés préfectoraux du 8 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et imposant une obligation de représentation. Les requérants invoquent notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’atteinte au droit de la défense et une erreur manifeste d’appréciation, en raison du caractère non définitif du rejet de leur demande d’asile par l’OFPRA. Le tribunal a examiné ces moyens au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des mesures d’éloignement et des interdictions de retour.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 9 octobre 2024 par lequel le préfet des Ardennes avait abrogé l'attestation de M. A, ressortissant afghan, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La décision est fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant retenu à tort que la Cour nationale du droit d'asile avait rejeté la demande d'asile de M. A, alors qu'elle lui avait reconnu la qualité de réfugié. Cette erreur a conduit à une méconnaissance de l'article L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction et les demandes de frais.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de la SAS Celetis contestant des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) pour les années 2017 et 2018, ainsi qu'une amende, pour un montant total en litige. La société contestait notamment la remise en cause de la déduction de factures de prestations et de frais de déplacement, ainsi que le bien-fondé de l'amende pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en prononçant un non-lieu à statuer sur les conclusions à hauteur des dégrèvements déjà accordés par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté le restant des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de la société les frais liés au litige. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de la SCCV La Montalienne contestant deux arrêtés préfectoraux (17 avril et 27 juillet 2023) lui prescrivant des fouilles archéologiques préventives sur un terrain à Sillery. La société soutenait que ces prescriptions étaient tardives, intervenant plus de trois mois après la réception du rapport de diagnostic archéologique, en méconnaissance de l'article L. 522-2 du code du patrimoine. Le tribunal a jugé que le délai de trois mois court à compter de la réception du rapport par l'aménageur, et non par l'administration, et que ce délai n'avait pas été dépassé en l'espèce. Les autres moyens, tirés d'une erreur matérielle et d'un détournement de pouvoir, ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Aube en novembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée le 22 février 2025, restée sans réponse dans le délai de quinze jours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A pour contester le refus de l'université de Reims Champagne-Ardenne d’admettre sa candidature au master Intervention et développement social. Par un mémoire enregistré le 7 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. E et M. D, qui demandaient la décharge de rappels de TVA et le rétablissement du déficit de la SAS LPA Construction pour 2019. La requête a été jugée irrecevable car elle ne concernait pas les impositions personnelles des requérants mais celles de la société, et la décision attaquée portait sur l'impôt sur le revenu de M. E et Mme B. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition, l'administration ayant respecté l'obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de la SCI Donatini contestant deux arrêtés du maire de Cormontreuil (22 mars 2021 et 14 septembre 2021) qui ne s’opposaient pas à une déclaration préalable de travaux déposée par M. et Mme E. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l’arrêté du 22 mars 2021 étaient irrecevables, car cet acte avait été retiré par un arrêté du 23 août 2021, rendant le litige sans objet. Pour l’arrêté du 14 septembre 2021, la requête a été rejetée au fond, le tribunal estimant que la SCI Donatini ne démontrait pas l’existence d’une fraude justifiant le retrait de l’acte. Les demandes reconventionnelles de dommages et intérêts pour procédure abusive ont été rejetées comme irrecevables dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Free Mobile d’une requête en annulation d’un arrêté du 20 septembre 2023 par lequel le maire de Tinqueux s’est opposé à sa déclaration préalable pour l’implantation d’une antenne relais. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 18 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’il était pur et simple et que rien ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le requérant soutenait que l'administration fiscale avait irrégulièrement procédé à un examen de sa situation fiscale personnelle sans respecter les garanties de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que le service s'était limité à un contrôle sur pièces pour remettre en cause le domicile fiscal de M. A, sans effectuer de contrôle de cohérence caractérisant un examen contradictoire. Le moyen tiré d'un manquement à la loyauté a également été écarté, faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant les arrêtés du préfet de l'Aube du 16 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l’interdiction de retour étaient justifiés au regard des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que l’assignation à résidence était proportionnée.