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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de M. E, ressortissant nigérian, contestant un arrêté du préfet de la Marne du 11 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté du 17 mars 2025 prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation personnelle, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Marne de délivrer à M. A, ressortissant pakistanais, un récépissé valant autorisation provisoire de séjour dans un délai de cinq jours, sans astreinte. Le juge a estimé que l’administration avait dépassé le délai raisonnable pour remettre ce document après le dépôt d’un dossier complet le 28 février 2025, créant une situation d’urgence et de précarité injustifiée. En revanche, la demande d’autorisation de travail a été rejetée, car le récépissé ne peut en être assorti que dans les cas limitativement prévus par l’article R. 413-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, non applicable en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du préfet de l'Aube du 18 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de trois ans contre Mme B, ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que le préfet avait fait une inexacte application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas suffisamment compte de la durée de présence de l'intéressée en France depuis 2019, de son activité professionnelle et de ses liens familiaux étroits avec sa sœur résidant régulièrement. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, dont celui tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, gardien de la paix, qui demandait l’exécution sous astreinte d’un précédent jugement enjoignant au ministre de l’intérieur de lui accorder une mutation en Martinique. Le juge a estimé que l’argumentation du requérant, fondée sur un prétendu déni de justice, ne caractérisait pas une situation d’urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. Il a précisé que M. A pouvait saisir le tribunal d’une demande d’exécution du jugement du 4 février 2025. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la situation personnelle de M. C ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation et que son droit d'être entendu, garanti par le droit de l'Union européenne, n'avait pas été violé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et un défaut d’examen de son droit au séjour en raison de sa situation familiale (père d’enfants nés en France, dont l’un bénéficie d’un suivi médical). Le tribunal a annulé l’arrêté contesté, jugeant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, en application des articles L. 611-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 6 968 euros. Le litige portait sur le droit à déduction de la TVA afférente à l’acquisition d’un véhicule Ford Ranger Super Cab, que l’administration avait exclu. Le tribunal a jugé que ce véhicule, doté de quatre places assises et d’un aménagement intérieur adapté au transport de personnes, devait être regardé comme conçu pour un usage mixte. En application des articles 271 du code général des impôts et 205 et 206 de l’annexe II, le coefficient d’admission est nul pour ce type de véhicule, ce qui exclut tout droit à déduction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de l’EARL Sylvain Gouble, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Morel à lui verser 132 647,01 euros en réparation des préjudices résultant de deux refus de permis de construire un bâtiment d’élevage. La requérante invoquait la responsabilité pour faute et pour rupture d’égalité devant les charges publiques, mais le tribunal a estimé que le préjudice matériel allégué, fondé sur une simple différence entre deux devis, n’était pas établi avec un lien direct et certain. La solution retenue repose sur l’absence de démonstration d’un préjudice indemnisable, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la prescription quadriennale ou la recevabilité des moyens. Aucun texte spécifique n’est cité dans le dispositif, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par la SCI Francesco d’une demande de décharge de rappels de TVA au titre de 2018, contestant le refus de compensation entre la TVA payée lors de l’acquisition et celle due lors de la revente d’un bien immobilier, ainsi que la majoration pour manquement délibéré. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 28 764 euros en droits et de 4 027 euros en pénalités, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces montants. Sur le surplus, il rejette le moyen relatif à la majoration, l’administration ayant substitué la majoration de 10 % pour défaut de déclaration (article 1728 du CGI) à celle de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI). La solution retenue est donc un non-lieu partiel et un rejet du surplus.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. C et de sa compagne, Mme B, qui demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral du 13 juillet 2024. Cet arrêté obligeait M. C, ressortissant algérien en situation irrégulière, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que l'arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la brièveté du séjour en France et des attaches familiales conservées en Algérie. Il écarte comme inopérants les moyens tirés de l'absence de trouble à l'ordre public et des démarches de naturalisation, la décision étant fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du préfet de la Marne du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la décision d’éloignement était fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a également estimé que l’interdiction de retour et l’assignation à résidence étaient légales et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant les arrêtés du préfet de l'Aube du 16 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l’interdiction de retour étaient justifiés au regard des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que l’assignation à résidence était proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme A, ressortissante colombienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le préfet avait compétence pour statuer et que les conditions de délivrance du titre de séjour n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 9 octobre 2024 par lequel le préfet des Ardennes avait abrogé l'attestation de M. A, ressortissant afghan, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La décision est fondée sur une erreur de fait, le préfet ayant retenu à tort que la Cour nationale du droit d'asile avait rejeté la demande d'asile de M. A, alors qu'elle lui avait reconnu la qualité de réfugié. Cette erreur a conduit à une méconnaissance de l'article L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction et les demandes de frais.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A B et Mme D pour contester des arrêtés préfectoraux du 8 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et imposant une obligation de représentation. Les requérants invoquent notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’atteinte au droit de la défense et une erreur manifeste d’appréciation, en raison du caractère non définitif du rejet de leur demande d’asile par l’OFPRA. Le tribunal a examiné ces moyens au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des mesures d’éloignement et des interdictions de retour.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. E et M. D, qui demandaient la décharge de rappels de TVA et le rétablissement du déficit de la SAS LPA Construction pour 2019. La requête a été jugée irrecevable car elle ne concernait pas les impositions personnelles des requérants mais celles de la société, et la décision attaquée portait sur l'impôt sur le revenu de M. E et Mme B. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition, l'administration ayant respecté l'obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le requérant soutenait que l'administration fiscale avait irrégulièrement procédé à un examen de sa situation fiscale personnelle sans respecter les garanties de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que le service s'était limité à un contrôle sur pièces pour remettre en cause le domicile fiscal de M. A, sans effectuer de contrôle de cohérence caractérisant un examen contradictoire. Le moyen tiré d'un manquement à la loyauté a également été écarté, faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de la SAS Celetis contestant des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) pour les années 2017 et 2018, ainsi qu'une amende, pour un montant total en litige. La société contestait notamment la remise en cause de la déduction de factures de prestations et de frais de déplacement, ainsi que le bien-fondé de l'amende pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en prononçant un non-lieu à statuer sur les conclusions à hauteur des dégrèvements déjà accordés par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté le restant des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de la société les frais liés au litige. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de la SCCV La Montalienne contestant deux arrêtés préfectoraux (17 avril et 27 juillet 2023) lui prescrivant des fouilles archéologiques préventives sur un terrain à Sillery. La société soutenait que ces prescriptions étaient tardives, intervenant plus de trois mois après la réception du rapport de diagnostic archéologique, en méconnaissance de l'article L. 522-2 du code du patrimoine. Le tribunal a jugé que le délai de trois mois court à compter de la réception du rapport par l'aménageur, et non par l'administration, et que ce délai n'avait pas été dépassé en l'espèce. Les autres moyens, tirés d'une erreur matérielle et d'un détournement de pouvoir, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Ces impositions faisaient suite à la taxation d'office de la société JTI, dont les résultats reconstitués avaient été considérés comme des revenus distribués à M. B, gérant et maître de l'affaire. Les requérants n'ayant pas contesté les rectifications dans les délais, il leur incombait de prouver le caractère exagéré des impositions, ce qu'ils n'ont pas fait. Le tribunal a jugé que leurs arguments, portant sur un exercice antérieur et sur un prétendu désinvestissement non démontré, étaient insuffisants pour établir l'exagération des sommes réclamées, en application des articles 109-1 et 110 du code général des impôts.